sabato

Le jeûne intermittent, bon pour la santé?

Le jeûne intermittent revient à ne pas se nourrir pendant 16 à 18 heures et pouvoir ensuite manger ce que l’on veut. ©Shutterstock

Les recherche sur les termes "jeûne" et "intermittent" auront été les plus populaires sur Google en 2019. Le principe de ce nouveau régime: ne rien manger pendant 16 à 18 heures et se nourrir ensuite sans contraintes.

Le Carême a commencé mercredi dernier. Peu de gens se plient encore aux obligations liées à cette période. Par contre, le nombre d’adeptes du jeûne intermittent a explosé. Quels sont les atouts de ce jeûne profane? Il permet notamment de contrôler son poids, mais aussi d'améliorer la qualité de son sommeil et de son transit intestinal.

Il est le successeur du régime 5:2, très médiatisé à sa grande époque, qui consistait à faire suivre 5 jours d’alimentation normale par 2 jours de diète. Ce régime était inspiré par une pratique courante chez les patriciens du Moyen Âge, qui alternaient les agapes avec des périodes de jeûne. Par contre, ce nouveau jeûne intermittent ou "JI" se concentre sur une seule journée. Il s'agit désormais d'alterner une longue période de la journée sans manger avec une période plus courte pendant laquelle on mange.

Il y a deux variantes du jeûne intermittent ou ‘JI’: la version 18:6 et la version 16:8.

Le "JI" se décline en deux variantes: la version 18:6 et la version 16:8. Le premier chiffre représente le nombre d’heures de jeûne et, le second, le nombre d’heures pendant lesquelles on s’alimente. Concrètement, dans la version 18:6, on ne mange rien pendant 18 heures, par exemple entre 20 heures et 14 heures le lendemain. Dans la version light, on peut se mettre à table dès 12 heures, le lendemain. Cependant, libre à chacun d’adapter ces horaires à son mode de vie.

Bon pour le système digestif

La popularité du jeûne intermittent a plusieurs explications. Certaines études scientifiques ont mis en valeur que ne rien manger pendant plusieurs heures de suite est bénéfique pour le système digestif. En effet, cela lui permet d’achever la digestion et de prendre une pause avant de se relancer. C'est bon aussi pour la ligne. On le sait depuis longtemps: le grignotage est connu comme étant une cause de surpoids.

À l'époque où nombreux sont ceux qui en ont marre de se voir imposer ce qu’ils peuvent manger ou pas (gluten, sucre, glucides, viande, graisses saturées), la qualité de l’alimentation lors des périodes de prise alimentaire compte autant que les périodes de jeûnes elles-mêmes. Pas question donc de se jeter sur tout ce qui se mange.

"Pour moi, ce rythme est beaucoup plus naturel que de manger trois fois par jour", déclare Joeri Bogaerts de l’agence de communication Xian, adepte du "JI" depuis quelques mois. "Et je me sens aussi beaucoup plus alerte qu’avant." C’est également ce que constate le photographe Hannes Vandenbroucke: "J’ai beaucoup moins de problèmes digestifs et je dors nettement mieux. Seul souci: c’est parfois difficile de respecter cette durée de jeûne si j’ai un dîner, comme tous les régimes en fait."

Contre-indications

Par contre, il est déconseillé aux personnes souffrant de troubles alimentaires, aux femmes enceintes et aux enfants. Et attention à ne pas se déshydrater! S’il peut en soi améliorer la santé, il faudra toutefois veiller à ne pas faire de ce "JI" un nouveau défi alimentaire de l’extrême.

Lire également

Publicité
Publicité