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L'actrice Monica Bellucci s'installe à Gand chez l'architecte Glenn Sestig

Pour les besoins du film, Monica Bellucci vit dans la maison de Glenn Sestig à Gand. ©Richard van Oosterhout

La star discrète de ‘Spider in the Web’, le nouveau film avec Monica Bellucci et Ben Kingsley, présenté au Festival du film d’Ostende, est la maison de Glenn Sestig à Gand. Visite privée.

"Dans ce film, ma maison sert de décor à l’habitation privée de Monica Bellucci", précise l’architecte Glenn Sestig. "Au départ, le réalisateur israélien Eran Riklis devait y tourner une série de scènes, pendant trois jours, mais finalement, il y est resté toute une semaine.

©Jean Pierre Gabriel

Il a fait des prises de vue devant la porte d’entrée, dans le dressing, la salle de bain, le salon et le penthouse, notre jardin-patio situé au dernier étage.

L’équipe avait planifié trois jours de tournage sur place: finalement, elle est restée sept jours. ©Jean Pierre Gabriel

Nous avons pu assister à quelques scènes du tournage, mais pas celle où l’actrice italienne est dans sa salle de bain: là, nous avons préféré la laisser tranquille!"

Eran Riklis a eu vent de l’existence de la maison-showroom de Sestig par l’intermédiaire de Brauhaus, une société belge de ‘location hunting’.

Ce n’est pas un hasard si l’équipe de ‘Spider in the Web’ a choisi ce bâtiment: il est à la fois photogénique, glamour et mystérieux. Et il est parfaitement adapté à ce thriller qui raconte la traque d’un agent du Mossad en fin de carrière, menée par un jeune collègue. La raison? Il est suspecté d’être impliqué dans la vente d’armes chimiques au Moyen-Orient.

En déposant les portes inutiles, la circulation et les volumes ont été transformés. ©Jean Pierre Gabriel

L’architecte Glenn Sestig et son partenaire, Bernard Tournemenne, ont choisi une approche radicale pour relooker l’austère demeure d’angle conçue et construite par l’architecte Raoul Van Houtte dans les années 1930.

Si, à l’extérieur, les fenêtres basses et les arcs en plein cintre évoquent le style Art déco tardif, l’architecte a transformé l’intérieur en habitation cosmopolite grâce à un usage massif de matériaux luxueux.

La maison s’articule autour de l’escalier en pierre naturelle. ©Jean Pierre Gabriel

L’architecte a supprimé les portes de séparation inutiles pour ouvrir l’espace, créer de nouveaux axes visuels et faciliter de circulation. Ce qui agrandit l’espace sans gâcher l’ambiance intime. Et ce sentiment cosy est renforcé par des colonnes sombres et des miroirs bas qui apportent aussi des perspectives et du suspense. Un monumental escalier en pierre naturelle, dont les marches rappellent le travail de l’architecte italien Carlo Scarpa, est le cœur de la maison.

©Jean Pierre Gabriel

Sensualité et contrastes sont des concepts clés du minimalisme monumental de Sestig, qui passe avec aisance des sols en béton lavé et aux murs en tadelakt à la peinture satinée ou au travertin. Si la maison était un personnage, elle aurait plusieurs visages: modeste ou extravertie, brute ou léchée, réservée ou glamour. 

Bande-annonce 'Spider in the web'

 


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