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Travail flexible après la crise du coronavirus: plutôt étudiant jobiste ou flexi-jobber?

Si notre économie se redresse dans les mois qui viennent, les entreprises, les commerces et l'industrie hôtelière auront besoin d'une main-d'œuvre flexible. Les étudiants jobistes et les flexi-jobbers peuvent les aider. En tant qu'employeur, de quoi faut-il tenir compte?

Durant les mois d'été, la plupart des entreprises sollicitent des étudiants pour faire face à des pics temporaires et à l'absence de collaborateurs permanents.

Voici quelques années, la loi sur le travail des étudiants a été fortement assouplie. Les étudiants sont désormais autorisés à travailler 475 heures par an. Et comme mesure de soutien supplémentaire, le gouvernement fédéral a décidé en avril que chaque heure travaillée au cours du second semestre de cette année ne compterait pas dans ce quota de 475 heures.

En outre, en tant qu'employeur, vous pouvez parfaitement employer un étudiant deux ou trois heures par jour sans que ces heures ne soient considérées comme une journée complète.

Combien coûte un étudiant?

Des journées de travail plus longues que la journée traditionnelle de huit heures sont parfaitement possibles. Afin que les choses soient bien claires pour les étudiants, il existe une application (Student@work) sur laquelle ils peuvent vérifier combien d'heures ils sont encore autorisés à travailler cette année.

Les employeurs versent une cotisation ONSS minimale de 5,43% pour les étudiants qui travaillent. L'étudiant lui-même ne paie que 2,71% de cotisations de sécurité sociale. Les étudiants doivent avoir au moins 16 ans mais sont autorisés à travailler dans tous les secteurs.

Si les flexi-jobbers peuvent apporter l’expérience acquise dans d’autres secteurs, les étudiants jobistes restent moins chers.

Peut-on embaucher des flexi-jobbers partout?

Depuis plusieurs années, les employeurs qui ont temporairement besoin de main-d’œuvre supplémentaire peuvent solliciter des “flexi-jobbers”. Toutefois, la réglementation est beaucoup plus stricte que pour les étudiants jobistes.

Pour commencer, ces travailleurs flexibles ne sont les bienvenus que dans deux secteurs: la restauration et le commerce de détail (boucheries, boulangeries, supermarchés, centres de fitness, chaînes de vêtements, etc.).

Pour les grandes entreprises de production, les flexi-jobs ne sont donc pas une alternative aux jobs étudiants. D'autre part, ce système est ouvert aux travailleurs âgés et aux retraités qui souhaitent arrondir leurs fins de mois.

Le flexi-job pour tous?

Condition la plus importante au flexi-job: seules les personnes qui travaillent au moins en quatre cinquièmes pour un autre employeur y sont éligibles. Cela ne s'applique évidemment pas au flexi-jobber à la retraite.

Dans la pratique, il faut observer l’activité passée. Les flexi-jobbers doivent avoir travaillé quatre cinquièmes du temps pour un employeur au cours du troisième trimestre précédant celui où ils commencent à travailler pour un autre employeur. Toute personne qui souhaite travailler en tant que flexi-jobber en juillet 2020 doit donc avoir travaillé au moins 80% du temps en octobre, novembre et décembre 2019.

Quelle formule est la plus avantageuse?

Si ces conditions sont remplies, les flexi-jobbers constituent une alternative intéressante et flexible aux étudiants jobistes. Après tout, les flexi-jobbers apportent dans une société l’expérience acquise dans d'autres secteurs.

Néanmoins, les étudiants demeurent financièrement plus avantageux pour les employeurs. En plus du salaire du flexi-jobber, les employeurs règlent une cotisation patronale réduite de 25%. C'est plus que ce qu'un étudiant coûte à l'ONSS.

Pour les travailleurs flexibles, ce statut s’avère financièrement intéressant. Ils ne paient pas d'impôts ni de cotisations de sécurité sociale supplémentaires sur leur salaire. Le brut est du net pour eux. Et parallèlement, ils accumulent des droits sociaux (pension, assurance maladie, etc.).

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