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Bienvenue chez les cofondateurs du musée d'art urbain Mima

©Thomas Vanhaute

Non, Florence et Michel de Launoit, cofondateurs du Mima, n'habitent pas une maison pleine de graffitis: le couple vit dans les environs de Bruxelles, dans une maison qui a un petit côté américain, grâce aux matériaux chaleureux utilisés.

L'intérieur est le reflet de leur passion pour la musique, l'art et la culture. En 2008, ils ont fondé Akamusic, une des premières plateformes de crowdfunding de l'industrie musicale. "20.000 musiciens s'y sont inscrits, dont une centaine a pu réaliser un album ou un EP grâce aux internautes. En tout, nous avons pu produire 600 titres."

En 2014, le couple ouvre un musée d'art contemporain à Bruxelles, consacré à la culture 2.0 et qui offre une plateforme à l'art et la culture urbaine post 2000. C'est avec Alice van den Abeele et Raphaël Cruyt, fondateurs d'Alice Gallery à Bruxelles, qu'ils se sont lancés.

"L'idée du Mima -Millennium Iconoclast Museum of Art- est née lors d'un voyage à Los Angeles: j'avais demandé à l'Office du Tourisme où se trouvait le musée de street art et il n'y en avait pas, alors que cette forme d'art y est née il y a quarante ans", s'étonne Michel de Launoit.

"Je ne suis pas un connaisseur, mais un amateur d'art. Et, en tant qu'entrepreneur, je sais comment réunir les bonnes personnes pour réaliser un projet. Tous les mercredis, Alice, Raphaël, Florence et moi nous nous retrouvions pour réaliser le projet. Nous sommes partis de zéro et, en avril 2016, le musée a ouvert ses portes, à Molenbeek. Depuis lors, nous avons présenté six expos.

"Notre budget annuel est de 600.000 euros: 25% sont des subsides, 50% de l'exploitation, 10% du partenariat privé et 15% du mécénat des Amis du Musée. Cela fait près de trois ans que nous avons ouvert et nous avons accueilli pas moins de 125.000 visiteurs. Cependant, nous devons continuer à chercher de nouveaux mécènes pour assurer sa viabilité."

En détail

Tomate

©Thomas Vanhaute

"La 'tomate', sur la table basse, est une édition de l'artiste Parra. L'original, beaucoup plus grand, a été le premier achat pour la collection permanente du Mima. Parra réalise des sculptures, des vidéos, des peintures, du graphisme et du design; c'est un artiste polyvalent!"

"Le mur de la cheminée est orné d'un tableau de Paul Wackers, un artiste que j'ai découvert à la Alice Gallery et qui a été exposé au Mima. Sur la cheminée, se trouve une sculpture en forme de masque de Catherine François, une amie sculptrice bruxelloise."

Piano

©Thomas Vanhaute


"Je ne joue pas de piano, mais j'ai la musique dans le sang. Mon grand-père a fondé le Concours Reine Élisabeth et la Chapelle Musicale Reine Élisabeth. Sur le piano, j'ai déposé un souvenir de mes jeunes années, offert par mon frère: le robot Goldorak, une série d'animation japonaise. Il y a aussi un portrait que l'artiste-chanteur Philippe Lafontaine a fait pour mes cinquante ans. Le Mima et Akamusic y sont mentionnés."

"J'ai fait réaliser sur mesure la table basse, dans une forme organique. Ce meuble, qui a été peint avec de la laque pour voiture, apporte au salon un flux spontané. Le vase de Colonel & Spit est un cadeau pour mes cinquante ans. Il représente les musiciens, les films, les réalisateurs et les créateurs dont je suis fan: Rundskop, Faux Contact, Johnny Hallyday, Jacques Brel, Alan Parker, Traviata, etc."

Urban Art

©Thomas Vanhaute

"J'adore le travail de l'artiste urbain Invader. Pour lui, le monde est un support pour ses mosaïques. Il utilise cette technique ancienne de façon contemporaine. Comme Banksy, c'est un artiste qui pratique la guérilla et qui prouve que, quand on a du talent et une bonne connection internet, un travail peut être connu dans le monde entier."

"La collection d'objets en verre appartient à Florence. La photo, au-dessus, est de Valery Lippens et la peinture abstraite, sur le sol, vient de mon père. Il l'avait achetée dans les années 70, dans l'atelier de César Manrique, l'artiste et architecte qui a donné à l'île de Lanzarote un cachet artistique grâce à sa fondation."

Expo 'Dream Box', à partir du 1 février. Mima, quai du Hainaut 4 à 1080 Bruxelles 

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