sabato

Testé: L'Impératif, le restaurant étoilé de Benoit Neusy

©rv

Après un premier restaurant à Maisières, Benoit Neusy s'est installé, toujours dans le Hainaut, au Domaine d'Arondeau, un beau domaine de 15 hectares. Une bâtisse du XIXème siècle dotée de chambres et d'espaces de réception accueille sa cuisine.

Adresse?
L'Impératif, Domaine d'Arondeau
Rue d'Arondeau, 29
7601 Roucourt (entre Mons et Tournai)
Tél. 069/34.30.70
Fermé dimanche soir, lundi, mardi, mercredi midi et samedi midi.
Grand parking privé et
service voiturier.

Sommelier?
De très belles références hexagonales: Selosse, Vouette et Sorbée, Françoise Bedel (Champagne), Pithon, H.Pellé, B. Baudry (Loire), Davissat, Lumpp, Coche-Dury (Bourgogne), La Nerthe (Rhône), La Grange des Pères (Languedoc), Vernay, Graillot. Coeur de carte: 48-85 euros.

Décibels?
Musique variée peu envahissante.

Addition?
Deux flûtes de champagne et deux menus "confiance" quatre services, avec la sélection des vins: 262 euros.

On y retourne?
Pour le business lunch trois services (49 euros) et la formidable carte des vins.

La salle à manger donne sur un plan d'eau et les douves du château. La salle principale dans les tons de gris/beige est d'époque avec une colonnade autour d'un feu ouvert et des lambris.

Quelques mises en bouche accompagnent un champagne Selèque: un délicieux tarama maison, un dé de saumon mi-cuit, un teriyaki de porc gras avec une purée de lentilles jaunes, de la brandade de haddock. Voilà qui débute copieusement notre menu quatre services. Sans oublier un excellent pain d'un boulanger local, Eric Gourdin, avec du beurre salé aux algues.

C'est la saison des Saint-Jacques. Alors, voici la suggestion du chef, qui aime travailler les poissons, crustacés et coquillages (il a eu une poissonnerie). Elles sont servies avec une mousse de carotte, vinaigrette au yusu (pour l'acidulé) et de l'orange (pour l'amertume); des saveurs qui se combinent harmonieusement. Dans le verre, un blanc de Loire, un Reuilly du Domaine Jamain (Les Fossiles). Le sauvignon apporte la fraîcheur souhaitée pour accompagner ce premier plat.

Ensuite, un duo associant langoustines et sébaste, fonds d'artichaut, pâtes sardes et un petit jus concentré de crustacé absolument divin! Un plat convaincant, le meilleur de notre déjeuner. Pour l'accompagner, un blanc des Costières de Nîmes, une appellation rhodanienne de pur cépage roussanne (Clos des Centenaires).

©rv

On poursuit avec du veau et son jus également bien concentré, accompagné d'une huître... curieuse association qui a plus convaincu ma compagne de table que moi, sceptique sur un apport marin, salin, iodé, avec la délicatesse de la viande. Un rouge de Bordeaux (Domaine Les Carmels) à dominante merlot, fonctionne parfaitement avec le veau, moins de l'huître.

Pour terminer, les desserts de Quentin Gemine, le jeune pâtissier (28 ans) qui a travaillé chez Robuchon et à L'Eau Vive de Pierre Résimont. Un festival autour du chocolat pour un dessert haut en saveurs, subtilement croustillant et peu sucré. Un nom à retenir. Une flûte de la célèbre Cuvée Ruffus termine ce déjeuner en harmonie et (parfois) en contrastes. Un chef qui associe saveurs et texture dans des créations parfois innovantes et mentionne, sur la carte, l'origine de certains fournisseurs locaux.

À la recherche d'un restaurant près de chez vous? L'onglet 'Les tables de Sabato' reprend toutes nos adresses.


Lire également

Publicité
Publicité