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Faire face aux aléas des marchés

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Lazard

En tant qu'investisseur en actions, comment positionnez-vous votre portefeuille à présent que l'inflation reprend et que la hausse des taux d'intérêt est devenue une réalité ?

Julien-Pierre Nouen, Head of Economic Research & multi-assets chez Lazard Frères Gestion

En gestion diversifiée, notre fonds Lazard Patrimoine Opportunities se divise en deux poches: une poche actions et une poche obligataire. Du côté des actions, nous restons actuellement peu exposés, principalement en raison du risque de récession aux États-Unis et en Europe. Pour la partie obligataire, nous avions construit un portefeuille bénéficiant d’une sensibilité négative aux taux jusqu’en septembre 2022, de manière à tirer profit d’un mouvement de hausse des taux et des spreads. L’anticipation d’une hausse de l’inflation et de futurs resserrements monétaires nous avait amenés à renforcer ce pari dès 2021. Cette stratégie a bien fonctionné. Désormais, les rendements offerts par les marchés obligataires nous semblent avoir retrouvé une certaine attractivité. Pour cette raison, nous avons remonté la “sensibilité taux” de notre portefeuille.

Réactivité et flexibilité, une solution dans un contexte de volatilité des marchés et de hausse des taux.
Julien-Pierre Nouen
Head of Economic Research & multi-assets chez Lazard Frères Gestion

Quelle stratégie recommandez-vous aux clients concernant les fonds en cette période de marché baissier?

La prudence nous semble toujours de rigueur. La baisse depuis les plus hauts, certes importante, s’est faite essentiellement par une réduction de la valorisation des actions, les prévisions de résultat restant bonnes. Ralentissement économique (voire récession) en Europe et resserrement monétaire demeurent les deux déterminants majeurs du contexte actuel. Le marché d’actions rebondit régulièrement sur l’espoir d’un “pivot” des banques centrales. Or, ce pivot ne viendra qu’une fois la question de l’inflation évacuée. Cela ne se produira sans doute que par un net ralentissement de l’économie, ce qui fera baisser les profits des entreprises et donc pèsera sur les marchés d’actions. Tout ceci devrait se produire dans le courant de l’année prochaine. En attendant, la remontée des taux d’intérêt et l’écartement des spreads rendent le crédit plus attrayant, même si les spreads des émetteurs les plus risqués pourraient encore se dégrader, ce qui fournira des points d’entrée à terme.

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