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La prime de risque actions demeure attrayante

Vincent Hamelink - Chief Investment Officer ©Candriam

Vacances, j’oublie tout… L’été s’annonce-t-il serein pour les investisseurs ?

J’aimerais pouvoir vous dire " oui ". Malheureusement, il y aura quelques points à surveiller jusqu’en août : 

  • l’escalade de la " guerre commerciale " entre les États-Unis et la Chine. Fin juin, se réunit au Japon le G20 au cours duquel dirigeants américains et chinois doivent se retrouver. C’est également en août que le délai de grâce de Huawei octroyé par les USA prendra fin. 

  • des chiffres macroéconomiques sans véritable tendance positive solide et persistante. 

l’escalade de la " guerre commerciale " entre les États-Unis et la Chine. Fin juin, se réunit au Japon le G20 au cours duquel dirigeants américains et chinois doivent se retrouver. C’est également en août que le délai de grâce de Huawei octroyé par les USA prendra fin. 

En parallèle, nous avons heureusement des facteurs potentiellement rassurants : un niveau de chômage au plus bas aux US, une forte consommation, des conditions monétaires toujours accommodantes... Tout cela devrait soutenir la hausse de la valorisation des actions malgré une faible croissance des bénéfices. Dans l’ensemble, la prime de risque actions demeure attrayante par rapport aux obligations mais le risque géopolitique persiste.

Investissements responsables : une nouvelle " mega trend "?

Sous l’intitulé " investissements responsables ", ou plutôt " durables " qui nous semble plus large car allant au-delà de la seule dimension éthique, on trouve en fait plusieurs méga tendances, comme le changement climatique, l’émergence d’une économie circulaire, ou l’affirmation de l’égalité hommes-femmes à tous les échelons économiques. L’investissement responsable est donc bien là pour durer, au moins tant que les investisseurs n’auront pas complètement intégré ces grands défis à leur décisions d’investissement. Autrement dit, il ne s’agit pas d’une " mode " mais bien du nouvel horizon déterminant dans une grande mesure la viabilité des entreprises et leur capacité à continuer à prospérer sur le long terme. 

A qui profite les taux bas ?

Sans surprise, les bénéficiaires de la faiblesse des taux d’intérêt sont les emprunteurs. Au premier rang, les Etats bénéficient de ces conditions avantageuses. Toutefois, ils n’en ont pour l’instant pas profité pour accroître leurs investissements. Or, on le sait, qu’il s’agisse des risques climatiques ou encore du vieillissement, des mutations profondes sont à l’œuvre dans nos économies. Préparer nos économies au vieillissement ou financer la nécessaire transition énergétique nécessite d’importants investissements dès aujourd’hui… sans parler du maintien des infrastructures existantes (dont on sait qu’elles sont vieillissantes aux Etats-Unis et en Allemagne notamment). 

Cet environnement de taux bas pénalise en revanche les épargnants qui ne prennent pas de risque et auront toutes les chances de voir la valeur réelle de leur capital se réduire au fil du temps.

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