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"Avec ma Austin Healey, j'ai déjà participé sept fois au Grand Prix du Zoute"

L’amateur entouré de ses merveilles: la MG PB (1935), l’Austin-Healy 100 M Le Mans (1955) et la Jaguar XK150S Fixed Head Coupé (1959). ©Thomas Vanhaute

On trace la route avec Hans Christian Demyttenaere, dont le garage regorge de beautés vrombissantes.

L’Austin-Healy 100 M Le Mans (1955). ©Thomas Vanhaute

"L’Austin Healey 100 M Le Mans (1955) a été ma première voiture de collection", explique Hans Christian Demyttenaere (57 ans), Knokkois dans l’âme. "Je l’ai achetée en 2006 avec le moteur, la boîte de vitesses et la peinture d’origine - les ‘matching numbers’. C’est toujours cette voiture qui me procure le plus de plaisir: elle est sportive, maniable et puissante. Avec elle, je m’en donne à cœur joie pour filer dans les virages." 

Il nous montre quelques impacts de gravillons. "Avec celle-ci, j’ai déjà participé sept fois au Zoute Grand Prix. J’ai aussi couru le rallye ING Ardenne Roads, une épreuve très exigeante, ainsi que sur les circuits de Daytona, Goodwood, Thruxton et Francorchamps. Je l’ai déjà transportée quatre fois de l’autre côté de l’océan. Mon voyage le plus spectaculaire fut celui de New York à Miami, avec mon frère comme copilote: environ 3.000 kilomètres en cinq jours, sur des petites routes.

J’aime ses lignes pures. Regardez, elle n’a pas encore de poignées de porte! Et vous pouvez incliner le pare-brise." Elle porte un autographe du légendaire pilote automobile Sir Stirling Moss. "Je le lui ai tout simplement demandé lorsque je l’ai rencontré à Goodwood."

La très rare Jaguar XK150S Fixed Head Coupé (1959). ©Thomas Vanhaute

"Le fait que j’aie trois classiques anglaises est une coïncidence. Je ne les ai pas cherchées, elles ont croisé mon chemin. La Jaguar XK150S Fixed Head Coupé (1959) est une Gran Tourismo confortable. Je l’ai achetée restaurée ‘nut and bolt’. Il s’agit d’une version rare avec un grand toit pliant, ce qui offre les avantages d’un cabriolet sans les inconvénients: on ne sent aucun courant d’air et on peut fermer le toit tout en conduisant.

Hans Christian Demyttenaere
Architecte

Sa voiture de tous les jours: Maserati Ghibli S (2015). 

La première: Lemon DS (1074) et Lancia Beta Coupé 2000 (1976). 

La pire: Aston Martin Vanquish (2004).

Le rêve: Ferrari, Maserati, Lamborghini.

Le regret: Maserati Mistral (1968): «Il m’a fallu quelques jours pour réunir 250.000 francs et alors, elle venait d’être vendue!»

En 1959, cette voiture développait 265 chevaux et montait à 245 kilomètres à l’heure. De la folie! Je pense que beaucoup de Ferrari de l’époque ne pouvaient pas la suivre. La voiture a probablement eu un mauvais premier propriétaire, un Allemand qui vivait au Venezuela. Je l’utilise pour des rallyes avec de bonnes routes et pas trop de poussière, mais je l’ai prise pour faire Liège-Sofia-Liège et Liège-Rome-Liège.

Et, la semaine prochaine, elle partira en Irlande, pour un rallye avec le Zoute Automobile Club."

"Pour chaque voiture, je m’adresse à un spécialiste différent. Je les fais contrôler avant et après chaque rallye. En plus de dix ans, je n’ai pas eu un seul vrai problème. Ce qui est aussi incroyable, c’est qu’elles démarrent toujours, sans chargeur de secours. Elles n’ont pas d’électronique qui les vide."

"Touchons du bois" ajoute-t-il en tapotant le tableau de bord de la MG PB (1935). "J’adore avoir une voiture d’avant-guerre. C’est une façon de rouler très différente, avec une boîte de vitesses non synchronisée et des freins à câble comme sur un vélo – on les sent à peine. Je l’ai achetée à une vente aux enchères d’Artcurial. En 2012, elle a terminé les Mille Miglia. J’ai moi-même été admis en 2018.

Comment c’était? Très fatigant. De longues journées, de courtes nuits. En septembre, je ferai le Gran Premio Nuvolari en Italie. Ce rallye est de la même organisation, un peu plus confortable, mais avec le même folklore, comme la police qui accompagne le rallye et vous fait passer les feux rouges."

L’intérieur de la BMW Z8 (2000). ©Thomas Vanhaute

"Dès que le printemps arrive, je la conduis. Même pour rendre visite aux clients. Les vieilles voitures suscitent beaucoup de sympathie. La BMW Z8 (2000) s’y prête moins. Je suis tombé sous son charme dès le lancement.

Quand je l’ai achetée, en novembre 2017, elle valait déjà plus que son prix neuf. Elle a été un peu tunée et le limiteur de vitesse a été désactivé, mais je n’ai jamais testé la vitesse maximale. Elle a 92.000 kilomètres au compteur. Rien qu’en pensant à sa valeur, je ne devrais pas la conduire, mais je ne peux pas m’en empêcher."

"Le plaisir commence en regardant mes voitures. Et en les nettoyant: pour moi, ce sont des objets d’art. Autrefois, chaque marque avait ses formes typiques, mais, de nos jours, c’est surtout le règne de l’uniformité. "

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