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Le collectionneur d'oldtimers qui préfère Toyota à Porsche

La Corolla (1969), une rareté en Belgique, a été la première voiture de Jurgen De Bruyne. ©Thomas Vanhaute

Visite au fil des garages belges. Cette semaine: les Toyota de Jurgen De Bruyne.

Nous rencontrons Jurgen De Bruyne à l'occasion de son anniversaire (47 ans). "J'ai acheté ma première voiture il y a 29 ans, presque jour pour jour", nous confie-t-il. Il ouvre la porte du garage, et la voilà: c'est une Toyota Corolla (1969). "La première génération de ce modèle, et une des plus anciennes Toyota de Belgique."

©Thomas Vanhaute

Cette marque a été introduite peu à peu, à partir de 1966. Les Toyota belges d'avant 1970 sont rares. "Elle se trouvait chez un concessionnaire, près d'ici. Elle avait vingt ans, n'avait eu qu'un seul propriétaire et un petit 60.000 kilomètres au compteur. Elle coûtait 20.000 francs. Pendant quelques années, elle a été ma voiture de tous les jours, puis je l'ai remisée. Je l'ai un rafraîchie il y a vingt ans et repeinte en vert. Quand je la restaurerai, elle retrouvera sa couleur d'origine, le blanc."

Le moteur tout neuf de la Toyota Corolla (1974). ©Thomas Vanhaute

Aujourd'hui, elle a 140.000 kilomètres au compteur. "Je fais environ 1.000 kilomètres par an. Je l'adore: elle est petite et rigolote, silencieuse, relativement confortable et très sobre: elle consomme en outre un peu plus de six litres. Et quelle magnifique calandre chromée! Pendant longtemps, personne ne s'est intéressé aux japonaises, mais ça change. Parfois j'en vois une à vendre pour 5.000 à 6.000 euros. Je ne vais pas revendre la mienne, elle est liée à tant de souvenirs! Mes copains et moi la prenions pour aller partout, au Luxembourg ou ce genre de destination. Et pour des rallyes!"

Outre sa fiabilité légendaire, les bonnes performances de Toyota en rallye ont fait de De Bruyne un passionné. "Je participe à des rallyes de régularité et de vitesse hors compétition, notamment dans le cadre de 'Classic Toyota Lovers Belgium'. Et j'aide à tracer le parcours. Ces événements représentent un bon 6.000 kilomètres par an.

La Celica (1974) pour les rallyes de vitesse et de régularité. ©Thomas Vanhaute

Pour y participer, j'ai la Celica (1974). Du point de vue visuel, j'ai refait à la perfection la voiture officielle qui a participé au championnat du monde des rallyes en 1973, jusqu'aux autocollants qui ont les mêmes dimensions! Techniquement, elle est identique à 80%. C'est pour cela je peux l'utiliser lors de la plupart des événements classiques."

"Avant, mon épouse était copilote. Elle aimait ça et le faisait bien, mais elle a dû arrêter parce que ça la rendait malade. Maintenant, c'est mon fils Tim, 15 ans, qui m'accompagne. L'année dernière, nous avons remporté le Sezoensrally de Bocholt, et avons terminé deuxièmes au championnat de régularité du VAS. Cette voiture, je ne m'en séparerai pas facilement de non plus. J'en profite énormément, depuis treize ans!"

Jurgen De Bruyn
Technicien chez Farys

Voiture de tous les jours: Lexus ISF 5.0 V8 (2009).

La meilleure: toutes les Toyota.

La pire: Volkswagen Passat (1986).

"J'ai acheté la Corolla jaune (1974) il y a cinq ans. Elle a un moteur 1600 GT, qui n'était disponible que pour le marché américain et japonais. Elle n'a pas été restaurée, mais repeinte. En Belgique, les anciennes Toyota rouillaient rapidement, mais cet exemplaire de Californie est solide comme un roc et en excellent état. Et 106 chevaux, ça paraît peu, mais pour à peine 700 kilos, c'est plutôt balèze!"

Derrière sa maison, il a construit un garage pour ses Toyota classiques. "J'en ai sept. L'année dernière, j'ai acheté une Corolla AE86 restaurée (1984) aux Pays-Bas. Elle est équipée de freins spéciaux, d'une suspension réglable et d'un moteur deux litres qui développe plus de 200 ch. Elle est très rapide. Ce modèle est iconique en rallye, sur circuit et en drift."

Un jour, il a acheté une Porsche 911 de 1977. "Dès que je l'ai eue, je ne l'ai plus trouvée si spéciale. Elle me paraissait lourde et maladroite. Je l'ai revendue moins d'un an plus tard. Il n'y a plus de voiture dont je rêve: je ne suis pas un rêveur. La très rare 2000 GT, de la fin des années 60, est la plus belle Toyota de tous les temps, mais elle coûte des centaines de milliers d'euros. Ce n'est pas pour le commun des mortels!"

 



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