Cette iconique Triumph Bonneville T120 de 1959 participe à la "Distinguished Gentleman’s Ride"

Le 19 mai, Carl Baeye prendra sa Triumph T120 Bonneville (1959) et Nele Kenis, sa Bonneville (2022) pour la Distinguished Gentleman’s Ride, un événement qui permet de collecter des fonds.

Carl Baeye a mis un costume vintage et Nele Kenis a trouvé une tenue sur Vinted. Demain aura lieu la treizième édition du Distinguished Gentleman’s Ride, un événement qui permet de collecter des fonds pour la recherche pour le cancer de la prostate et la santé mentale des hommes. Pour cet événement, les motards revêtent leurs plus beaux atours. "Environ 100.000 personnes participent à cet événement mondial", précise Baeye.

Il y participe pour la dixième fois, cette fois sur une Triumph T120 Bonneville de 1959. "J’ai longuement cherché cette moto. Elle a eu des propriétaires américains, britanniques et allemands. Nele roule sur une Bonneville 2022, une moto inspirée de la T120, mais qui se conduit différemment: elle a des freins à disque, un allumage électronique et un meilleur moteur."

Publicité
Publicité
La pièce de collection d'un "Porschiste"? Une Jaguar XK150 Roadster
La Triumph T120 Bonneville (1959) a appartenu successivement à un américain, un britannique et un Allemand.
©Thomas Vanhaute
"Ce que je préfère, c’est rendre une moto à nouveau belle et fonctionnelle et puis l’admirer."
Publicité
Publicité

C’est leur amour commun de la moto qui les a réunis. "Nous nous sommes rencontrés lors de circuits organisés par BMC Assenede, le concessionnaire Triumph qui assure également le Distinguished Gentleman’s Ride en Belgique", explique Nele Kenis. "J’avais planifié un road trip en Suède en 2021 et j’ai demandé sur un groupe WhatsApp qui souhaitait se joindre à moi. Carl est ainsi devenu mon compagnon de voyage et, plus tard, mon compagnon tout court. Je suis instructrice de conduite pour les voitures, mais je me forme aussi pour le faire pour les motos. C’est agréable d’enseigner aux autres ce que l’on adore."

"Pour moi, tout a commencé à l’adolescence, avec des cyclomoteurs et des études de mécanique automobile", explique Carl Baeye. "À dix-huit ans, j’ai acheté une Suzuki GSX 750: un chauffard m’a percuté, ce qui a mis ma passion sur pause pendant vingt ans. J’ai alors collectionné les Porsche. J’ai acheté la première, une 914, à 24 ans. Elle a été suivie d’une 911 SC." Jusqu’en 2021, Baeye était cogérant du Garage Willems à Zulte, spécialisé dans les Porsche. "Je prends toujours plaisir à bricoler ma 914 (1970), ma 911 SC (1978), ma 964 (1992) et ma 993 (1994), mais j’adore aussi la Mazda MX5 (2021), qui offre une meilleure tenue de route et qui est extrêmement fiable. Avec une vieille voiture, on ne sait jamais si on pourra partir tout de suite ou après une journée de bricolage."

La Morgan ARP4, une voiture de sport produite en seulement 50 exemplaires
Carl Baeye et Nele Kenis ont été réunis par l’amour de la moto et l’amour tout court.
©Thomas Vanhaute

Autobiographie

Carl Baeye (né en 1970). Mécanicien d’entretien chez Dematra (transport de voitures exclusives).

La première: Opel Rekord (+/- 1975).
Voiture de tous les jours: Mazda MX5 (2021).
La meilleure: Mazda MX5 (2021).
La pire: Mitsubishi Colt (+/- 1985).
Vendue à regret: Triumph TR100C (1967). "Un modèle enduro d’origine."
Le rêve: Aucun.

En 2008, il décide de relancer sa passion pour les motos. "Je cherchais quelque chose d’unique. Triumph construit des motos depuis 1902. Cette entreprise légendaire a fait faillite suite à l’arrivée des japonaises sur le marché, dans les années 70, avant de renaître de ses cendres. Depuis lors, j’en ai eu entre 20 et 30." De cette collection, il reste quatre bijoux qu’il a restaurés. "La Thunderbird T120 ‘Bathtub’ (1961) doit son nom au garde-boue arrière qui ressemble à une baignoire renversée, pour protéger des éclaboussures. Celle-ci a été abandonnée en Inde par un Britannique qui l’a utilisée pour faire le tour du monde. Elle a ensuite été démontée et expédiée aux Pays-Bas."

"J’ai acheté la TR6P (1969) à un policier qui l’avait reprise après son service. J’ai passé trois ans à la restaurer avec un ami. La T20, ou Tiger Cub (1959), est une Bonneville de 200 cc. Ce modèle, également surnommé Bikini, est équipé de demi garde-boue. Je l’ai chinée au Luxembourg."

"Les modèles anciens sont l’idéal pour des petites balades paisibles. Ce que je préfère, c’est rendre une moto à nouveau belle et fonctionnelle et puis l’admirer. Les modèles non restaurés ont aussi leur charme, mais je ne peux pas m’empêcher d’intervenir. Dès que je vois une tache de rouille, je dois la faire disparaître."

Carl Baeye a acheté entre 20 et 30 Triumph en tout. De cette collection, il n’y a plus que quatre petits bijoux magnifiquement restaurés.
©Thomas Vanhaute

Tous deux possèdent une Triumph Tiger 900 (2022 et 2024). "C’est une moto maniable, adaptée aux terrains difficiles et aux longs périples", explique Baeye. "C’est sur cette moto que nous avons parcouru les 2.500 kilomètres de la Wild Atlantic Way en Irlande. C’était fantastique!"

"Nous rêvons de voyager hors d’Europe", ajoute Kenis. "En 2022, nous avons traversé le Kenya en moto de location: un mélange magique de nature et de culture. Nous avons été pris en chasse par une girafe! Et si nous enlevions nos casques en cours de route, les gens étaient stupéfaits: deux Blancs à moto! Dont une femme blonde! Ils n’en revenaient pas."

The Distinguished Gentleman’s Ride

Publicité