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“Grâce au microfinancement, les enfants peuvent aller à l’école et les femmes créer leur entreprise”

Tim Crijns, gestionnaire de fonds chez Triodos Investment Management

L’impact du microfinancement ne doit pas être sous-estimé. Il permet de créer sa propre entreprise ou d’envoyer ses enfants à l’école. “Et les investissements dans la microfinance sont moins risqués que ne le pensent de nombreux investisseurs”, avance Tim Crijns, gestionnaire de fonds chez Triodos Investment Management (Triodos IM).

“Au niveau mondial, 1,4 milliard de personnes n’ont pas accès aux services financiers, tels qu’un produit d’épargne ou un crédit1”, constate Tim Crijns, gestionnaire de fonds chez Triodos IM et spécialiste de la microfinance. Par “microfinance”, on entend les petits crédits accordés aux individus et entreprises qui n’ont pas accès aux crédits bancaires classiques ou qui ne peuvent emprunter que via des canaux informels, souvent à des taux usuriers. “Le microfinancement leur permet de générer des revenus supplémentaires et d’épargner.” 

Triodos IM n’accorde pas lui-même de microcrédit. “Nous collaborons avec une centaine d’institutions dans 40 pays, qui touchent au total 17 millions de personnes2”, poursuit Tim Crijns. “Nous investissons dans des institutions de microcrédit locales, contrôlées par les autorités du pays et soigneusement sélectionnées. Nous les évaluons principalement sur la base de leur méthode de travail. Comment sélectionnent-elles leurs clients? Quels sont les taux appliqués? Organisent-elles également des formations financières pour les ‘analphabètes financiers’?” 

Les investissements dans la microfinance démontrent que l’impact ne s’obtient pas nécessairement au détriment du rendement.
Tim Crijns
Gestionnaire de fonds chez Triodos Investment Management, spécialisé en inclusion financière et microfinance

Effet de levier 

La force du microfinancement réside dans son effet de levier. “Grâce à ces crédits, les clients ont la garantie de percevoir des revenus plus réguliers et peuvent par exemple investir dans l’éducation de leurs enfants”, illustre Tim Crijns. “En outre, beaucoup de microcrédits sont accordés à des femmes, ce qui leur offre notamment de lancer leur propre activité, un atout important qui renforce leur position au sein de la société.” 

L’expert de Triodos IM a pu régulièrement constater l’effet démultiplicateur de ces microcrédits. “Au Pakistan, j’ai rencontré un homme qui était très fier de sa femme parce que, grâce aux revenus de son magasin, elle contribuait davantage que lui aux finances du ménage. Leurs enfants ont ainsi eu la chance d’aller à l’école.” 

Technologie financière 

Selon Tim Crijns, l’image du secteur doit évoluer, cependant. “Il ne s’agit plus seulement de crédits en espèces. Dans de nombreux pays en développement, l’argent numérique – mobile money – est depuis longtemps ancré dans la société. Nous voyons aussi l’émergence de nouveaux acteurs de la fintech ainsi que la digitalisation des acteurs plus traditionnels de la microfinance. Une évolution qui s’est accélérée durant la pandémie de Covid-19.” 

Triodos IM, s’il investit le plus souvent sous la forme de crédits, entre aussi parfois au capital des institutions. Parmi les exemples récents, on peut citer une plateforme de financement participatif (crowdfunding) en Indonésie. “De cette façon, nous pouvons partager notre expertise et aider nos partenaires à se développer. Certains ont démarré en tant que petite ONG pour se transformer ensuite en institution financière gérée de façon professionnelle.” 

“Il ne s’agit plus seulement de crédits en espèces: dans de nombreux pays en développement, l’argent digital – mobile money – est depuis longtemps ancré dans la société.
Tim Crijns
Gestionnaire de fonds chez Triodos Investment Management, spécialisé en inclusion financière et microfinance

Investissement à impact 

L’histoire nous a appris que les microcrédits étaient moins risqués qu’on ne le pensait. “Les défauts de paiement sont très rares: la plupart du temps, ils sont inférieurs à 5%... un chiffre que les banques occidentales nous envient!”, sourit Tim Crijns. 

Autre avantage des investissements dans la microfinance: leur faible corrélation avec le reste du marché. “La crise financière, par exemple, n’a eu qu’un impact marginal sur les microfinancements.” Et si l’économie locale d’un pays se retrouve en difficulté, la reprise est généralement rapide. “Une des caractéristiques des pays en développement est que leur population est très résiliente. Elle fait plus facilement face aux revers.” 

Les investissements dans la microfinance ont un impact sociétal majeur. Ceci dit, ils sont aussi intéressants pour ceux qui mettent essentiellement l’accent sur les résultats, car les rendements sont positifs et relativement stables. “Ces investissements démontrent que l’impact ne s’obtient pas nécessairement au détriment du rendement”, conclut Tim Crijns. 

Envie d’en apprendre davantage sur l’inclusion financière? Assistez au webinaire pour investisseurs professionnels organisé par Triodos IM le 5 octobre à 11h: The ‘other’ IRR – The Impact, Risk and Return of Financial Inclusion 

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