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"Avec ma Volvo Amazon, j'ai fait près d'un million de kilomètres"

Dans la serre de Dirk Herremans se trouvent la PV 544 (1960) et l’Amazon Kombi (1967).

Depuis ses 5 ans, le collectionneur de voitures Dirk Herremans a un faible pour les voitures Volvo. Aujourd'hui, il en a quatorze stationnées dans son jardin.

Dirk Herremans Ouvrier chez Lu (Herentals)


Voiture de tous les jours: VW Transporter T 1.9TDI (1999) et BMW GS 1100 (1995). 
La première: Volvo Amazon (1964). 
La meilleure: Volvo Amazon Kombi (1966). 
La pire: Volvo Duett 210 Panel Van (1965).
Vendue avec regret: Toyota Land Cruiser BJ 43 (1978). 
Le rêve: Une Citroën DS de 1967.

Garée dans la rue, sa Volvo 144 (1969) se voit de loin. “Elle vient d’avoir 50 ans! Elle vient de passer le contrôle technique pour cinq ans!”, se félicite Dirk Herremans (60 ans). “Elle était depuis 20 ans dans une grange, à Ypres. Je l’ai dépoussiérée, j’ai desserré les freins, rincé les circuits de carburant, mis de l’essence et remplacé l’huile, et elle a redémarré!”

Un peu plus loin se trouve une 740 GL Break (1986). “Ce n’est pas vraiment un ancêtre”, précise-t-il. “Je viens d’acheter la 240 GL (1988) avec servodirection, servofrein, toit ouvrant électrique et boîte de vitesse automatique. Je l’ai payée 350 euros. Elle a 250.000 kilomètres. Elle est bien rodée!”

La Volvo 145 (1969) est en chantier.

Volvo Amazon

“J’ai toujours eu un faible pour l’Amazon (1965). Notre voisin en avait une. J’allais la laver et, en 1977, je m’en suis enfin acheté une! Elle était dans un sale état: je l’ai récurée, restaurée, peinte en vert et, un an plus tard, je la conduisais. En 1980, j’ai trouvé une Volvo Amazon Kombi (le break) chez un parqueteur qui l’utilisait pour stocker des déchets: je lui ai proposé de l’échanger contre une camionnette trouvée à la casse pour trois fois rien et il a accepté."

"C’était un échange win-win: il avait plus d’espace de stockage et moi, j’avais une Amazon! Elle affichait environ 450.000 kilomètres au compteur, mais, quand je m’en suis séparé, en 1996, elle en avait près d’un million! Quant à mon exemplaire actuel, je l’ai depuis 2012. Elle est en bon état sans être nickel. Elle est dehors de fin mars à novembre et fait au moins 200 kilomètres par semaine. En hiver, je la mets dans la serre, au chaud et au sec.”

Encore une Volvo Amazon (1966).

Nous traversons un jardin avec des légumes dans des pots, des poules et des enclos. Dans la serre, il y a aussi l’Amazon Kombi (1967) de sa fille. “En fait, elle est plutôt à mon fils!”, s’exclame-t-il en riant. “Ma fille est motarde à la police et elle conduit une grosse Chevrolet. Quand j’ai vendu ma Kombi, elle était furieuse: pour elle, c’était la voiture de son enfance. Du coup, elle en a acheté une, avec un moteur ‘tuné’, mais ça fait huit ans qu’elle est ici. Elle viendra la chercher une fois que la rénovation sera terminée.”

Au volant de la Volvo PV444.

Chevrolet

À côté, il y a sa PV544 -surnommée "le dos de chat". “Elle est de l’année de ma naissance, 1960. La peinture a été un peu retouchée, mais elle n’a jamais été vraiment restaurée.” Au fond du jardin, nous apercevons une 480 Turbo (1988), qui se font rares sur la route, mais gagnent en intérêt. Et une Chevrolet Blazer (1979), avec un gros V8 et beaucoup de travail en perspective. “J’ai aussi une Chevrolet G0 (1992) et une Jeep Wrangler (1988)”, ajoute-t-il. “Elle est increvable.”

La Volvo 1800S (1968) attend d’être restaurée.

Un autre élément a joué un rôle dans son amour pour Volvo. “Le patron de mon grand-père avait une P1800 bleu layette et je m’étais juré d’en avoir une aussi. La poussière qui recouvre la mienne, construite en 1968, a dix ans. J’ai fait tourner le moteur il y a cinq ans. On m’en a proposé 12.000 euros: restaurées, elles peuvent atteindre les 50.000 euros."

Tableau de bord de la Volvo P 1800 (1969).

"Même s’il y a peu de rouille, il y a beaucoup de travail à faire: à mon avis, il y en a pour un an et demi. Je m’y attellerai l’année prochaine, avec mon frère. À huit ans, tous les deux on bricolait des mobylettes Sachs et Zündapp,  et puis on les revendait. Le bricolage, c’est 90% d’audace!”

L'intérieur de la Volvo P 1800 (1969).

Volvo Classic Club

“Selon ma compagne, j’en ai quatorze ‘environ!’”, s’exclame Herremans en riant. “Heureusement, j’ai un voisin à qui je peux louer de l’espace pour les entreposer à un prix avantageux.” Il nous y emmène. “Ici, c’est l’atelier. Attention, il y a du désordre!”

Nous découvrons une Amazon 122S (1967) et une 760 GLE de la première année de production, 1982. “Elle a presque quarante ans, mais il faut chercher la rouille! Elle est super agréable à conduire. Le moteur V6 de 2,8 litres consomme 14 litres de LPG, un carburant très bon marché. En raison des mesures liées au coronavirus, ce projet est au point mort: pour mettre le bloc moteur en place, il faut être trois!"

La 145 (1969) est en piteux état.

"La Duett P210 Panel Van (1965) était garée près d’un carrefour, pour faire de la promo. Je l’ai achetée sur un coup de tête: elle est complètement rouillée. J’ai la 145 (1969) en double exemplaire: je vais restaurer la bleue (1969), mais pas la verte (1969). Quand le Volvo Classic Club Belgium a été créé, en 1983, on n’était pas nombreux: j’étais le vingtième membre. Maintenant, on est plus de mille!”

Il possède également une Neckar (1965), une Fiat construite dans l’usine NSU de la DDR, ainsi qu’une Harley-Davidson Electra Glide (2001) et une BMW GS 1100 (1995). “J’ai du mal à me séparer de ce que je possède!”, rit-il.

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