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Dernier (r)appel pour la "Parade Monstreuse" au Musée de la photographie

Une exposition organisée au Musée de la photographie de Charleroi explore les thèmes de prédilection du photographe Joel-Peter Witkin: la mort, la religion, le mythe et l’allégorie. ©Joel-Peter Witkin

C’est le moment ou jamais! Vous avez deux semaines de plus pour découvrir la "Parade Monstrueuse" au Musée de la photographie de Charleroi.

Le photographe américain Joel-Peter Witkin (né en 1939) se distingue par l’originalité extrême des sujets de ses photographies en clair-obscur. Plus morbides que Diane Arbus, plus baroques que Caravaggio, plus grotesques que James Ensor, ses compositions forment une parade monstrueuse et fascinante.

Le Musée de la photographie de Charleroi en présente une centaine dans le cadre d’une rétrospective qui lui est dédiée. Le titre de l’exposition, "Le Grand Atelier", est une référence à Gustave Courbet, mais on y trouve également des allusions à Giotto, Velázquez et Poussin.

©Joel-Peter Witkin

Witkin, qui photographie comme un peintre, mutile ses négatifs pendant des mois avec des produits chimiques et des rayures pour en faire des œuvres uniques. Il en réalise au maximum douze par an. Avis aux âmes sensibles: dans ses réalisations, l’Américain utilise parfois des cadavres démembrés, ce qui prête à controverse, mais, à travers ses cauchemars, on distingue des odes à la vie et à la mort, à la beauté et à la laideur.

Joel-Peter Witkin, "Le Grand Atelier": jusqu’au 16/5 au Musée de la photographie de Charleroi.

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