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“Le télétravail n’est efficace que s’il est sous-tendu par une stratégie”

Si vous observez les digital nomads, vous pouvez apprendre beaucoup sur le travail mobile, estime le pionnier de cette spécialité, Koen Blanquart. À ses yeux, “la crise du coronavirus a prouvé que le télétravail n’était pas une solution idéale pour tous et qu’il représentait même un obstacle pour l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle”. Cela n’empêche pas les digital nomads de pouvoir se révéler un atout intéressant pour les entreprises.

Koen Blanquart travaille depuis 12 ans déjà comme consultant indépendant en management et en stratégie, partout dans le monde. Son bureau se situe là où il pose son ordinateur… même s’il préfère, et de loin, New York. Dans son dernier livre, Bureau à portée de main, il souligne que l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle et la qualité d’une collaboration ne dépendent pas tant du lieu de travail que des personnes et des processus en place.

“En 2010, lorsque j’ai décidé de devenir un digital nomad, j’ai dû réellement me battre”, témoigne-t-il. “À l’époque, de nombreuses entreprises ne comprenaient pas comment je pouvais réaliser efficacement mes tâches et mes projets tout en voyageant beaucoup. C’est pourquoi, au début, je ne parlais pas de cette façon de travailler.” Par exemple, en visioconférence, un client new-yorkais ne savait pas qu’il était en réalité au Costa Rica. Ou encore dans un avion quelques heures avant le début d’une réunion en présentiel.

Qualité, contenu et timing

En tant que digital nomad, Koen Blanquart a prouvé qu’il était possible de concilier envie de liberté et autonomie avec réussite professionnelle et une existence riche de sens. “La plupart des entreprises qui recourent à mes services de coach ou de consultant se posent rarement la question de mon lieu et de mes horaires de travail. Ils jugent mes prestations en fonction de leur qualité, de leur contenu et du timing.”

Tous ceux qui accomplissent leur travail via la technologie en ligne, où qu’ils soient, pour veiller à l’équilibre entre leur vie privée et leur vie professionnelle, sont des digital nomads.
Koen Blanquart
consultant en management et en stratégie

Alors qu’il est aujourd’hui plus facilement accepté que les freelances vivent et travaillent en digital nomads, ce n’est pas toujours le cas pour les travailleurs salariés. Si la pandémie de coronavirus a rendu le télétravail plus accessible et plus acceptable, il se résume le plus souvent, dans la pratique, à une alternance entre un ou plusieurs jours par semaine de travail à distance et le reste du temps au bureau, avec les collègues.

Troisième bureau

“Pour de nombreux collaborateurs, le télétravail est cependant loin d’être la panacée”, nuance Koen Blanquart. “Les gens travaillent fréquemment sur la table de la cuisine, à quelques mètres de leur conjoint, de leurs enfants et de leurs animaux domestiques. Cela ne fonctionne pas.” Pour lui, ce qu’on appelle le “troisième bureau” est plus intéressant. Un bureau satellite à proximité du domicile, par exemple, où l’on se rend plusieurs fois par semaine. “Les collègues d’une même région peuvent s’y retrouver et ne doivent pas tous se rendre à Bruxelles.”

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Le troisième bureau, c’est aussi, de façon générale, n’importe quel lieu où les collaborateurs s’installent avec leur PC portable. Pour Koen Blanquart, ceux qui travaillent dans un parc, à la côte, dans un espace de coworking ou dans un café sont des digital nomads. “Il ne faut pas nécessairement voyager en permanence pour mériter cette qualification: tous ceux qui accomplissent leur travail via la technologie en ligne, où qu’ils soient, pour veiller à l’équilibre entre leur vie privée et leur vie professionnelle, relèvent de cette catégorie.”

Collaborer de manière synchrone ou asynchrone

Les organisations ont intérêt à soutenir et à encourager cette façon de travailler en l’intégrant dans leur stratégie et leurs processus. Même si elles doivent continuer à réserver des jours fixes pour le travail au bureau. “Chaque équipe doit décider des tâches qui doivent être réalisées au bureau – pour une collaboration synchrone au sein de l’équipe – et de celles qui peuvent se faire à distance, donc de façon asynchrone”, précise Koen Blanquart. “Les employeurs offrent ainsi à leurs collaborateurs une forme d’autonomie au sein d’un cadre dans lequel ils se sentent bien, en augmentant leur flexibilité et leur implication.”

Le bureau à distance joue ici un rôle-clé. “Avec ce type de bureau et la façon de travailler qui en découle, les organisations accroissent leur attractivité en tant qu’employeurs ainsi que leur compétitivité. En ouvrant leur porte aux digital nomads, les employeurs maximisent en outre leur vivier de talents. Ils peuvent recruter des candidats dans d’autres pays et s’internationaliser. Je n’y vois que des avantages.”

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