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"La BMW a quasi le double de mon âge"

La BMW de Lore Janssen a quasi le double de son âge. ©Thomas Vanhaute

Visite au fil des garages belges. Cette semaine: l'amour naissant de Lore Janssen.

Les hommes d'âge mûr ne sont pas les seuls à aimer les voitures anciennes: il arrive que cette rubrique soit consacrée à la collection d'une jeune personne, mais c'est la première fois qu'une jeune femme de 20 ans en fait l'objet. "Venez après 17 heures", nous avait dit Lore Janssen au téléphone. "J'aurais terminé mon job d'été. Je travaille au contrôle technique, en fait.

Je reçois beaucoup de compliments quand je contrôle les voitures, mais il arrive régulièrement que les garagistes ne me prennent pas au sérieux. Quand j'ai commencé à travailler, je calais de temps en temps: je n'avais encore jamais conduit de voiture à essence."

L'année dernière, elle y a travaillé tout l'été. "Et pendant les congés aussi, pour pouvoir acheter la BMW 318i (1979). J'ai aussi emprunté une petite somme à mes parents, que j'ai depuis remboursée. Aussi, j'ai de nouveau un livret d'épargne."

BMW a lancé la première série 3 en 1975. ©Thomas Vanhaute

La première série 3 de BMW, la E21, a été mise en vente en 1975. "Je l'ai trouvée à Bruxelles, en octobre dernier. La voiture avait été vendue neuve en Suisse et n'avait été immatriculée qu'en 1981 -il s'agissait peut-être d'une voiture d'exposition. À l'origine, elle était rouge. Elle est devenue noire, puis de nouveau rouge. Elle est restée dix ans sans rouler. Son propriétaire précédent l'avait restaurée, mais il avait besoin d'argent:. Je l'ai payée 6.000 euros, ce qui n'est pas rien, mais elle était en bon état."

"À l'époque, je voulais jouer la sécurité car je n'y connaissais pas encore grand-chose. Il y avait seulement un peu de rouille sur la partie inférieure. La boîte de vitesses à cinq rapports fonctionnait parfaitement.

L'admission d'essence n'était pas optimale et la voiture consommait énormément d'huile: lorsqu'on donnait beaucoup de gaz, un panache bleu faisait apparition, mais j'ai résolu ce problème grâce à un manuel d'atelier. Avec des copains, j'ai aussi démonté la culasse, je l'ai faite aplatir puis je l'ai remise en place moi-même.

C'est assez excitant de faire ce genre de chose pour la première fois. J'ai aussi peint le coffre moi-même. Et j'ai réparé l'échappement et remplacé le tapis sur la plage arrière: il était complètement usé."

Nous jetons un coup d'oeil à l'intérieur: cuir noir, rétroviseurs électriques et la caractéristique console centrale orientée vers le conducteur. Le compteur affiche à peine 103.000 kilomètres. "Elle consomme environ 10 litres", explique la jeune femme. "Ma conduite est assez nerveuse. Depuis octobre, je n'ai parcouru que 4.000 kilomètres. Je vais à l'école en train et je ne l'ai pas encore prise pour voyager, même si elle est assez fiable pour cela. Je ne suis jamais allée plus loin que le Limbourg, où vit ma grand-mère."

"Mes parents n'ont rien à voir avec les voitures. J'ai suivi l'enseignement secondaire général, mais j'ai toujours aimé la technique. Ma passion pour la mécanique automobile m'est venue par l'intermédiaire d'amis. Mon ex-petit ami s'y consacrait énormément lui aussi. C'est comme ça que tout a commencé: j'avais 17 ans."

Travailler sur la mécanique de la NSU Prinz 1965 (son second projet de restaration) est bien plus simple. ©Thomas Vanhaute

Dans le coffre de la BMW, il y a un réservoir d'essence. "C'est celui de la NSU Prinz 4 (1965)!", s'exclame-t-elle en riant. "Je vis toujours chez mes parents. Pour travailler sur mes voitures, je peux utiliser ce garage, dans la résidence secondaire de mon oncle. D'habitude, j'apporte mon matériel. Ça ne doit pas devenir la pagaille intégrale!"

Lore Janssen
Étudiante en électromécanique (VIVES).

Voiture de tous les jours: aucune.

La première: BMW 318i (1979).

La meilleure: BMW 318i (1979).

La pire: aucune.

Le rêve: BMW 2002.

"La BMW était prête et j'aimais travailler sur les voitures. La Prinz, qui avait toujours circulé dans la région, a été vendue neuve à Sijsele. Nous l'avons traînée jusqu'ici, en prenant que des petites routes. Je l'ai achetée avec un ami pour 1.800 euros. Clairement, j'aurais pu en trouver une meilleure pour ce prix, je le sais aujourd'hui.

Nous pensions qu'il n'y avait qu'un seul trou de rouille, mais il s'est avéré qu'il y en avait bien plus! J'ai repris la voiture en main et je la restaure de A à Z. Le moteur à deux temps est plus simple que le moteur BMW. Regardez, dans le coin, il y a les pièces que j'ai déjà nettoyées. Ces sièges rouges et blancs sont incroyablement beaux, n'est-ce pas? J'ai aussi fait briller le chrome des pare-chocs.

Je travaille à mon aise et je ne me suis pas fixé de deadline. Bricoler sur une voiture, c'est génial! Et quand elle roulera, ce sera juste une énorme satisfaction."

Est-ce le début d'une collection? Elle sourit. "Je n'en sais rien. Je vais d'abord finir de restaurer la NSU. Ensuite, je la vendrai peut-être pour travailler sur une autre. Je voudrais que cela reste un hobby: je ne tiens pas à en faire une activité professionnelle. Je vais continuer mes études d'ingénieur.

Mon copain a 19 ans et il possède une Volkswagen Coccinelle depuis deux ans; il l'avait avant son permis de conduire! C'est une Jeans Bug mexicaine de 1983. Nous sommes dans la même classe. Dans notre orientation, il y a pas mal de gens qui s'intéressent aux ancêtres. Nous avons deux copains qui possèdent une Ford Escort Mk I de 1973."

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