analyse

L'immobilier belge conserve tout son intérêt

©Antonissen

Des taux (notamment hypothécaires) bas, une économie en croissance et un pouvoir d’achat en hausse: ce ne sont que quelques-unes des raisons pour lesquelles les Belges investissent toujours leurs économies dans la brique.

Le logement est un besoin fondamental. Une maison ou un appartement ne sont pas aussi volatils que la Bourse, car il s’agit de biens tangibles et concrets, souligne Nicolas Van Eupen, COO du promoteur immobilier anversois Antonissen Development Group. "De nombreuses personnes comprennent qu’un tel investissement représente une valeur sûre. Et, cerise sur le gâteau, il est possible d’y habiter!"

Investissement stableLes experts du marché immobilier ne cessent de se contredire depuis des décennies. Certains jugent que le marché immobilier belge est surévalué et qu’une bulle est sur le point d’y éclater; d’autres défendent le marché et continuent de lui attribuer un immense potentiel de croissance. "Quoi qu’il en soit, le marché immobilier belge est resté très stable au fil des ans. Il se tient à l’écart des fluctuations et n’a connu, jusqu’à présent, aucun pic ou creux de mauvais augure."

Un rendement sûr et élevé

Cela rend l’immobilier aussi sûr que certaines alternatives à revenu fixe, comme les obligations et les bons de caisse, poursuit Nicolas Van Eupen. "Ceci étant, le rendement est beaucoup plus élevé dans l’immobilier. Aujourd’hui, on peut en effet compter sur un rendement locatif brut d’environ 4%. Associez à cela des taux hypothécaires historiquement bas et vous comprenez pourquoi de nombreux Belges préfèrent l’immobilier à des solutions d’épargne qui ne rapportent presque rien."

Le risque de surcapacité est beaucoup plus important dans l’immobilier de niche que dans le segment traditionnel des maisons et appartements.
Nicolas Van Eupen
COO Antonissen Development Group

Avantages uniquesEn outre, l’immobilier possède des atouts que ne présentent pas les autres investissements. Sa résistance à l’inflation, par exemple, qui permet à un immeuble de conserver sa valeur au fil des ans. Sans oublier les avantages fiscaux pour ceux qui financent leur achat immobilier en souscrivant un crédit bancaire. "Le rendement généré par le bien immobilier dépasse les intérêts du prêt hypothécaire. En d’autres termes, les investisseurs gagnent de l’argent avec du capital emprunté. Ils investissent de l’argent qui ne leur appartient pas pour produire du rendement. C’est un levier intéressant que n’offre aucun autre placement bancaire."

Premier élément crucial: l’emplacement

Cela ne signifie pas pour autant que n’importe quel immeuble constitue un bon investissement, prévient Nicolas Van Eupen. "La situation est primordiale. De l’emploi, des commerces, des espaces verts, des solutions de mobilité et des infrastructures de détente à proximité constituent d’importants atouts. Réfléchissez également au prix d’achat. Dans certains quartiers prisés, les prix des terrains et/ou des habitations sont beaucoup plus élevés qu’en des endroits en plein essor, qui jouissent par conséquent d’un plus grand potentiel de croissance. Ainsi, le rendement locatif dans certaines villes de province et petites communes peut être supérieur à celui d’emplacements AAA comme l’avenue Louise et le Meir d’Anvers, qui proposent en revanche davantage de garanties commerciales. Risque et potentiel vont de pair, y compris en matière d’immobilier."

Second élément crucial: le type de bien

Le type d’immeuble joue lui aussi un rôle important. Les acquéreurs potentiels éviteront de se focaliser sur certaines niches. Car ce qui paraît un bon investissement aujourd’hui peut l’être beaucoup moins dans quelques années. "Prenez l’immobilier de soins de santé, un segment caractérisé par une pénurie de biens. Qu’en sera-t-il dans 20 ou 25 ans, lorsque le nombre de baby-boomers aura diminué? On pourrait très bien être confronté à une suroffre d’appartements-services. Il en va de même des kots d’étudiants. Certaines villes éprouvent pour l’instant des difficultés à répondre à la demande. Mais il suffirait que quelques promoteurs investissent subitement ce marché pour créer un excédent. Le risque de surcapacité est beaucoup plus important dans l’immobilier de niche que dans les maisons et appartements traditionnels, qui accueillent des personnes de tous âges et de toutes origines."

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