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"Les employeurs ne peuvent sous-estimer l'impact de l'épidémie sur de très nombreux travailleurs"

Dirk Buyens, professeur de ressources humaines à la Vlerick Business School: "Les employeurs doivent concilier productivité et liberté."

Il est un piège majeur que les employeurs doivent à tout prix éviter: “Penser qu’en cette ère post-coronavirus, ils ont d’autres chats à fouetter que le bien-être de leurs collaborateurs”, estime Dirk Buyens, professeur de ressources humaines à la Vlerick Business School. À ses yeux, c’est précisément dans une période comme celle que nous traversons qu’une entreprise peut faire la différence.

Grâce au confinement forcé, de nombreux salariés ont découvert à quel point le télétravail pouvait s’avérer efficace. “Il est désormais impossible d’expliquer à un travailleur qu’il doit se déplacer physiquement à Londres pour une réunion d’une heure ou rester bloqué dans les embouteillages du matin pour se rendre au bureau à 9 heures”, tranche Dirk Buyens.

Les entreprises doivent donc chercher à réinstaurer une collaboration optimale, juge le professeur de ressources humaines. “Les employeurs doivent tenter de concilier productivité et liberté. Ce sera crucial pour leur politique de rétention.”

“Il est désormais impossible d’expliquer à un travailleur qu’il doit rester bloqué dans les embouteillages du matin pour être au bureau à 9 heures.”
Dirk Buyens
professeur de ressources humaines à la Vlerick Business School

Tensions

De nombreuses entreprises considèrent qu’elles ont d’autres chats à fouetter que le bien-être de leurs travailleurs. Dirk Buyens y voit un piège majeur dans lequel elles doivent absolument éviter de tomber.

“Les entreprises ne peuvent sous-estimer l’impact de l’épidémie sur de très nombreux travailleurs. Le confinement a généré beaucoup d’angoisse. À terme, cette angoisse peut dégénérer en tensions entre les travailleurs. Les employeurs devront donc s’immiscer dans le bien-être de leur personnel, et si nécessaire proposer des solutions très concrètes. Certains travailleurs sont impatients de retrouver leur bureau, d’autres ne se voient plus travailler dans un tel environnement. Il faut oser discuter de ces incertitudes et faire preuve de flexibilité.”

Décrochage mental

C’est précisément dans les périodes difficiles comme celle que nous traversons qu’une entreprise peut faire la différence par ses valeurs, souligne Dirk Buyens. “Certaines organisations sont de véritables rocs, tandis que d’autres chavirent à la moindre houle. Aujourd’hui, tout employeur doit se demander comment éviter le second scénario.”

La plupart des travailleurs ont conscience qu’ils devront faire des concessions financières en cette période compliquée, “mais cela ne signifie pas que leur bien-être doit en souffrir. Car dans ce cas, ils risquent de décrocher très vite – surtout mentalement – et l’entreprise en sera la première victime. N’oubliez pas non plus que certains ont connu plusieurs mois très complexes. Dans un tel contexte, il est très important de retrouver de la cohésion. Par exemple en investissant dans de meilleures conditions de travail lorsque c’est possible. Ou en offrant une sécurité d’emploi maximale à ses collaborateurs. Et, last but not least, en veillant toujours – si la situation se dégrade – à faire preuve d’une ouverture et d’une transparence optimales dans sa communication.”

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