4 expositions à Ostende pour rendre hommage à James Ensor

En 2024, on célèbre le 75e anniversaire de la mort de James Ensor, artiste peintre qui a marqué la ville d'Ostende. Voici un parcours de 4 expositions à ne pas rater.

1 | Street art sans fin

QUOI | Et si James Ensor était un street artist? Sa personnalité excentrique, ses éléments macabres et son célèbre usage des couleurs ont inspiré des figures établies de la scène du street art. Différents artistes se sont donc rendus à Ostende pour interpréter son œuvre dans le paysage urbain.

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QUI | Parmi eux, le collectif Puncheur, célèbre pour ses portraits de cyclistes sur asphalte, a déjà investi la Vlaanderenstraat. Sur le sol, un immense portrait de trois mètres sur trois, inspiré du célèbre "Autoportrait au chapeau fleuri", attire l’attention. Un peu plus loin se trouve le chef-d’œuvre de SozyOne: l’artiste a peint en 2021 des masques de James Ensor sur le parking près de l’Europacentrum. À partir du mois d’avril, le pochoiriste Jaune représentera des personnages du célèbre tableau "Les Bains d’Ostende" sur les façades d’Ostende, dans le cadre d’une nouvelle édition du célèbre festival de street art The Crystal Ship.

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NICE TO KNOW | Ostende est une ville de street art qui a accueilli les 30 plus grands artistes du genre. Un chatbot, des codes QR près des œuvres ainsi que le plan de la promenade vous permettront de le découvrir.

EN PRATIQUE | Dans toute la ville, plan disponible à l’office du tourisme, à partir de la mi-avril. Accès libre.

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Dans la Vlaanderenstraat se trouve un portrait XXL de James Ensor, une œuvre du Collectif Puncheur, inspiré par le célèbre "Autoportrait au chapeau fleuri".
©Thomas Daem

2 | Balade avec Arno

QUOI | Ensor était précoce: il fut découvert dès l’âge de 14 ans par son futur mentor Louis Dubois. Ce qu’on apprend jeune reste pour la vie, telle est l’approche du livre et de la série d’activités "Grand art pour petits amateurs" de l’illustratrice Thaïs Vanderheyden, qui a revisité plusieurs tableaux emblématiques du maître en œuvres pour enfants. La mascotte Arno, un adorable petit bernard-l’hermite, emmène parents et enfants dans un voyage éducatif à travers le temps, ponctué d’histoires anecdotiques, d’œuvres originales et de leçons ludiques sur l’art.

OÙ | Le Fort Napoléon, un joyau architectural entouré d’un espace naturel préservé, offre un morceau de côte exempt de grands immeubles, idéal pour un bon bol d’air frais!

NICE TO KNOW | Le bistrot du Fort Napoléon a remporté cette année le prix du jury pour la meilleure croquette aux crevettes lors du Festival de la croquette aux crevettes. Une délicieuse conclusion du parcours!

EN PRATIQUE | Fort Napoléon, Vuurtorenweg 13, Ostende. Jusqu’au 14 avril 2024. Entrée: 11 euros.

L’affiche de l’exposition "La Vlaanderenstraat à l’époque de James Ensor" est un mix d’une carte postale ancienne et de deux peintures signées Irène Philips.
©Galerie Theobalds Boothuisje / Medusa Arts

3 | Rue de Flandre

QUOI | Depuis sa chambre mansardée de la Vlaanderenstraat, James Ensor peignait les rues et les toits d’Ostende. L’exposition "De Vlaanderenstraat ten tijde van James Ensor" ("La Vlaanderenstraat à l’époque de James Ensor") réunit photos, documents et cartes postales anciennes représentant sa rue entre 1860 et 1949. À quoi ressemblait-elle à l’époque d’Ensor? Et ses bâtiments? Et les passants? L’exposition offre un regard fascinant sur ce lieu phare.

OÙ | Le cadre de l’exposition est tout aussi emblématique: la Theobalds Boothuisje, conçue par Theobald Vanhille vers 1900, est un magnifique bâtiment Art nouveau et l’un des secrets les mieux gardés de la ville. L’artiste Irène Philips y vit depuis 2013. C’est également ici que se trouve son atelier et qu’elle expose ses œuvres inspirées des scènes de rue d’Ensor.

NICE TO KNOW | Avec seulement 2,60 mètres de large, la Theobalds boothuisje est la maison la plus étroite d’Ostende.

EN PRATIQUE | Theobalds boothuisje, Vlaanderenstraat 17, Ostende. Du 30 mars au 22 décembre. Entrée: 2 euros.

4 | Natures mortes fantomatiques

QUOI | "Rose, Rose, Rose, à mes yeux!", la première exposition consacrée aux natures mortes d’Ensor et de ses contemporains retrace l’évolution de son travail et l’histoire des natures mortes en Belgique (150 tableaux, dont 30 d’Ensor). Cette forme artistique a pris une place prééminente dans le répertoire d’Ensor. Alors qu’au début du XIXe siècle, on peignait surtout des bouquets de fleurs, des tables dressées et des corbeilles de fruits, Ensor a révolutionné le genre en y intégrant des objets macabres, des couleurs irréalistes et une lumière étrange, créant ainsi une ambiance surréaliste fantomatique.

OÙ | Mu.Zee, le musée d’art contemporain d’Ostende, présente des œuvres de 1880 à nos jours. Admirez également l’architecture du bâtiment signée Gaston Eysselinck, au moins aussi impressionnante que la collection.

NICE TO KNOW | L’ensemble belge Ensoriades — une collaboration entre kleinVerhaal, Mu.Zee et Hermes Ensemble — a créé des paysages sonores pour accompagner les œuvres. Ces compositions seront jouées en public lors de cinq nocturnes organisées en février et mars.

EN PRATIQUE | Mu.Zee, Romestraat 11, Ostende. Jusqu’au 14 avril. Entrée: 15 euros.

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