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Une découverte culinaire en 4 actes bien exécutés

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Patrick Fiévez s’attable à Une Autre Histoire à Walhain pour un menu dans un registre classique.

Après ses études à l’école hôtelière CERIA, Benoit Helleputte a poursuivi sa formation avec des chefs renommés: Pierre Romeyer, Jean-Pierre Bruneau, Alain Deluc (le Barbizon), La Maison du Cygne et l’Auberge de la Roseraie à Ohain. Jusqu’au jour où il décide d’ouvrir son propre restaurant à Walhain, à la frontière du Brabant Wallon et de la province de Namur. Une villa en lisière de champs, au calme et facile d’accès. Dans la salle, un feu de bois crépite. Des tables noires (bien espacées) sur un sol de belles dalles sous une haute verrière. Dehors, une terrasse surmontée d’une pergola, une pièce d’eau, une vigne et des arbres fruitiers complètent le décor.

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Un midi de fin d’été. La température ne permet tout juste pas de s’attabler sur la terrasse. Dommage. On s’installe donc dans la salle sous la verrière qui contribue à la clarté des lieux. Un apéritif ? Ce sera une flûte de la cuvée Ruffus du domaine belge des Agaises. Notre choix se porte un menu quatre services avec choix. Pour ma complice de table, il débute par un foie gras au champagne. Cuit au torchon, délicatement moelleux, il est accompagné de “frivolités fruitées et sucrées”, en l’occurrence de confit d’oignon au vin rouge, d’une purée de châtaignes confites et d’une originale compote pomme et raisin (du jardin) légèrement vanillée. Quant à moi, je fus tenté par une flamiche aux poireaux et maroilles, servie avec une petite salade et des copeaux de jambon, annoncé ibérique.

Adresse?
Une Autre Histoire
Môgreto, 1
1457 Walhain
Tél. 010/65 65 66
Fermé le lund et les mardi et samedi midis.
Parking privé.

Sommelier?
Quelques références bien choisies: Mourgues du Grès (Costières de Nîmes), Bastide Saint- Dominique (Châteauneuf du Pape), Château Petit Bocq (Saint-Estèphe), Alain Burguet (Gevrey-Chambertin), Château de Lascaux (Pic St loup). En Belgique, la cuvée Ruffus et le Domaine du Chenoy. Cœur de carte: 29-45 euros.

Décibels?
Musique en sourdine.

Addition?
Deux flûtes de Ruffus, deux menus 4 services (52 euros), une bouteille de vin blanc, un verre de vin rouge: un total de 160,50 euros.

On y retourne?
Dès le printemps, pour bénéficier de la terrasse.

Comme seconde entrée, une raviole de Saint-Jacques et scampis, beurre à la vanille (cette dernière, heureusement peu dominante) et petits légumes croquants. Pour moi, un filet de rouget, coulis de crevettes grises, fèves des marais et tomates confites: une assiette assez classique. Ensuite, ma voisine reste en mer avec un filet de bar poêlé, niçoise de légumes, gnocchis au parmesan et jeunes pousses “de mon ami Thomas”, un jardinier de Louvain-la-Neuve spécialisé dans les pousses de légumes. Je reviens à terre avec un suprême de pintade cuit dans un beurre de ferme aromatisé (cuisson parfaite), petits champignons, olives et oignons croquants. Voilà un menu dans un registre classique, bien exécuté.

Pour terminer, un dessert “tout chocolat” et praliné (ce dernier manquant toutefois de caractère) et, pour ma compagne de table, de l’ananas rôti accompagné d’un caramel au safran, sorbet à l’incontournable yuzu et tuile croustillante. Dans les verres, l’excellent blanc du Château Mourgues du Grès, Domaine en Costières de Nîmes de la famille Collard. Et un verre de rouge (pour accompagner la pintade) du Languedoc, servi légèrement frais. Pour les amateurs de viande, précisons que ce restaurant propose également des grillades de bœuf argentin et belge.

À la recherche d'un restaurant près de chez vous? L'onglet 'Les tables de Sabato' reprend toutes nos adresses.

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