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Bienvenue chez l'architecte Julie Palma Engels à Rhode-Saint-Genèse

©Annick Vernimmen

Au départ, Julie Palma Engels et son mari, Joe, un architecte très actif aux États-Unis, comptaient s'installer à Londres. Comme ils n'ont pas trouvé d'école pour leurs enfants et que la recherche d'une maison dans la capitale britannique ne s'est pas déroulée comme prévu -trop cher pour trop peu de confort-, la famille décide de s'installer à Rhode-Saint-Genèse.

Un beau jour, la soeur de l'architecte l'informe que, dans la même commune des environs de Bruxelles, se trouvait une maison à vendre. "À trois rues de là où j'ai grandi", sourit-elle. "Avec le budget d'une petite maison à Londres, nous pouvions acheter une grande maison et la rénover complètement. Nous n'avons pas hésité une seconde!"

Pourtant, il lui a fallu faire preuve d'imagination le jour de la première visite. Si cette maison du début des années 1930 avait beaucoup de charme, elle avait été mal rénovée au fil des ans. "Elle avait été occupée par un atelier protégé, c'est pour cela que tout avait été divisé en dizaines de petites pièces avec des cloisons en placoplatre."

"Nous avons acheté la maison sans savoir quels éléments d'origine s'y trouveraient encore. Et là, surprise: nous avons découvert une grande partie de la finition d'origine sous les faux murs et les panneaux.

La maison n'est pas classée, pourtant nous l'avons rénovée dans le plus grand respect. Tout ce qui avait été ajouté était franchement moche et nous avons fait remplacer ces éléments par d'autres qui s'intégraient mieux dans l'architecture d'origine. Nous avons même conservé la chapelle, installée par les premiers occupants, pour en faire une salle de réunion."

En détail

Esthétique

©Annick Vernimmen

"C'est grâce à Ronald Rozenbaum, un collectionneur d'art bruxellois pour qui j'ai transformé un consulat en habitation avec espace d'exposition, que j'ai découvert le travail de Lucas Jardin. Cet artiste français, qui travaille à Bruxelles, traite des vieilles affiches avec toutes sortes de produits chimiques et d'acides."

"Quand nous avons acheté la maison, le sol était noir. Le spécialiste du parquet auquel nous avons fait appel pour lui redonner son éclat d'antan a sauté de joie quand il a découvert que, sous cette couche de peinture, il y avait une marqueterie d'essences tropicales."

À table 

©Annick Vernimmen

"Je ne placerais jamais une table aussi classique dans un projet résidentiel, même d'un style plus épuré qu'ici. Cependant, comme je voulais être en harmonie avec l'histoire de la maison, je l'ai choisie parce qu'elle fonctionne bien avec les portes intérieures d'origine en palissandre."

"Au-dessus de la table, il s'agit du lustre 'Boll' de Giopato & Coombes, composé de boules de verre soufflé à la bouche et qui rappellent des bulles de savon. Les chaises 'Pretzel' de Plycraft, conçues dans les années 60 par l'Américain Norman Cherner, ne sont pas Art déco, mais s'intègrent parfaitement dans l'ensemble. J'aime les intérieurs éclectiques avec une certaine cohérence."

"Nous avons transformé l'ancienne antichambre à l'arrière en coin lecture. À côté du 'Lounge Chair' de Charles & Ray Eames, nous avons accroché l'étagère 'Démon Shelve', une réédition de Gubi de la création de Mathieu Mategéts de 1954. Le canapé que nous avons fait réaliser sur mesure a été garni par les Tissus du Sablon."

Finitions

©Annick Vernimmen

"Si je devais concevoir un nouveau projet, je ne choisirais jamais cette finition d'appuis de fenêtre en marbre. Mais comme ils sont typiques de leur époque, je les ai laissés tels quels, comme les cheminées et la ferronnerie."

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