À Ottignies, le restaurant Cécila est de retour | Bon, mais trop cher

Jan Scheidtweiler s'attable au nouveau Cécila à Ottignies ou se déploie le talent exceptionnel de Mélanie Englebin.

Cécila est de retour! Le restaurant bruxellois a mis la clé sous la porte en 2017 au bout de quatre ans, suite aux problèmes de mobilité dans le centre. Pourtant, Mélanie Englebin avait réussi à rassembler un grand nombre d'aficionados, ainsi que le titre de Jeune Chef 2017 décerné par Gault&Millau, grâce à ses plats délicats regorgeant d'associations insolites, dont son merveilleux plat signature dans lequel elle associait calamar et pigeon.

Après cet épisode en tant que restauratrice, la jeune femme entame une nouvelle vie dans le rôle de cheffe à domicile, constatant qu'elle préfère se consacrer à la cuisine plutôt qu'à la gestion d'un établissement. Mais voilà: six ans après la fermeture de son enseigne, elle change d'avis et, à la fin du mois d'octobre, elle inaugure son nouveau restaurant.

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Ce nouveau Cécila – dont le nom est un hommage à la mère de la cheffe – se trouve dans un quartier résidentiel d'Ottignies, dans une charmante villa blanche au toit de chaume où vivaient le comte et ancien bourgmestre, Yves du Monceau, et sa famille. L'ambiance est restée familiale: les convives peuvent prendre l'apéritif installés dans les confortables fauteuils de ce qui fut le salon, et les chambres du premier étage ont été aménagées en boutique-hôtel.

Mélanie Englebin doit-elle payer un loyer conséquent? Est-ce parce qu'elle ne peut accueillir que dix-huit convives? Quelle que soit la raison, les prix sont élevés: un menu cinq services revient à 130 euros et le lunch le moins cher à 79 euros.

Le nouveau Cécila se trouve dans un quartier résidentiel d'Ottignies, dans une charmante villa blanche au toit de chaume où vivaient le comte et ancien bourgmestre, Yves du Monceau, et sa famille.
©Anthony Florio
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Mais passons à table. Les trois mises en bouche délicates – dont une gaufre à la betterave et une meringue à l'huile de maquereau fumé – sont une parfaite illustration de la finesse de la gastronomie de la cheffe, toujours au top.

Pour la double entrée autour de la truite, elle fait également preuve de subtilité: dans une assiette, le poisson légèrement mariné, mais peu assaisonné est judicieusement entouré de potiron et de capucines, tandis que dans l'autre, une gaufre aérienne est garnie d'une intense crème de truite.

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Presque chaque plat met en avant l'art de la cheffe d'ajouter des accents au moyen de garnitures aux saveurs corsées, telles que mousse de bisque de crevettes ou sauce aux cèpes. On oublierait presque que dans l'assiette, il n'y a que peu de produits de luxe: un peu de truffe, mais sinon rien que du porc et des crevettes.

Oui, le nouveau Cécila est bon, très bon, mais, hélas, un peu trop cher.

Cécila

Avenue du Parc, 1340 Ottignies
Tél. 010/61.84.12 | cecila-restaurant.com
Fermé le dimanche, le lundi et le mardi

Addition

172,25 euros par personne (130 euros les plats, 42,25 euros les boissons).

Décibels

À peine 53 dB.

Sommelier

Carte de douze pages d'appellations françaises connues. Six vins au verre. Les vins pour accompagner le menu sont bien choisis: neuf euros le verre.

On y retourne?

Mélanie Englebin a du talent à revendre, mais les tarifs m'ont tout de même pris de court. C'est une adresse à réserver pour les grandes occasions.

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