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"Il n'a jamais été aussi aisé et bon marché de diversifier ses investissements"

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Les investisseurs belges ont encore trop largement tendance à se regarder le nombril, affirme le stratégiste en investissement Geert Van Herck. "Ils optent souvent pour des noms qu’ils connaissent, au détriment de marchés moins courus mais prometteurs."

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"Quand j’organise des présentations devant des clients, je remarque toujours que leurs yeux commencent à briller dès que je cite des noms d’actions individuelles", sourit Geert Van Herck, stratégiste en investissement chez Keytrade Bank. "Les particuliers adorent les listes, ils aiment acheter et vendre. Mais je ne manque jamais de les interroger sur le rendement réel de leur portefeuille, compte tenu de tous les frais de transaction."

Le message est clair. Le stock picking est certes une passion, mais la passion n’est pas une garantie de battre le marché. En outre, les investisseurs sont traditionnellement victimes du home bias, la tendance à préférer les entreprises proches. "Souvent, ils investissent jusqu’à 90% de leur patrimoine au Benelux ou en France, ainsi que dans quelques pays européens. Pourtant, il existe de nombreuses opportunités en dehors de ces marchés, notamment sur les marchés émergents. Même si l’idée peut mettre mal à l’aise, parce que les investisseurs ne connaissent pas les entreprises brésiliennes ou chinoises et ignorent la façon de trouver des informations sur ces marchés."

Ce qui ouvre grand la porte aux Exchange Traded Funds. Le Spider ETF sur le S&P 500 est le premier tracker populaire lancé sur le marché, en 1993. Les ETF suivent un indice comme des fonds indiciels, mais peuvent être achetés et vendus en Bourse toute la journée. "Il n’a jamais été aussi aisé de diversifier un patrimoine sur le plan mondial et à un coût aussi faible", remarque Geert Van Herck.

En couvrant un secteur, une région ou un pays entier, les trackers absorbent le risque qu’une action spécifique soit en fait une pomme pourrie. L’investisseur profite de la dynamique plus large et prend le meilleur comme le moins bon. "Un tracker sur un indice des pays émergents, qu’il porte sur une région comme l’Asie ou l’Amérique latine ou sur un secteur, permet d’obtenir une exposition bien diversifiée", détaille Geert Van Herck. "Une autre possibilité consiste à acheter un tracker sur des entreprises européennes qui présentent une nette exposition aux marchés émergents. Pensez à l’énergie et aux matières premières, ou à l’indice boursier DAX qui se montre généralement performant quand la Chine a le vent en poupe."

Il n’en reste pas moins difficile de séparer le bon grain de l’ivraie. On recense plus de 5.000 indices dans le monde. Comment composer un portefeuille? "L’offre de trackers commence à pécher par excès", reconnaît Geert Van Herck. "Il ne se passe pas un jour sans que des ‘oiseaux exotiques’ viennent s’ajouter à la liste, qui suivent des secteurs de niche. À mes yeux, un univers de 50 ETF est largement suffisant. Avec des trackers sur des régions, des pays, des secteurs et de petites capitalisations, vous irez très loin. Vous pouvez vous constituer un portefeuille en recherchant les pays ou les secteurs qui affichent des valorisations attrayantes, vous faire conseiller ou laisser l’ensemble du processus à la gestion discrétionnaire."

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