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Testé: La Cuisine du Naxhelet à Wanze

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En arrivant dans cette propriété de 85 hectares, entourée d'un golf 30 trous, nous sommes tout de suite séduits par le charme des lieux. Deux restaurants sont installés dans ce château-ferme: nous choisissons le gastronomique. Le cadre est chaleureux: le bois naturel et épuré est omniprésent - tables, murs (en complicité avec les briques rouges), plafond.

En cuisine, le chef Jacques Demany, que nous avions croisé au Romeyer et au Prince de Liège s'exprime avec des produits locaux. Pour cela, il fait cultiver des légumes originaux comme des aubergines blanches et des poivrons noirs dans son potager, choix logique dans un lieu qui porte l'écolabel international Clé Verte. Le chef met aussi en valeur ses fournisseurs en les citant sur la carte: les fromages de chèvre de le ferme de Vinalmont, le boudin noir de la boucherie Lacroix à Moha ou le canard de la ferme Lamy de Sprimont.

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Nous prenons place devant un feu de bois crépitant. La jeune sommelière nous propose un apéritif: ce sera une flûte de champagne Laurent-Perrier pour moi et, pour ma compagne, un cocktail -champagne, gin et un soupçon de liqueur de rose. Sur le tableau noir est inscrit le menu du jour, qui peut se décliner en 3 ou 5 services selon les envies et les appétits.

Nous commençons par un tonnelet de foie gras et lapereau, popcorn au thym et légumaise de carottes, petits pois et chicon confit. Une pincée de fleur de sel et des éclats de noisettes apportent à cette préparation un léger croquant bien agréable. Ensuite, une sole au bon beurre de ferme accompagnée de quelques herbes fraîches, du quinoa grillé pour la texture et d'une émulsion de tourteau délicatement marine.

Où?
Rue Naxhelet 1 à 4520 Wanze (Huy). Tél. 085/82.64.08. Fermé le samedi midi.
Hôtel (35 chambres), piscine intérieure, spa. Vaste parking privé. www.naxhelet.be
Sommelier?
Belle carte française à prix raisonnables: Chablis (Drouin), Côte Rôtie (Colombo), Collioure et Faugères (Gaillard).
Décibels?
Musique en sourdine.
Addition?
Un total de 166 euros pour deux couverts.
On y retourne?
Oui, pour les boulets à la bière Léopold servies dans le restaurant brasserie.

Comme plat principal, une canette en deux cuissons: le magret est rosé et la cuisse, légèrement confite. Un beau duo, contrasté en saveurs. Pour l'accompagner, quelques légumes dont de la barbe de capucin, un légume de la famille du chicon, et une sauce au verjus qui apporte au plat de l'acidité et de la fraîcheur.

Nous faisons l'impasse sur les fromages, même si le chariot représentatif de la production régionale est très appétissant. Et nous passons directement au dessert du jour: une mousse au chocolat, meringue et fruit de la passion. Ici aussi, le chef apporte une touche croquante gourmande avec de la meringue. Un dénominateur commun à toutes ses préparations.

Dans les verres, nous avons choisi un chablis de l'excellent Domaine JP et B Drouin (un millésime 2015 à 39 euros, une aubaine!), puis un cahors du réputé Château du Cèdre, parfait. Voilà un repas d'un excellent rapport qualité/prix/plaisir. Mention spéciale au jeune personnel de salle, décontracté mais professionnel, la preuve que ce n'est pas incompatible! Merci à Marie (pour les bouteilles et le fromage) et à Guillaume (au service des assiettes).

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