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Bienvenue chez Ysaline Grangé, co-fondatrice du label de mode AME

©Thomas Vanhaute

Ysaline Grangé vit dans une maison qui date de 1958, année de l’Exposition universelle de Bruxelles. L’ensemble de la rénovation a été coordonné par sa sœur, Julie, fondatrice du bureau d’architecture d’intérieur Julie2.

"La décoration était vieillotte, mais nous trouvions les volumes intéressants. Nous avons conservé certains éléments comme la rampe, les radiateurs et les placards, mais nous avons remplacé le reste." 

L’entrepreneuse a exercé la fonction de consultante en business development et marketing pour Rue Blanche, Essentiel et Maison Ullens. "Lorsque je travaillais chez Essentiel, j’ai rencontré la styliste Alizée Van Strydonck.

Notre première collection, pour l’hiver 2019, vient d'être livrée dans 38 enseignes et nous travaillons sur notre troisième collection. Si créer une marque de mode ‘from scratch’ est excitant, cela nécessite aussi un important capital. Comme nous travaillions toutes les deux dans la mode depuis longtemps déjà, nous connaissions les pièges et les erreurs de débutant. Et comme j’ai une formation économique, je supervise l’aspect financier."

Le résultat de leur travail de réflexion et de création est AME, une collection minimaliste et intemporelle au luxe discret, dans de belles matières. "Pas de mode jetable flashy, plutôt des de pièces seasonless."

En détail

©Thomas Vanhaute

Porte-bonheur

"J’ai acheté ce masque africain à Marrakech, lors de mon voyage de noces, il y a huit ans. Depuis lors, c’est mon porte-bonheur. Il est exposé sur une table d’appoint Serax avec un plateau en marbre."

Piano

©Thomas Vanhaute


"Mon mari, Jean-Yves Brion, travaille dans le domaine du transport maritime, comme mon père. Il est aussi musicien: il joue sur son piano à queue quand il a un moment de liberté."

"Nous avons vu ces claustras du designer tchèque Ludvik Volak pour Drevopodnik Holesov dans une version peinte en blanc chez des connaissances. Quand, en passant devant un antiquaire de la Kloosterstraat, j’ai vu qu’il les avait dans leur version originale, je les ai achetés sans hésiter. Nous les laissons vides, car ils sont beaucoup moins originaux une fois garnis de livres."

Mondial

©Thomas Vanhaute

"Le canapé, conçu par le designer néerlandais Theo Ruth pour Artifort, vient de chez Nome Furniture, un hangar doublé d’une boutique en ligne proposant un large choix de meubles vintage. Les tables basses, le bar trolley et le miroir viennent de Notre Monde, qui, depuis, a été racheté par les Belges de l’entreprise de design Ethnicraft. Le fauteuil est une réédition d’un modèle Ikea vintage."

"Cette table basse en verre au pied arrondi a passé des décennies en Suisse, dans l’appartement de la grand-mère de mon époux. Après quelques recherches, il s’est avéré qu’il s’agissait d’un projet pour le pavillon de l’Expo 58 de l’entreprise bruxelloise de design Vanderborght."

"L’objet doré arrondi, déposé à-même le sol, est une lampe en verre de Murano. Elle est encore plus belle quand elle est éteinte! Je l’ai achetée chez Polyèdre, une entreprise belge qui réalise des aménagements et distribue du design."

"On m’a offert un bouquet de fleurs dans lequel était caché cet insecte doré: c’était comme un cadeau dans un cadeau. À côté des bols de chez Graanmarkt 13, on peut voir un petit bronze de l’artiste Virginie Buytaert, une danseuse."

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