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"Mon amour pour Porsche vient de mon amour pour la Coccinelle"

Jeroen Lathouwers n’est pas un conducteur-type de Porsche. "Je viens du monde du skate, du BMX et du street art." ©Thomas Vanhaute

Jeroen Lathouwers (41) est un esthète sensible aux détails et au design. Il possède trois Honda Monkey Z50 J1. "Le modèle avec le réservoir en forme de cacahuète", explique-t-il. "Je les ai depuis une dizaine d'années et dans les trois couleurs commercialisées entre 1975 et 1978: jaune (1976), kaki (1977) et blanc (1978). C'est la petite soeur de la Dax: c'est génial de la conduire! Les 'wheelies' sont un véritable plaisir".

"Je roule parfois avec la jaune, mais, il y a deux ans, j'ai été arrêté par la police: il s'est avéré qu'elle dépassait les 100km/h. On me l'a confisquée pendant cinq mois. Depuis lors, je fais gaffe. Je les garde groupées toutes les trois. Elles valent chacune 1.500 euros, mais, pour moi, elles ont une grande valeur sentimentale parce que j'ai eu du mal à les trouver: la blanche vient de France et les deux autres d'Allemagne. Elles ne sont pas réellement belles, mais elles collent à mon univers. Je collectionne et restaure également des meubles de Charles et Ray Eames. J'aime les créations fifties qui ont résisté au temps. Porsche s'inscrit dans la même optique. Je ne suis pas un conducteur de Porsche type, je viens plutôt du monde du skate, du BMX et du street art. Mais c'est tout de même une icône du design automobile."

©Thomas Vanhaute

Il appelle sa 911 T (1971) 'le pigeon': "À l'origine, elle était gris ardoise, comme celle de Steve McQueen dans le film Le Mans. C'est le modèle d'entrée de gamme, mais avec les mêmes détails que la version S: les pare-chocs, le chrome, les cadrans couleur argent... Je l'ai achetée en Californie, à son premier propriétaire, il y a trois ans, juste avant que les prix n'explosent: je ne l'ai payée que 40.000 euros alors qu'aujourd'hui, j'en vois sur le marché au double du prix. Elle a été repeinte et l'intérieur va être refait."

Sur le tableau de bord trône un billet d'un dollar. "Le talisman de l'ancien propriétaire!", explique-t-il en riant. "Je le garde, mais je le range derrière le pare-soleil." Et, sur le sol du garage, l'indispensable carton. Mais ici, cela ne suffit pas: il y a aussi un récipient rempli d'huile: "Une fuite dans l'embrayage".

"Pour le moment, elle ne roule pas, mais, comme je voulais conduire, je viens d'acheter cette 911 Carrera (1986), la version de ma jeunesse. Certains trouvent le gris argent banal, mais c'est la couleur qui met le mieux en valeur les courbes d'une carrosserie. Je suis son troisième propriétaire: elle n'a que 157.000 kilomètres au compteur. Elle est bien conservée et elle ne pas perd pas une goutte d'huile."

Voiture de tous les jours: dans l'ordre, Audi A3 1.6 TDI, 2.7 TDI, A6.
La première: Golf GTD III (1993).
La meilleure: Porsche 911 (1986).
Le rêve: Porsche 911 RS (1972).

"Il y a 15 ans d'écart entre mes deux Porsche. Elles sont à la fois différentes et similaires. La vieille est la plus 'tail happy': ça veut dire qu'elle tangue de la queue, surtout sous la pluie. Elle est aussi plus fatigante à conduire."

"Mon amour pour Porsche vient de mon amour pour la Coccinelle. J'en ai eu deux. La dernière datait de 1959. Ensuite, j'ai acheté une Porsche 912 que j'ai vendue pour acheter la 911. Depuis les prix ont explosé, mais je ne pense pas qu'il y aura une correction. Les bons exemplaires sont vendus uniquement entre collectionneurs. Les miens restent ici."

Deux de ses trois Honda Monkey. ©Thomas Vanhaute

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