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On vient pour le plaisir de l'assiette et pour la carte des vins

©Luc Viatour

Patrick Fiévez s'attable au Resto des Halles où officie un jeune chef mexicain.

Le Wavrien Pierre Coenen a débuté sa carrière en créant Le Clos du Culot, spécialisé dans la distribution de vins pour le secteur Horeca, avant de se lancer à son tour dans la restauration. Tout d'abord avec le Noï, Comptoir du Ry à Wavre, qui propose une cuisine thaïe, premier restaurant suivi du rachat d'une institution de la ville, La Péniche. Enfin, il décide d'ouvrir un restaurant au sein de son espace de vente de vins aux particuliers, Les Halles Aux Vins, où on pourra choisir sa bouteille parmi 500 références.

©Luc Viatour

Nous allons prendre l'apéritif chez lui, dans son nouvel établissement, Le Marché des Halles, qu'il a ouvert avec son épouse et ses deux enfants, et dont l'artisan-consultant n'est autre que Giuseppe Santoro que l'on a connu à Un Altro Mondo, consacré Italien de l'année par le guide Gault&Millau.

À la table d'hôtes de cette nouvelle enseigne, nous dégustons un vin blanc sicilien de cépage grillo. Ensuite, nous nous dirigeons vers le lieu de notre déjeuner, le Resto des Halles, juste à côté. Dans cette enseigne où les clients sont entourés de bouteilles sagement rangées dans leurs présentoirs, une dizaine de tables sont dressées. À l'arrière, une vaste halle où toutes les références sont proposées et, entre ces deux espaces, une petite cuisine où officie Jordi, jeune chef mexicain venu en Belgique par amour.

Adresse?
Le Resto des Halles
Chaussée de Louvain, 509
1300 Wavre
Tél. 010/81.08.21
Fermé les dimanches et lundis.
www.restodeshalles.be
Parking privé.

Sommelier?
La sélection du caviste fait office de carte: 500 références (quasi toutes françaises) à choisir dans le magasin. Droit de bouchon:12 euros. Cela permet de très belles opportunités comme ce Château Haut-Coussan, un Médoc Cru Bourgeois encore dans le millésime 2009, qui revient, sur table, à 37 euros. Même prix pour la Grande Cuvée du célèbre Domaine de l'Hortus, en appellation Pic-St-Loup.

Décibels?
Musique variée en sourdine.

Addition?
Deux menus (40 et 45 euros), cinq verres de vin: 121,50 euros.

On y retourne?
Pour le lunch deux services avec choix de poisson, volaille ou viande (18 euros).

 

Ce midi-là, nous sommes tentés par les deux menus -avec un choix de six entrées, six plats et six desserts pour chacun d'eux. Finalement, nous décidons de nous les partager. Le menu "canaille" débute par une belle association -petits gris et girolles-, accompagnée de chou rave et de noix. Ma voisine, qui a opté pour le menu "des chefs", apprécie un tartare de thon rouge, coriandre, carottes confites et gelée au vin rouge, cette dernière apportant un peu d'acidité bienvenue dans cette composition. Comme plat, un suprême grillé de volaille jaune du Gers, sauce à la moutarde (très discrète), morilles, estragon. Un peu de vin jaune dans la sauce, version Jura, aurait été un heureux complément. Ma complice s'est satisfaite d'un cabillaud rôti aux olives noires, crème d'aubergines, tomates mi-cuites. Bonne cuisson du poisson pour cette assiette également assez copieuse. On ne s'en plaindra pas.

Comme dessert, un 'syllabub'. C'est un dessert anglais revisité par le chef : sabayon, burrata, mûre, grenade ainsi qu'un peu d'Eau-de-Villée et de citron vert. Sucré et fruité. Pour le vin, nous avons choisi la sélection au verre: Sauvignon de Touraine et Domaine de Fondrèche (Ventoux) en blanc et un rouge bourguignon Côtes de Nuits, un Marsannay, qui accompagna parfaitement la volaille. Voilà un restaurant où l'on vient non seulement pour le plaisir de l'assiette, mais également pour le choix (et les prix) des vins.

À la recherche d'un restaurant près de chez vous? L'onglet 'Les tables de Sabato' reprend toutes nos adresses.

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