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Les meilleures terrasses de l'été: chez Le Jules d'Émilie

©Luc Viatour

Sabato vous emmène à la découverte des terrasses où se régaler au soleil. Cette semaine: Patrick Fiévez s'attable chez Le Jules d'Émilie qui propose une cuisine classique avec un twist.

C'est un restaurant blotti dans un quartier tranquille de Bruxelles dont, en 2015, Pierre et Marc Urbain ont repris les commandes, le premier en cuisine, le second en salle. Le chef n'est pas un inconnu de la profession: on a pu le rencontrer aux fourneaux du Cercle des Nations et au Club de Lorraine, à l'époque où il se trouvait avenue du Prince d'Orange. Ensuite, il part à Keerbergen. Là, dans une brasserie très classieuse, The Lake, il apprend tout sur la question des asperges car, dans une région où sa culture est historique, ce restaurant en a fait une de ses spécialités. Trois ans plus tard, il revient à Bruxelles et crée le restaurant 830, à Uccle, avant de s'installer à Boisfort au Jules d'Émilie.

©Luc Viatour

Ce midi, comme la température est estivale, la petite terrasse affiche complet. À l'intérieur, l'ambiance est cosy et décontractée: plancher en bois brut, lambris clairs, tables et chaises en bois blond, objets rétros. Les tables sont à bonne distance les unes des autres, ce qui permet le bavardage en toute discrétion.

©Luc Viatour

Adresse?
Le Jules d'Émilie
Avenue du Bois de la Cambre, 25
1170 Watermael-Boitsfort
Tél. 02/660.26.77
Terrasse urbaine
Fermé samedi et dimanche.
www.lejulesdemilie.com

Sommelier?
Carte assez courte avec de bonnes références françaises dans les 30 à 40 euros: Domaine de Font Vive (Bandol), Château de Meursault (Bourgogne), Château du Hureau (Saumur-Champigny), Domaine de l'Hortus (Languedoc), La Réméjeanne et Roger Perrin (Rhône).

Décibels?
Zéro musique en terrasse...

Addition?
Deux verres de vin blanc à l'apéritif (7 euros), deux entrées (32), deux plats (50), un fromage (12), un dessert (8), une bouteille de vin blanc (34): total 143 euros.

On y retourne?
Oui, pour le charme de la terrasse en ville.

Devant un verre de chardonnay, on étudie les choix proposés sur l'écriteau déposé devant notre table. Outre un menu à 34 euros (trois services), quelques suggestions à la carte. Mon compagnon de table choisit de simples huîtres sur glace, des N°3 de Normandie. Perso, j'opte pour un duo d'asperges sauce mousseline et feuilleté de petits gris de Namur, ce dernier agrémenté classiquement d'un beurre à l'ail persillé. Les asperges se présentent un peu trop cuites: mais c'est une question de goût... Pourquoi, à l'instar de la viande, ne demande-t-on pas aux hôtes la cuisson qu'ils souhaitent pour ce délicat légume? Le beurre à l'ail et la douceur de la mousseline, voilà un duo contrasté.

Pour le plat, nous avons choisi des filets de soles sauce Dugléré, ainsi nommée en hommage à son créateur, Adolphe Dugléré, illustre cuisinier français du XIXème siècle. Elle se compose de tomates, échalotes, persil, vin blanc et beurre. Le chef nous a proposé cette assiette de solettes plutôt que de soles avec, là aussi, quelques asperges vertes. Au moment du dessert, mon complice de table préfère choisir un assortiment de fromages. Sur la carte, je vois une dame blanche annoncée maison. Je craque: excellente idée, elle s'est avérée parfaite. Une des meilleures dégustées depuis longtemps...

Et dans les verres? Une bouteille de blanc a fait notre bonheur: un Faugères, cru languedocien, du Château de La Liquière portant le nom de Cistus. Elle a accepté de se confier à la fois aux asperges (accord souvent difficile) et aux solettes avec toutefois une préférence associative pour le poisson. À noter aussi que, dans ce restaurant, tout est fait maison, des fonds de sauce jusqu'aux glaces. Dernier conseil: il est prudent de réserver!

 

À la recherche d'un restaurant près de chez vous? L'onglet 'Les tables de Sabato' reprend toutes nos adresses.

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