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Testé: le restaurant Genval Les Bains

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Patrick Fiévez s'attable au restaurant Genval Les Bains. Nouveau chef, nouvelle déco et une vue toujours aussi magique sur le lac.

C'était le 'Château Schweppes', là où l'on embouteillait le célèbre tonic avant que la marque crée sa filiale et dédommagea (très bien) son distributeur, la famille Martin. John Martin le transforme alors en hôtel, le premier cinq étoiles de Wallonie. Très vite, le restaurant, où officie le chef Michel Haquin, décroche deux étoiles.

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Le chef est suivi par une autre personnalité emblématique, le Breton Alain Troubat. Après son départ, il fut décidé de ne plus viser l'esprit de pur gastro, mais une cuisine de brasserie chic et décontractée. C'est Olivier Grégoire qui relève le défi, suivi de Nicolas Mottard qui y officie aujourd'hui.

De ce château aux colonnades romanes, d'un style architectural particulier (anglo-saxon), on découvre le jet d'eau du lac, les cygnes et les canards et la pelouse où l'on pratique un sport très britannique, le croquet.

Une flûte de champagne à l'apéritif, le temps de découvrir la carte. Elle propose plusieurs menus, mais nous préférons choisir une entrée, un plat et un dessert. Ma compagne de table commence par un foie gras poêlé accompagné d'un tartare de biche, airelles et vinaigrette truffée.

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Une association qu'elle a trouvé quelque peu déconcertante, le goût du gibier n'étant pas en harmonie avec la délicatesse du foie gras. Pour moi, ce sera des croquettes aux crevettes grises associées à un coulis de crustacés assez concentré et salicornes. Ici, une association réussie... Ma compagne choisit ensuite un duo de faisan, raviolis rôtis de céleri et airelles, sphère de butternut. Une composition harmonieuse qui réunit des produits qui s'apprécient.

Adresse?
Genval Les Bains
Avenue du Lac, 87
1332 Genval
Tél. 02/655.73.73
Ouvert 7/7 jours.
Parking privé.

Sommelier?
Une quinzaine de vins de France, Allemagne et Italie au verre. Sur la carte, noms réputés: Huet (Loire), Genoels Elderen (Belgique), Girardin (Bourgogne), Lan (Espagne, Rioja), Planeta (Sicile), Quiot (Rhône). Et aussi le "When we dance", un vin signé du chanteur Sting (Chianti). Coeur de carte: 33-62 euros.

Décibels?
Musique très discrète.

Addition?
À la carte pour deux, total de 209,50 euros.

On y retourne?
Cet été, pour la terrasse face au lac.

Dans mon assiette, des ris de veau avec une béarnaise à la tartufata. Ici également, sauce et produit se présentent en un accord que l'on apprécie particulièrement. Une purée double beurre et quelques champignons, des trompettes de la mort, achèvent de sublimer la dégustation.

Comme dessert, Rosalia choisit une création très originale: du riz au lait (vinaigré dans l'esprit du nigiri sushi), fève de tonka, mousse de speculoos, glace au sirop d'érable et noix de pécan. Surprenant! Étonné du manque d'explication d'un dessert à la carte, L'Oscar, je me renseigne et j'apprends qu'Oscar travaille en cuisine et que c'est lui qui l'a créé: financier, crème au brandy et amande. Excellent!

Et dans les verres? Un blanc italien du Piémont, de la région des Langhe (Alba), d'un cépage autochtone confidentiel, le nascetta. Une jolie découverte. Et un Bourgogne rouge, un pinot noir non filtré de Vincent Girardin, dans l'excellent millésime 2015.

À la recherche d'un restaurant près de chez vous? L'onglet 'Les tables de Sabato' reprend toutes nos adresses.

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