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"On se moque de la Lotus Europa, mais moi, je la trouve géniale"

Erik Vermeulen avec la Westfield Eleven et la Lotus Europa S2 (1972).

Dans l'ancien atelier de son grand-père, Erik Vermeulen a rassemblé une collection d'ancêtres très précieuses, dont une Lotus Europa et une Westfield Eleven.

Erik Vermeulen, chef de service du service sport de Temse. 

Voiture de tous les jours: Alpine A110 (2019). 
La première: Renault R5 Alpine Turbo (1982), "Sinistre total". 
La meilleure: Renault R5 Alpine Turbo (1982), "La seconde était la bonne". 
La pire: Volkswagen Golf Diesel (1988). 
Vendue à regret: Yamaha FS1 (1977) John Player Special. 
Le rêve: Lotus Elite ou Lotus Cortina.

“Ma mère avait son épicerie près d’ici”, explique le collectionneur de voitures Erik Vermeulen (60 ans). “Un de ses fournisseurs avait une Chevrolet Impala bleu ciel, avec capot et intérieur crème. Je me souviens y être monté quand j’avais trois ou quatre ans.”

“Les voitures sont le fil conducteur de ma vie. Cet amour a été boosté par les BD de Michel Vaillant. Plus tard, j’ai rencontré Philippe Graton, le fils de Jean, qui collaborait à ses BD. Il y a quinze ans, j’ai fondé le festival de voitures de sport ‘De Zaat Raast’ avec trois amis. Lorsque nous avons organisé une exposition interactive sur les 50 ans de Michel Vaillant, nous avons réédité ‘Le grand défi’ en grand format.”

"Les voitures sont le fil conducteur de ma vie. Cet amour a été boosté par les bédés de Michel Vaillant."
Erik Vermeulen
Collectionneur d'ancêtres

Son garage est un endroit très personnel. “Jusqu’au début des années 60, mon grand-père y avait installé un atelier de paniers. Ensuite, c’est devenu l’atelier de mon père, qui fabriquait des portes et des fenêtres en PVC. J’y ai passé des heures à jouer et à donner un coup de main!"

"Après le décès de ma mère, il y a un an et demi, j’ai transformé les deux maisons attenantes pour en faire mon domaine, pour y mettre des choses pour lesquelles je n’avais pas de place à la maison, ou des choses que j’aimais, dont mon épouse ne voulait pas. Et maintenant, je vis ici. Sans elle!” (rires)

Le garage d'Erik Vermeulen est un endroit très personnel.

Lotus Europa

Il y a trente ans, j’ai acheté une Alpine A110 Berlinette (1975). Quand je suis allé la chercher, je suis tombé en panne une centaine de mètres plus loin. C’est plutôt embarrassant de se retrouver coincé sur le bas côté avec une voiture spéciale en panne! Je l’ai bricolée systématiquement et je l’ai gardée pendant 18 ans.”

“Ensuite, j’ai eu la Lotus Europa S2 (1972), une voiture dont j’avais envie depuis toujours. Au début des années 70, j’étais fou de la Lotus 72 du pilote de F1 Emerson Fittipaldi, dans sa livrée noir et or John Player Special. La Lotus Europa était un modèle controversé: pour s’en moquer, on l’appelait ‘la voiture du boulanger de Colin Chapman’."

La Lotus Europa était un modèle controversé.

"Le modèle précédent, l’Elan, était une voiture ludique et vraiment mignonne, mais l’Europa était un concept génial: une sorte de voiture de F1 avec le moteur et la boîte de vitesses à l’arrière. Il m’en fallait une le plus vite possible: je l’ai achetée sur eBay, en Allemagne."

"Sur la photo, elle avait l’air bien, mais la réalité était tout autre: elle roulait mal et, à part le châssis et la majeure partie de la carrosserie, il ne restait plus grand-chose d’origine. J’ai donc laissé tomber la restauration et j’en ai fait quelque chose qui me plaisait, dans les couleurs Gold Leaf années 60."

"Elle pèse moins de 700 kilos et embarque un moteur de course Alpine de 150 ch - nettement plus puissant que le moteur Renault d’origine! Je ne la conduis plus que rarement, mais, à chaque fois, je me dis ‘quelle voiture!’”

Westfield Eleven

Une réplique de la Lotus Eleven, construite par Westfield lui-même.

“La Westfield Eleven est une réplique de la Lotus Eleven qui a participé aux 24 heures du Mans. Elle pèse moins de 500 kilos. En principe, une Westfield est un ‘kit, car’, mais celle-ci a été construite par le constructeur britannique en personne, je ne sais pas exactement quand, peut-être dans les années 80 ou 90."

"Je l’ai trouvée à Nice après de longues recherches: elle a les documents qui permettent de rouler sur la voie publique. Elle a un moteur de Mini Cooper S. Elle ne roule que cinq fois par an, mais, dès que je suis dedans, c’est la fête! Une fois, je l’ai conduite à Francorchamps. Quand j’y repense, je me dis que c’était de la folie: si j’avais crashé, je ne serais plus ici pour vous en parler!”

La moto Ariel VG 500 (1938) est arrivée ce matin. “Comme beaucoup de passionnés, j’ai tendance à remonter de plus en plus loin dans le temps!”, confie-t-il en riant. “Je l’ai achetée à un homme qui avait hérité d’un modèle identique et qui voulait en retaper une autre lui-même. Il s’y est mis il y a vingt ans, mais, hélas, il a eu la sclérose en plaques et n’a jamais pu la conduire. Pendant tout ce temps, il n’a pas réussi à s’en séparer, jusqu’à aujourd’hui."

L’Ariel VG 500 (1938) vient d’arriver.

"Cette transaction a été facile, car il avait tourné la page. En plus, il a toujours celle de son père. Pendant toutes ces années, la moto est restée dans un box. Je ne sais pas encore si elle roule. Je suis heureux de pouvoir enfin me consacrer à quelque chose de mécanique. On verra si j’y arrive: il n’est pas nécessaire qu’elle soit nickel.”

La Lambretta Silver Special (1961), icône de la culture Mod.

Le vélomoteur Ducati 48 Sport (1965) est en parfait état. “Je l’ai acheté comme ça. Je ne le connaissais pas, mais je le trouvais vraiment beau. Il a longtemps été dans mon salon. J’aime aussi la musique Mod et les scooters qui font partie de son look. Cela peut paraître bizarre, mais, de tous mes véhicules, c’est le scooter Lambretta Silver Special (1961) que je préfère conduire.”

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