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"J'ai acheté cette Chevrolet Corvette aux États-Unis, ici elle coûte le double"

©Thomas Vanhaute

Voyage au fil des garages belges. Cette semaine: chrome, striping et awards chez Marnik Pattou.

Si la Harley-Davidson années 1920 sur la plate-forme est une réplique, le pick-up Chevrolet 3100 (1951) est, lui, d’origine. Il arbore un élégant ‘pin stripping’ dessiné par un certain Angelow.

Le pick-up Chevrolet 3100 (1951). ©Thomas Vanhaute

"Il y a trois ans, j’ai acheté ce pick-up pour un bon prix, aux Pays-Bas", raconte Marnik Pattou. "Il avait été importé des États-Unis, d’où sa couleur et son striping. Le moteur six cylindres date de 1955, mais il est identique au moteur d’origine."

"Les prix demandés sont parfois absurdes. Un exemplaire rouillé peut coûter 10.000 à 15.000 euros! En plus, ils ont souvent été transformés, ce qui fait qu’on ne peut plus passer le contrôle. Leurs critères sont d’ailleurs un peu incompréhensibles: les freins à disque fonctionnent bien mieux, mais ne sont pas autorisés parce qu’ils ne sont pas d’origine."

Il a enfin pris la route au volant de son pick-up cette année, au terme de nombreuses heures de travail. "Il n’a pas bougé pendant huit ans. Sur le plan mécanique, c’était une catastrophe: j’ai remplacé le circuit électrique et les ressorts à lames.

J’ai aussi refait le plancher en bois, même si j’ai confié certains détails à des spécialistes. On trouve facilement des pièces en ligne, surtout aux Pays-Bas, mais elles coûtent parfais plus cher que celles que l’on importe des États-Unis. On peut construire soi-même ce genre de voiture, de A à Z, mais cela a un prix!"

Le nez du pick-up est chromé. "J’ai passé des heures à le polir!", s’exclame Pattou. "Je l’utilise pour des réunions, mais pas que. Je ne fais pas de circuits en groupe car il ne dépasse pas les 70 kilomètres à l’heure. Et sa tenue de route n’est pas excellente: c’est un farm truck." Dans le coffre, les outils nécessaires en cas de panne sont rangés dans un tonneau de whisky. Quelle est sa consommation? "Aucune idée!"

Nous entrons dans son garage ultra américain, magnifiquement aménagé et éclairé. Sur les murs, on peut voir des awards remportés par le pick-up, dont le prix ‘best of show’ du Flanders Finest Automotive Event.

La Chevrolet Corvette (1959), le rêve américain. ©Thomas Vanhaute

La Chevrolet Corvette (1959) est un rêve américain. "Je l’ai trouvée aux États-Unis l’année dernière. J’ai suivi le marché pendant longtemps et, ici, elle coûte le double. Bien sûr, acheter une voiture là-bas n’est pas sans risque. J’ai contacté un spécialiste local qui l’a conduite et m’a envoyé des centaines de photos. Je me suis aussi fait accompagner pour les différentes étapes de l’importation.

Quand la voiture est arrivée, tout était nickel. Mieux encore: je l’avais achetée avec un moteur V8 qui était annoncé comme étant “non d’origine”, mais qui s’est finalement avéré être le moteur d’origine! Avec ses 235 chevaux et une boîte de vitesses manuelle à trois rapports, elle est assez rapide, même si cela n’est pas comparable avec une voiture de sport moderne. Dans les virages, il faut faire attention: elle se comporte comme un bateau. Mais quand il fait beau, elle est super agréable à conduire."

La Chevrolet Eagle 5 Window Coupé (1933). ©Thomas Vanhaute

"Même si elle était déjà restaurée, la Chevrolet Eagle 5 Window Coupé (1933) m’a également demandé énormément de travail. Il est devenu pratiquement impossible de la trouver dans son état d’origine. La plupart d’entre elles sont entièrement préparées, que ce soit sous forme de ‘hot rod’ ou équipées d’un châssis différent. Celle-ci a un moteur 3200 cc authentique, de la bonne année. Par contre, les freins sont vraiment mauvais."

"La Harley-Davidson Fat Boy 1450 cc (2001) est à moi depuis 15 ans. Je l’ai achetée à un boulanger qui était tombé malade. Il l’avait achetée neuve et l’avait faite modifier sur mesure par le designer Arlen Ness, mais il ne l’a jamais conduite. Avant, j’avais une FN 350 cc de 1933, je n’en faisais rien, elle était garée dans l’abri de jardin. Mon épouse m’a persuadé de la vendre, à mon grand regret!"

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