Restaurant Anju à Bruxelles | Surprenant, délicieux et abordable

Jan Scheidtweiler s’attable au restaurant coréen du célèbre chef Sang Hoon Degeimbre. Verdict: surprenant, délicieux et, qui plus est, abordable.

Le kimchi, on connaît.Mais le bulgogi? Le yukhoe, le pajeon et le japchae? Oui, la cuisine coréenne est aussi mystérieuse que la face cachée de la lune. En Belgique, les occasions de goûter l’authentique cuisine coréenne sont rares. L’une des meilleures adresses pour la découvrir est le très couru restaurant Maru à Bruxelles, dont le barbecue de table et le bibimbap servi dans un bol de pierre brûlant font le succès depuis quelques années.

Le chef Sang Hoon Degeimbre, qui a fondé le doublement étoilé L’Air du Temps à Éghezée, a eu la bonne idée de rendre hommage à cette cuisine. Ces derniers temps, étant coréen d’origine et belge d’adoption, il semble s’inspirer de plus en plus des puissantes saveurs fermentées de la cuisine du pays du matin calme. Chez Anju, il les associe à de beaux produits, comme l’huître ou le canard.

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©Estelle Parewyck
Le chef Sang Hoon Degeimbre a fondé le restaurant doublement étoilé L’Air du Temps à Éghezée.
©Estelle Parewyck

La carte propose 14 plats, dont un tartare de bœuf à la poire et au sésame (yukhoe, 16 euros), une crêpe coréenne (pajeon, 12 euros) et des vermicelles aux légumes (japchae, 13 euros).

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Chez Anju, le chef Sang Hoon Degeimbre associe les saveurs puissantes et fermentées de la cuisine coréenne à de beaux produits allant de l’huître au canard.

Anju a ouvert ses portes là où Degeimbre avait installé Toshiro, son restaurant d’inspiration japonaise. Un style qui a laissé des traces: les abat-jours des lampes suspendues aux poutres en bois du plafond font penser à des origamis. Les photos aux murs et les illustrations coréennes des commodités annoncent la couleur: Anju souhaite miser sur la convivialité en toute simplicité. Les plats à partager font donc logiquement partie de cet état d’esprit, que le serveur présente comme une tradition coréenne. Tous les plats principaux sont servis avec des banchans, des petits accompagnements tels que kimchi, épinards marinés, feuilles de shiso et riz.

Vermicelles aux légumes (japchae) servies chez Anju.
©Estelle Parewyck

Les huîtres pochées dans l’eau de kimchi (14 euros pour deux couverts) se révèlent étonnamment douces, jouant à la fois sur les saveurs salines de l’huître et l’acidité rafraîchissante de la saumure. Les cubes d’anguille fumée aux légumes marinés (16 euros) que propose le chef exécutif Victor des Roseaux sont un plat moins raffiné, sans doute dû à l’excès de riz dans le bol, ce qui déséquilibre les proportions, mais c’est un détail. Tant les aubergines grillées (18 euros) au doenjang (la version coréenne de la pâte de soja fermentée japonaise, autrement dit le miso) que le canard épicé mariné au soyu et au sésame (26 euros) allient simplicité et intensité des saveurs.

Bref, Anju est original et délicieux. Et vivement recommandé!

Canard épicé mariné au soyu et au sésame.
©Estelle Parewyck

Infos pratiques

  • Anju, 73 rue de la Source, 1060 Bruxelles
  • Fermé dimanche et lundi.
  • www.anju.be

Addition

  • 63,25 euros par personne.

Décibels

  • L’acoustique est correcte: 65 dB.
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Sommelier

  • Carte européenne (28 références) et coréenne: makgeolli (vin de riz), bières et infusions sans alcool Osan (6 euros). Vins au verre: 7 euros.

On y retourne?

  • Une combinaison rare d’originalité, de qualité et de prix abordables: j’y retournerai sans hésiter!
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