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Avec des trackers qui répliquent un indice donné, les investisseurs peuvent gérer leur patrimoine de manière active mais à un coût réduit.

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Les Exchange Traded Funds (ETF), également appelés "trackers" ou "fonds indiciels cotés", ont beaucoup gagné en popularité depuis le début de la crise économique et financière de 2008. Ils combinent la flexibilité d’une action individuelle et la diversification des risques d’un fonds. Leur principal atout? La simplicité du produit, répond Geert Van Herck, stratégiste en investissement chez Keytrade Bank. "Avec un seul instrument, vous suivez l’ensemble d’un marché sous-jacent. Vous pouvez ainsi investir aisément dans les secteurs, régions et indices les plus divers."

Un autre avantage important réside dans les frais. "Les ETF ne sont pas chers. Le Total Expense Ratio du tracker moyen – c’est-à-dire les frais d’un fonds par rapport à l’actif sous gestion – fluctue entre 0,3 et 0,4% en Europe. Pour les trackers les plus courants, ceux qui s’attachent au S&P 500 ou au MSCI World notamment, c’est même moins de 0,2%. Comparez cela avec les fonds dont le même ratio est généralement supérieur à 2%, alors que la majorité d’entre eux ne parviennent pas à battre le benchmark sur une période de cinq ou dix ans."

Le choix des trackers permet aux investisseurs de mettre en place une stratégie active avec des instruments passifs, remarque Geert Van Herck. "Un amateur d’investissement dans la valeur peut par exemple se concentrer sur les marchés émergents, plus attrayants que l’Europe et les États-Unis aujourd’hui."

Risque de contrepartie

En matière de trackers sur actions, le stratégiste en investissement de Keytrade Bank privilégie la variante physique. "Ces trackers investissent directement dans des actions. Les trackers synthétiques, en revanche, suivent les performances d’un indice en souscrivant un contrat dérivé avec une contrepartie financière. En d’autres termes, ils s’exposent à un risque de crédit, comme l’a prouvé la crise de 2008. À l’époque, plusieurs trackers synthétiques ont connu des problèmes parce que ces contreparties ne pouvaient honorer leurs engagements. Le durcissement de la réglementation a cependant réduit ces risques. Cela suppose, entre autres, que le risque devrait être étendu sur des contreparties diverses."

"Avec un seul instrument, vous suivez l’ensemble d’un marché sous-jacent. Vous pouvez ainsi investir aisément dans les secteurs, régions et indices les plus divers."
Geert Van Herck stratégiste en investissement chez Keytrade Bank

Les trackers physiques présentent eux aussi des risques spécifiques. "Certains ETF pratiquent le securities lending", indique Geert Van Herck. "Cela signifie qu’ils prêtent leurs actions à des shorters qui spéculent sur une baisse des cours. Ces derniers vendent immédiatement l’action prêtée dans l’espoir de pouvoir la racheter moins cher par la suite. Le risque existe toujours que ces spéculateurs fassent faillite entre-temps, et que l’ETF ne puisse donc pas récupérer les actions."

Les investisseurs qui veulent acquérir des ETF doivent également s’arrêter sur la différence entre les trackers qui versent des dividendes et les trackers de capitalisation. Les premiers séduiront ceux qui comptent sur un revenu périodique de leurs investissements, mais ils présentent un inconvénient majeur par rapport aux seconds, prévient Geert Van Herck: "Si vous optez pour des trackers de capitalisation, vous ne devrez pas payer de précompte mobilier sur les dividendes parce que ces dividendes seront réinvestis. Comme dans le cas des fonds, il est donc important de bien étudier la fiche d’information des ETF pour connaître le type de produit auquel vous vous intéressez."

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