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La nouvelle adresse bistronomique à Bruxelles

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En nous accueillant, la patronne nous lance: "Elle vient de péter les plombs, elle a programmé pour ce midi un fonds musical des années soixante!", en nous présentant sa jeune serveuse. Le ton est donné. Ici, dans ce nouveau restaurant d'Ixelles, l'ambiance est à la décontraction, à la bonne humeur et aux discussions d'une table à l'autre.

Mais il y a tout d'abord le cadre. Le grand comptoir-bar en marbre et bois de cèdre, le mobilier en bois clair, le parquet patiné, les pierres naturelles apparentes, les banquettes recouvertes de tissu rayé, les coussins colorés, les oeuvres d'art contemporain dont celle, impressionnante, de Jean-Luc Moerman.

La terrasse (meubles de Philippe Starck) sera bientôt agrémentée de chaufferettes pour, même en hiver, pouvoir y déguster un café, un cocktail ou fumer un cigare. C'est que Myriam Mam aime les "puros" des Caraïbes. Et aussi la vie. Exubérante, elle nous fait visiter les toilettes avant le repas. Un lieu apaisant avec des bougies allumées, des fauteuils vintage et des parfums orientaux.

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Il est temps de passer à table. Devant une flûte de Moët & Chandon rosé, on nous présente le tableau noir avec les suggestions (qui changent tous les 10-15 jours). Cinq entrées, cinq plats et cinq desserts que l'on peut choisir à la carte ou pour se concocter un menu trois services. Des préparations imaginées par Frédéric De Smet, un chef que l'on a connu au Kokejane à Herne (à son époque étoilée), au Belga Queen et aussi au Bijgaarden.

Alors, que dit le tableau du jour? Nous allons opter pour le menu trois services. On hésite. Et on se décide. Une raviole ouverte au crabe des neiges avec émulsion au safran et chips de radis noir. Le crabe est bien présent et le safran apporte sa touche subtilement épicée. Pour moi, ce sera un morceau délicat de chair de volaille peu courant sur la carte des restaurants, le sot-l'y-laisse. Il est présenté avec quelques champignons, de la noix de pécan et une petite purée de pommes de terre veloutée. La saveur est fine et subtile.

Ensuite, un ris de veau bien croustillant, mais à la chair tendre et moelleuse accompagné d'une purée de carottes. Un choix qui aurait pu être plus judicieux.

RÉSERVATION
Adresse?

Rue Washington 151-153, 1050 Bruxelles. Tél. 02/219.45.68. Ouvert du mardi au samedi. Brunch le dimanche (12-17h). Service voiturier.
Sommelier?
En plus de l'ardoise qui présente les vins du mois, la carte propose des vins français (Alsace, Loire, Bourgogne), italiens (Valpolicella), espagnols, argentins, chiliens,...Une carte qui va évoluer régulièrement.
Décibels?
30-35 dB
Addition?
Deux flûtes de champagne (24 euros), deux menus à 42 euros, une bouteille de vin (45 euros) et deux cafés (7 euros): 160 euros.
On y retourne?
Pour retrouver l'ambiance de ce nouveau restaurant, la bonne humeur communicative de la patronne et découvrir le lunch (25 euros) et la terrasse chauffée.

Pour moi, un grand classique: le carré d'agneau en croûte d'herbe et moutarde Tierenteyn servi avec un -tout aussi classique- gratin dauphinois. Cuisson quasi parfaite de l'agneau (un peu rouge à l'os). On a juste regretté l'absence d'un bon couteau pointu.

Et voici les desserts. Un pain perdu revisité avec pomme caramélisée, jus au Calvados et glace pistache (avec des petits morceaux bien croquants). La tarte au citron à la façon du chef? Rafraîchissante en fin de repas, servie avec une boule de sorbet. Dans nos verres, un rouge puissant et chaleureux de l'appellation castillane Toro issu en partie de vignes centenaires. On repart satisfait, tant pour l'ambiance que pour l'assiette.

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