sabato

3 tendances à retenir de la Milan Design Week

Le label Cos a confié son image durable à l’architecte français Arthur Mamou-Mani, qui a signé ‘Conifera'. ©rv

Le Salone del Mobile à Milan est l'incontournable showcase annuel du monde du design. Voici les tendances à retenir.

1. Élément-terre: les tonalités naturelles 

Brut fait partager son attrait pour les teintes ‘terre’, du beige au sable, en passant par le terracotta et même le brique. ©Alexander Popelier

Un an après son lancement réussi, le collectif belge de design Brut est retourné à Milan, cette fois avec un effectif un peu plus restreint, sans Ben Storms et Cédric Etienne. "Ce n’était pas impératif: nous ne sommes pas une formation fixe et il n’y a aucune obligation à se présenter avec les mêmes personnes chaque fois. D’ailleurs, il serait même possible qu’un nouveau nom vienne prochainement s’ajouter", précise Nel Verbeke.

Cette année, les designers de Brut ont choisi le thème de la ‘terre’, qu’ils ont décliné sous toutes ses formes.

Terre de Sienne

‘Périmètre Rosacotta’, chez Hermès Maison. ©ERIC POITEVIN

Inspiré par un site archéologique, Bram Vanderbeke a traité un matériau aussi moderne que le béton comme un strate à part entière dans l’anthropocène. Linde Freya Tangelder a choisi la brique dans la conception d’une chaise. Charlotte Jonckheer a mis au point un nouveau matériau, à base de papier. Nel Verbeke a utilisé les données d’un pluviomètre pour intégrer dans un objet les conditions mensuelles ou hebdomadaires du sol d’une zone spécifique.

Mais quel est le point commun entre toutes ces créations conceptuelles et les produits commerciaux du Salone del Mobile? La prédilection pour les tons de terre. Du beige au sable en passant par le terracotta et le rouge brique, la terre inspire, c’est sûr!

2. Fluo à gogo: le come-back des nineties 

Le fauteuil Bulbo par Fernando et Humberto Campana pour Objets Nomades de Louis Vuitton peut accueillir une ou deux personnes (90.000 euros). ©STEPHANE MURATET

De plus en plus de marques du monde de la mode cherchent un prétexte pour être présentes à Milan, mais dans le cas de Louis Vuitton, c’est pleinement justifié. Depuis 2012, la maison française propose une collection complète d’objets d’intérieur, conçus par les plus grands noms de l’univers du design. Avec une luxueuse table en verre créée par l’Atelier Biagetti de Milan et des panneaux en cuir tissé du duo Zanellato/Bortotto, cette édition n’a pas fait exception à la règle.

Pas de danse

Cependant, la caractéristique la plus frappante de l’installation présentée au Palazzo Serbelloni était la vibe nineties des premières pièces. Un exemplaire jaune vif du fauteuil cocon ‘Bulbo’ des frères Campana était flanqué de feuilles de palmier déclinant toutes sortes de teintes fluo, tandis que ‘Freedom’ de George Michael faisait vibrer les haut-parleurs, mais aussi les visiteurs, qui ne résistaient pas à l’envie d’esquisser quelques pas de danse…

‘Vlinder’, Hella Jongerius pour Vitra. ©rv

La même ambiance nineties se retrouvait d’ailleurs à d’autres différents endroits de Milan, comme sur le stand Vitra, avec ses couleurs ultra présentes et une gigantesque montre Swatch flanquée au mur. Une ambiance dans laquelle le nouveau canapé ‘Vlinder’ de Hella Jongerius était parfaitement à sa place!

3. Conifères écologiquement responsables: la durabilité qui rallie tout le monde

L'installation 'Conifera' de l’architecte français Arthur Mamou-Mani pour Cos. ©rv

Le Salone del Mobile de Milan est non seulement un lieu où marques et producteurs présentent leurs nouveautés, c’est aussi l’occasion idéale pour afficher son ambition en matière de durabilité.

Certes, c’est un thème de la plus haute importance dans le secteur de l’aménagement intérieur mais l’incarnation de ce qu’est la durabilité varie. La marque de mode Cos, qui met en scène depuis plusieurs années de superbes installations à Milan, a confié son image durable à l’architecte français Arthur Mamou-Mani.

Il a réalisé ‘Conifera’, une gigantesque construction en bioplastique compostable qui va de l’intérieur à l’extérieur du Palazzo Isimbardi. Comme ce plastique est imprimé en 3D sur place, le transport est resté limité. L’installation et le jardin du Palazzo donnaient une image idyllique de la façon de concilier nature et culture.

‘Sinum’, la planche de surf de Philippe Martens. ©Philippe Martens

Généreuse nature

Un thème qui a également su rallier les designers belges. Titrée ‘Generous Nature’, l’exposition mise sur pied par Flanders DC en collaboration avec Wallonie-Bruxelles Design Mode mettait l’accent sur 15 de nos compatriotes créatifs.

Dont Philippe Martens, qui présentait une alternative écologique à la planche de surf. "Les surfeurs sont très préoccupés par l’avenir de la nature", souligne Martens. "C’est pourquoi en tant que surfeur, je n’ai pas pu m’empêcher de plancher pour concevoir un objet écologique et abordable." Avec succès!

Lire également

Publicité
Publicité