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Le samedi de l’humoriste Serine Ayari

«Ma styliste, Souhir Bader, et moi décidons de mes looks. Elle a préparé plein de tenues à l’avance que j’essaie le samedi.» ©Laurence Vander Elstraeten

Le sabato de l’artiste de stand-up Serine Ayari: cuisine japonaise, coups de fil et rigolade en matant des reality shows plus que nuls sur Netflix.

Pour moi, chaque jour ressemble un peu au samedi de la plupart des gens.» Le vendredi 15 octobre aura lieu la première de son premier spectacle complet, "Still standing", à l’Arenberg Schouwburg à Anvers. Après avoir fait grande impression avec de courtes performances (10 à 15 minutes, des "gigs" et des "bits" dans le jargon du stand-up), elle était en plein try-out quand la pandémie a éclaté, mettant ses projets en pause.

Je ne lis que s’il n’y a rien d’autre à faire:

Il me reste une centaine de pages pour terminer ‘Tunis Blues’ d’Ali Bécheur.

Il y a quatre ans encore, la Belge d’origine tunisienne enchaînait les jobs, jusqu’à ce qu’elle se lance dans sa passion: le stand-up et le théâtre. "Still standing" est un show très personnel: "Je ne suis pas du genre à écrire une blague sur une séance de shopping: je me mets à nu. D’ailleurs, "stand-up" a plusieurs significations. Au cours de ma vie, j’ai souvent dû changer de plan de carrière."

11h00 – "Je me lève rarement avant 11 heures, même en semaine. Ensuite, je prends un café à mon aise, en passant en revue mes mails."

12h30 – "Je rentre de Paris où j’ai passé quatre jours à me produire dans des comedy clubs, ce qui m’a permis d’être parfaitement rodée pour mon show sur Canal+, en compagnie de cinq autres humoristes. Le samedi, je me consacre aux choses urgentes que je n’ai pas eu le temps de faire pendant la semaine: e-mails, mise à jour de mon site web et paperasserie. Je cherche un espace de coworking, comme Firma à Vilvoorde."

15h30 – "Je prends un lunch sur le tard avec une amie. Cet été, j’ai passé trois semaines en Tunisie et en Grèce, du coup, j’ai envie de cuisine japonaise: nous allons manger des ramen chez Menma, place Sainte-Catherine."

Au Kings of Comedy Club à Ixelles, Ayari, qui joue presque tous les soirs, teste son nouveau spectacle.

17h30 – "J’ai rendez-vous avec ma styliste Souhir Bader au concept store Knits & Treats à Molenbeek. Nous choisissons mes prochains looks. Je lui ai envoyé toutes sortes de screenshots et elle en a fait un moodboard pour préparer toutes mes tenues. Je les essaye."

19h00 – "Ce soir, je devrais me reposer, mais j’ai trop envie de ‘stand-upper’. Ça fait vingt jours que je n’ai rien joué et j’ai envie de tenir à nouveau un micro pour tester mon nouveau matériel. J’ai donc téléphoné à What the Fun, qui organise des soirées de stand-up dans des cafés et bars bruxellois, afin de savoir s’il n’y avait pas une petite place pour moi quelque part ce soir. Ce sera au Kings of Comedy Club à Ixelles."

20h00 – "Je bois un verre, je discute avec les autres comédiens et j’attends le public. Les soirs comme celui-ci, je ne suis pas tendue. Il y a le risque que ma performance ne soit pas très drôle, mais ça fait partie du processus d’écriture de nouveau matériel. Ce soir, le public a bu quelques verres et l’ambiance est bonne."

"À une heure du matin, si je ne suis plus assez éveillée pour lire les sous-titres: Je mate des trucs bien nuls comme ‘The real housewives’."
Serine Ayari
Humoriste

22h00 – "Je discute un peu avec le public et je fais la promotion de mon spectacle. Je joue presque tous les soirs dans des bars, même si ce n’est que pendant dix minutes. Ce qui est chouette les samedis, c’est que les copains de Vilvorde ou de Bruxelles viennent nous voir."

01h00 – "Je rentre, je mange une tartine et je regarde ‘The morning show’. Sur Netflix, il y a des séries égyptiennes et jordaniennes pour ados que je regarde pour entretenir mon arabe. Si je ne suis plus assez éveillée pour lire les sous-titres, je mate des trucs bien nuls comme "The real housewives" ou "90 day fiancé", les aventures d’une femme corpulente et d’âge moyen du Midwest qui croit qu’elle peut vraiment avoir une relation avec le beau, jeune et dynamique Tunisien qu’elle a rencontré en ligne, alors que le gars veut juste venir en Amérique. Ou bien un homme blanc, gros et laid, qui est convaincu qu’une mannequin colombienne est amoureuse de lui. C’est poilant. Je continue à regarder et à rire jusqu’à m’endormir entre deux et trois heures du matin."

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