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Testé: le nouveau restaurant du chef prometteur Thomas Perez Perez

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Patrick Fiévez s'attable à L'Ardeqo à Charleroi, une nouvelle adresse au premier étage d'une maison Art déco de 1937.

À seulement 27 ans, ce Montois présente déjà un beau parcours. Après des stages au Prieuré-St Géry auprès du chef étoilé Vincent Gardinal et au Comme Chez Soi, il revient au restaurant de Laurence et Lionel Rigolet.

Après trois ans dans les cuisines de ce célèbre établissement bi étoilé, il oeuvre quatre ans à La Table de Maxime -deux étoiles aussi. Quand une opportunité se présente, à Charleroi, dans la ville haute, il fonce et ouvre son propre restaurant au premier étage d'une maison Art déco de 1937.

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La salle a gardé l'esprit d'époque avec un beau parquet et le piano à queue de son ancien propriétaire auxquels le bar, les tables noires (carrées et rondes) et les chaises apportent une touche de modernité.

Adresse?
L'Ardeqo
Boulevard Frans Dewandre, 8
6000 Charleroi
Tél. 071/20.19.99
Fermé mercredi, samedi midi et dimanche soir.

Sommelier?
Beaujolais blanc de JP Brun, Mas Champart en Saint-Chinian, Dagueneau en Loire, le mythique La Grange des Pères en IGP Hérault, Domaine de Marcoux en Châteauneuf-du-Pape,l Côtes du Rhône Villages du Domaine Sainte Anne (33 euros). Coeur de carte: 35-55 euros.

Décibels?
Jazz calme, bien adapté au lieu.

Addition?
Deux flûtes de mousseux et deux menus trois
services avec la sélection de vin: 158 euros.

On y retourne?
Pour suivre l'évolution de ce chef qui a de l'avenir.

Comme apéritif, malgré la proposition d'un cocktail créé par la jeune serveuse-mixologue, nous préférons une flûte du mousseux méthode traditionnelle belge, le Chant d'Eole. Et voici les mises en bouche: oeuf de caille, salade iceberg et mayonnaise à l'anchois. Écrevisse et crème à l'aneth. Cuisse de canard confite et polenta. Cela donne déjà une idée de l'esprit créatif certes, mais mesuré, du jeune chef.

Le menu trois services suggère un choix de deux entrées, une viande ou un poisson comme plat suivi de dessert ou fromage (moyennant supplément). Comme entrée, nous prenons la queue de boeuf. Elle est enveloppée de tranches d'artichaut et accompagnée d'un gel au wasabi (très discret, trop peut-être), d'un croûton et de fromage manchego (clin d'oeil aux origines espagnoles des parents du chef).

Comme plat pour ce menu du mois, le lapin est à l'honneur. Thomas Perez Perez le cuit à basse température et termine sa cuisson sur le grill. Il est servi avec des dates confites (qui apporte une touche sucrée au plat et remplacent les traditionnels pruneaux), de l'aubergine poêlée, pignons de pin et jus de sauge. Sans oublier le rognon qui apporte une pointe de saveur à ce plat au goût juste.

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Pour terminer, le dessert est composé d'une mousse au thé matcha, chocolat caramélisé, original sorbet au cerfeuil. L'assiette, très créative, est complétée par du timut, une baie originaire du Népal aux évocations d'agrumes.

Dans les verres? Nous avons opté pour la sélection des vins avec ce menu: un Corbières blanc (de J. Marell) et un très racé Valpolicella Classico Fontana del Fongo servi trop chambré...Pour accompagner le dessert, un blanc de cépage viognier (doux) élaboré par Michel Gassier du Château de Nages dans les Costières de Nîmes. Voilà un repas tout en harmonie pour cette nouvelle adresse à suivre de la cité carolo.

À la recherche d'un restaurant près de chez vous? L'onglet 'Les tables de Sabato' reprend toutes nos adresses.

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