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Rinus Van de Velde: "Mon fauteuil Le Corbusier repose sur quatre roulettes"

Rinus Van de Velde ne pourrait plus se passer du fauteuil Le Corbusier qu'il utilise dans son atelier, dit-il. ©Alexander D'Hiet

L’artiste Rinus Van de Velde nous parle de ce qui le fait se lever de sa chaise: son fauteuil Le Corbusier, ses revers au tennis et Alexander von Humboldt.

Quel est votre siège préféré? "Mon fauteuil Le Corbusier. Je l’ai acheté en 2011, le lendemain du vernissage de ma première exposition à la galerie Tim Van Laere. Depuis lors, je l’utilise tous les jours: je m’y assieds et j’observe l’œuvre que j’ai réalisée. Je ne pourrais plus m’en passer. Le fauteuil repose sur une planche montée sur quatre roulettes, ce qui me permet de le déplacer très facilement dans l’atelier."

Qui aurait sa place au dîner de vos rêves? "En premier lieu, le scientifique et explorateur prussien Alexander von Humboldt (1769-1859). C’était un grand conteur et il n’avait pas son pareil pour divertir ses invités en leur racontant les derniers développements dans les domaines de la science et des arts. C’était un personnage incroyablement fascinant et je pense que je l’écouterais parler pendant des heures de son expédition en Amérique centrale et du Sud, ainsi que des étranges expériences qu’il y a réalisées. J’aimerais également inviter les artistes Pierre Bonnard, Philip Guston et Alice Neel, et le réalisateur Werner Herzog."

Que faites-vous quand quelque chose vous tracasse? "En général, je dessine: ça m’aide. Le poète Fernando Pessoa disait: ‘L’art est précieux parce qu’il nous emmène loin d’ici’. Souvent, la solution se présente d’elle-même, juste en prenant du recul et en s’éloignant du problème l’espace d’un instant."

Qu’est-ce qui vous fait vous lever de votre chaise? "Regarder le travail d’autres artistes, voir mes enfants grandir et réfléchir à mon propre travail et à la manière dont il peut évoluer."

Qu’est-ce qui, récemment, vous a fait tomber de votre chaise? "Le gigantesque paysage peint par l’artiste britannique David Hockney, qui est actuellement présenté à l’entrée de son exposition à Bozar, à Bruxelles. Un véritable chef-d’œuvre! D’ailleurs, toute l’exposition est magnifique."

Qu’est-ce qui vous énerve? "Mon revers: après huit ans de tennis, il n’est toujours pas très bon."

Bien qu'encensé pour ses fusains, Rinus Van de Velde recourt également à d'autres disciplines, telles que la peinture, la sculpture et la céramique. ©Alexander D'Hiet

À qui attribueriez-vous une chaire professorale? "À Fernando Pessoa. Je pense que ses idées peuvent nous apprendre beaucoup de choses sur notre façon de penser, de vivre et de produire de l’art. Quand je lis un de ses livres ou un extrait d’un de ses écrits, je surligne pratiquement chaque phrase."

Êtes-vous capable de vous poser? "Je passe la majeure partie de mon temps immobile, devant une feuille blanche ou assis dans mon fauteuil à contempler mon travail ou à lire. Donc, oui!"

Rinus Van de Velde, jusqu'au 19 novembre à la galerie Tim Van Laere à Anvers. www.timvanlaeregallery.com

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