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Barbizon by Enjoy: une brasserie chic, élégante et trendy

©Le Barbizon

Le Barbizon était une valeur établie à Overijse. Maintenant, un traiteur relève le défi de le rouvrir dans un style tout à fait différent.

Adresse?
Welriekendedreef, 95
3090 Overijse
Tél. 02/319.66.00
Fermé samedi midi, lundi et mardi.
www.restaurant-barbizon.be
Parking devant le restaurant.

Sommelier?
Carte des vins assez réduite. Château Bonnet (Bordeaux blanc), Sancerre de Reverdy, Pinot Noir alsacien bio  de Fernand Engel, Bourgognes de Louis Jadot, Pessac-Léognan du Château de Rochemorin, Chablis du Domaine des Malandes et un vin belge, celui du château de Bioul. Une autre carte reprend le fonds de cave de l’ancien propriétaire: Châteauneuf-du-Pape de Perrin, Chablis premier cru Fourchaume de La Chablisienne, Meursault de Michelot... Cœur de carte: 38-45 euros.

Décibels?
Calme, très calme.

Addition?
Apéritif, deux entrées, deux plats, deux desserts, une bouteille de vin: 164 euros.

On y retourne?
Cet été, pour profiter de la terrasse.

C’était en 1958. Un Français, Jacques Deluc, décide d’ouvrir un restaurant en Belgique. Il choisit Overijse et y fait bâtir une maison à colombages style normand destinée à l’accueillir: un cas unique, sans doute, dans l’histoire de la restauration belge. Jacques, puis son fils Alain, font partie de la prestigieuse chaîne Relais & Châteaux. Le Barbizon obtient une, puis deux étoiles au Michelin.

Après un bref passage de la troisième génération (le fils d’Alain), la famille décide de chercher un acquéreur. L’an dernier, un traiteur, Alexandre de Radiguès, relève le défi. Après d’importants travaux de rénovation et d’aménagement, Le Barbizon rouvre en novembre dernier, dans un style très différent: une brasserie chic, élégante et trendy. Les deux salles claires et lumineuses sont un clin d’œil à l’univers des années quatre-vingt, en mettant le rose et le rouge à l’honneur.

L’apéritif? Une bière aux fruits, créée exclusivement pour ce restaurant par la brasserie Bertinchamps de Gembloux. 

Et maintenant, consultons la carte. Elle est assez classique, bien dans l’esprit brasserie. Deux croquettes au fromage pour mon compagnon de table et un duo de croquettes (crevettes et fromage) pour votre serviteur. Annoncées artisanales (mais quelle est la définition de ce mot?), elles furent servies un peu trop tièdes au cœur.

©Le Barbizon

 Ensuite, mon voisin opta pour un demi-poulet bio à l’estragon, servi avec de la compote de pommes et des frites maison - comme la mayonnaise. La cuisson de la volaille? Guère assez cuite à l’os. Par contre, bonne cuisson de mon mignon de veau aux morilles proposé avec une bouquetière de légumes tendres. Le prix du plat? Un peu élevé (34 euros).

Au dessert, une originale dame blanche au Chokotoff, ce caramel nappé de chocolat, une friandise emblématique de note pays, imaginée par Côté d’Or en 1934. Et un fondant au chocolat rafraîchi (sic) à la vanille et au caramel beurre salé.

Dans nos verres, un Chablis 2018 du Domaine des Malandes accompagna tout le repas: un bon compromis pour nos deux entrées et nos deux plats différents. Le restaurant ne suggère pas (encore) un menu avec sélection de vins. Lors de note passage, un mois après son ouverture, cette nouvelle brasserie, qui bénéficie d’un cadre et d’un environnement idéal, avait encore besoin  de se roder.

©Le Barbizon

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