sabato

Testé: la magie du Chalet de la Forêt en service take away

Le Chalet de la Forêt, à Uccle, propose maintenant des plats à emporter.

En attendant la réouverture des restaurants, notre critique culinaire Jan Scheidtweiler teste des plats à emporter. Cette semaine: le Chalet de la Forêt.

Il aura fallu un second confinement pour convaincre Pascal Devalkeneer de proposer des plats à emporter. Une réticence compréhensible, car une grande partie de la réputation du Chalet de la Forêt repose sur la magie du bâtiment historique superbement aménagé à l’orée de la forêt de Soignes: comment préserver cette atmosphère particulière dans un ravier? À l’exception d’une petite épicerie fine et d’un menu de Noël, le chef doublement étoilé semblait délaisser cette opportunité.

Depuis, il s’est ravisé: plutôt que de proposer un menu en trois ou quatre services, le chef présente une belle carte de dix préparations, plus un assortiment de fromages et de dégustations apéritives allant des rillettes de saumon (13,50 euros) au houmous de pois chiches (13,50 euros). 

Poulet fermier rôti accompagné de compote (22,50 euros)

À y regarder de plus près, le menu est une combinaison de plats qui seraient parfaitement à leur place au Chalet, complétés par des préparations du bistrot Amen, que le chef a ouvert en 2016 à Ixelles. Les asperges à la flamande (19,50 euros) sont plus adaptées au bistrot, à l’instar du poulet fermier rôti accompagné de compote (22,50 euros), à emporter le dimanche. Par contre, la côte de veau rôtie, morilles et asperges vertes (37,50 euros) est plus dans l’esprit du Chalet.

Le menu à emporter offre une combinaison bien vue des plats du Chalet de la Forêt et d’Amen.
Jan Scheidtweiler
Critique culinaire

Amen assure également la logistique du take away: les jours où ce service est accessible, le bistrot ixellois se transforme en petite épicerie proposant du vin, du miel ainsi qu’un savoureux saucisson basque (9,50 euros).

Comme toujours chez Amen et au Chalet de la Forêt, les prix sont quelque peu élevés. Le demi-litre de soupe de favouilles (petits crabes) provençale coûte 17,50 euros, mais offre une superbe intensité. Le délicat maquereau, farci de fines herbes et accompagné de fenouil mariné, dressing de ponzu et zeste d’orange revient à 19,50 euros. Quant à la daurade grillée, accompagnée d’un délicieux ragoût de pois chiches et de savoureux morceaux de calamar, elle est affichée à 29,50 euros.

Pascal Devalkeneer réussit à adapter la magie du Chalet de la Forêt à la complexité d’un service take away.

Sinon, rien que des éloges à formuler concernant la qualité de ces préparations à emporter. La seule chose qui puisse être améliorée, ce sont les instructions qui accompagnent chacune d’elles. En effet, aussi bien la daurade que la côte de veau auraient dû rester au four un peu plus longtemps qu’indiqué. Mais quand on est attablé devant une pièce de viande magistrale, des asperges ultras fraîches et des morilles regorgeant de saveur, on ne rechigne pas à attendre cinq minutes de plus.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité