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"Les obligations restent incontournables dans un portefeuille équilibré"

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Depuis la fin de l'hiver, la croissance semble s'affermir dans la zone euro et l'inflation repart doucement à la hausse. Une configuration que l'on peut croire peu favorable aux obligations. Curtis Evans, spécialiste de cette classe d'actifs au sein de Fidelity International, assure que les obligations peuvent être très intéressantes à détenir en portefeuille, pour peu que l'on respecte certains impératifs.

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Les obligations font partie des placements généralement considérés comme sûrs, qui génèrent des revenus réguliers. En cela, elles se distinguent des actions, dont on ignore si elles rapporteront chaque année des dividendes, et lesquels. Avec la reprise de la croissance, certains analystes ont annoncé la fin de l'âge d'or des obligations. Une affirmation que Curtis Evans, Head of Investment Directing, European Fixed Income de Fidelity International, nuance fortement.

"Les obligations peuvent être intéressantes à détenir en portefeuille", assure-t-il. "Ceci dit, il faut reconnaître que la rentabilité exceptionnelle observée ces dernières années est sans doute bien terminée. Il revient donc aux investisseurs de mieux faire travailler leur portefeuille à revenus fixes.

Pour cela, ils doivent disposer d'une très bonne stratégie de diversification. Bien menée, celle-ci ne peut que réduire la volatilité de l'ensemble. Ainsi, vous pouvez bénéficier à plein des grands avantages du fixed income: une volatilité généralement bien moindre que celle des actions de manière générale et de l'immobilier, et ce qu'on appelle une 'corrélation négative'. Cela veut dire que les obligations réagissent à la conjoncture différemment de la plupart des autres actifs. Dans un portefeuille, cela contribue à tenter de limiter la volatilité."

"Hausse des taux ou pas, les investisseurs peuvent encore trouver du rendement obligataire"
Curtis Evans Head of Investment Directing, Fidelity International

De surcroît, diversifier demeure une règle d'or à l'intérieur de chaque classe d'actifs, et les obligations n'y font pas exception. Or, entre les bons du Trésor, les obligations émises par les entreprises (corporate bonds), les échéances ou encore la diversification géographique, l'offre disponible est pléthorique et il devient difficile de s'y retrouver.

Des fonds spécifiques

Le spécialiste conseille aux investisseurs non avertis de s'en remettre à un gestionnaire de fonds obligataires. Certains de ces fonds sont spécialisés (dans les obligations américaines à haut rendement, dans la dette d’État des pays émergents, etc.), tandis que d'autres reposent sur une diversification très marquée.

"Les investisseurs réticents à sortir de leur marché national ou des bons du Trésor prennent des risques. Par exemple, investir dans les obligations de l'État allemand (le 'Bund') a donné des rendements très bas, voire négatifs, alors que des obligations d'entreprise classées ‘investment grade’ (qui reçoivent une note allant de AAA à BBB) étaient nettement plus lucratives. On peut d'ailleurs affirmer que, pour le moment, il vaut mieux détenir des obligations d'entreprise que des bons d’État.

Quant aux obligations à haut rendement, elles sont devenues assez onéreuses. Nous avons réorienté nos choix d'investissement en conséquence, en ajoutant de la dette des pays émergents, bien sélectionnée. Et en favorisant les obligations des firmes européennes plutôt qu'américaines, car nous trouvons les premières plus prudentes dans le recours à l'endettement."

“Pour le moment, il vaut mieux dé tenir des obligations d’entreprise que des bons d’état”
Curtis Evans Head of Investment Directing, Fidelity International

On sait que, lorsque les taux d'intérêt montent, les prix et cours des obligations baissent. La sensibilité d'une obligation au taux d'intérêt s'appelle la duration – qu'il faut distinguer de la maturité, temps nécessaire jusqu'au remboursement du montant principal de l'obligation. "On privilégiera des valeurs peu sensibles aux taux d'intérêt", reprend Curtis Evans. "Par exemple en recourant à la dette d'entreprise, moins sensible à cette variable que les bons d’État."

En effet, les taux d'intérêt tendent à augmenter quand les perspectives macroéconomiques sont bonnes, ce qui se répercute positivement sur les entreprises et contrebalance un peu l'effet taux. Historiquement, les corporate bonds et les obligations à haut rendement se sont bien sortis des périodes de raffermissement des taux.

"Enfin, pour protéger son portefeuille contre le risque d'inflation – le principal risque dans cette classe d'actifs – on peut recourir à des obligations indexées sur l'inflation (ILB, pour 'inflation-linked bonds'), dont les r

endements tentent de dépasser ceux des valeurs 'normales' en cas d'augmentation du coût de la vie", poursuit le gestionnaire. À ses yeux, le niveau élevé du chômage en Europe devrait empêcher l'inflation de dépasser 1,5% dans les 18 prochains mois, et la BCE ne devrait pas freiner ses mesures d'assouplissement quantitatif (QE) avant la fin de l'année.

Un environnement de rendements bas à moyen terme

Pour l'avenir, les analystes de Fidelity jugent que les rendements ne repartiront pas à la hausse de façon marquée, et voient les taux augmenter assez peu après une petite période de hausse, dans les six mois à venir. En premier lieu, ils relèvent que le niveau global d'endettement par rapport au PIB mondial atteint un niveau record. "Autant dire que les banques centrales se montreront très prudentes", assure Curtis Evans. "En outre, la pyramide des âges dans la plupart des pays riches ne favorise pas une croissance économique forte. Là non plus, il ne se trouvera donc pas de moteur pour une hausse des taux. Enfin, l’augmentation de la productivité stagne. En conséquence, aucun effet d'entraînement n'est à attendre sur l'économie."

Les fonds ‘flexible bond’, un guichet unique pour les investissements

Les fonds obligataires dits flexibles suivent la stratégie macro-économique définie par les analystes internes. Cependant, ils sont libres de "piocher" dans toutes les catégories de leur classe d'actifs, et peuvent aller chercher de la performance tant du côté des marchés émergents que dans les obligations investment grade, les taux d'intérêt et les devises.

Deuxième avantage, cette variété leur permet de mettre en oeuvre une diversification très étendue. Ce profil de risque et de rendement peut s’avérer particulièrement attrayant quand l'environnement de marché change. "C'est parce que des fonds constitués ainsi, en cumulant un haut degré de flexibilité et une forte exposition structurelle, peuvent produire une meilleure rentabilité tout au long du cycle de marché", résume Curtis Evans.

"Nous construisons de tels portefeuilles en recherchant un équilibre très fin: de la régularité et de la cohérence couplées à une volatilité faible, avec pour objectif un bon profil de diversification par rapport aux actions. Actuellement, les obligations d'entreprise de catégorie investment grade représentent 45% de notre portefeuille, celles d’État 23% – surtout à moyen et long termes, car nous n'attendons pas de bons résultats sur du court terme. La duration moyenne de nos valeurs s'établit autour de cinq ans; elles sont principalement libellées en dollars et en sterling. Nous avons également environ 6% de titres indexés sur l'inflation."

À l’inverse de beaucoup de sociétés de placement, qui bâtissent leur offre autour d'une classe d'actifs "pilier", Fidelity tente de proposer un guichet unique où l'investisseur peut trouver le meilleur rapport rendement/risque, ainsi qu’une corrélation négative appréciable par rapport aux actions.

Le contenu de cet article est publié à titre d’information. Il ne s’agit en aucun cas de promouvoir ou de solliciter un investissement dans nos fonds Fidelity. Fidelity, Fidelity International, le logo Fidelity International ainsi que le symbole F sont des marques déposées de FIL Limited. FIL Limited et ses filiales respectives constituent l'organisation mondiale de gestion des investissements communément appelée Fidelity International.

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