Une app pour ne plus rater vos cadeaux de Noël

L'un des petits luxes d'aujourd'hui: se simplifier la vie. C'est avec cette idée en tête que Vanessa Davin a élaboré PleezMee, une app bien pratique qui permet de répertorier les cadeaux qui font réellement plaisir.

La course aux cadeaux pour les fêtes de fin d'année a déjà débuté. Non, votre neveu de douze ans ne va certainement pas apprécier une cravate Brioni et vous avez, bien sûr, oublié la marque du joli sac à main pour lequel votre mère a eu un coup de coeur. Si cela ne tenait qu'à Vanessa Davin, nous n'offririons plus jamais de cadeaux à côté de la plaque. Oubliées les fournitures de bureau pour votre oncle ou l'incontournable bouteille de champagne pour votre belle-soeur: l'entrepreneuse belge a lancé PleezMee, une start-up qui ne promet pas de résoudre de gros tracas, mais qui va permettre de se simplifier la vie à l'approche des fêtes. En l'occurrence, une liste au Père Noël 2.0.

Wishlist

"Quand des amis parlaient d'un super bouquin ou d'un chouette concert, je m'exclamais 'Moi aussi, je veux ça!' et, alors, je le notais quelque part... et je perdais la note", explique Vanessa Davin, qui a travaillé des années dans le secteur financier. "Ou alors, quand je voyais quelque chose de sympa dans un magasin, je l'enregistrais dans mon smartphone pour le retrouver plus tard. Autre problème: même pour les gens que je connais bien, je trouvais que ce n'était pas évident d'offrir le bon cadeau. Voilà comment je suis arrivée à me dire que ce serait super d'avoir une plateforme sur laquelle chacun pourrait partager sa wishlist."

Ce serait super d'avoir une plateforme sur laquelle chacun pourrait partager sa wishlist.
Vanessa Davin
Fondatrice de Pleezmee

Forte de cette idée, elle participe au Boostcamp du Microsoft Innovation Center où elle décroche l'Experts Prize. Un peu moins de deux ans plus tard, elle lance l'application PleezMee avec une petite équipe, dont la co-fondatrice et graphiste Sahra Marly (22 ans). L'app est disponible depuis octobre dernier sur l'App Store et sera disponible via Google Play dans quelques mois. Avec une version française et anglaise, Davin vise un public international.

Le concept est simple: qu'il s'agisse d'un voyage ou d'un sac à main, les utilisateurs publient la liste de leurs envies dans des catalogues thématiques qu'ils peuvent partager facilement via WhatsApp, Messenger ou par e-mail. Ensuite, on consulte le profil de ses amis pour avoir une idée de ce qui leur ferait plaisir. Le truc en plus? La fonction rappel pour se souvenir des dates des anniversaires et des autres jours de fête importants. Un bon plan indispensable en somme.

Blogueurs

Le concept n'est pas nouveau: toute boutique en ligne qui se respecte se dote d'un bouton 'wishlist' et les applications outre-Atlantique sont nombreuses. Pourtant, la Belge est convaincue que son app est novatrice. "La principale différence avec la plupart des autres, c'est que PleezMee permet de regrouper tous vos souhaits", explique Davin. "Que vous trouviez un sac à main en ligne ou que vous l'ayez spotté en boutique, vous pouvez tout rassembler au même endroit. De plus, il y a davantage de façons de partager et il existe une plateforme d'inspiration spéciale, animée par des blogueurs qui y recommandent leurs articles préférés.

"Les influenceurs sont l'avenir", ajoute Davin. "Ils doivent mener les gens à l'app. Pour chaque achat de produit suggéré par un blogueur sur la plateforme, celui-ci reçoit une commission. Trafic contre rémunération, un deal gagnant-gagnant pour les influenceurs. En outre, une deuxième série d'investissements devra bientôt apporter encore plus de fonds afin de la développer."

Ainsi, les "nouveaux investisseurs" sont en tête de la wishlist de Vanessa Davin. "Mais vous y trouverez aussi un citytrip à Lisbonne, quelques livres, des bagues et un parfum bio", ajoute l'entrepreneuse. Sur sa wish-list, elle voudrait également ajouter autre chose: un nombre plus important de femmes entrepreneuses dans le monde des start-ups. "Cela reste un domaine dominé par les hommes, tant au niveau de l'entrepreneuriat que de l'informatique et du développement. Il y a aussi moins d'investisseuses. J'ai récemment lu un article sur Twitter au sujet des diverses questions que l'on posait aux entrepreneuses et aux entrepreneurs lors des rondes d'investissement: on demande systématiquement aux femmes comment elles gèrent le risque, alors que les hommes sont davantage interrogés sur leur stratégie ou leur développement commercial. Vous voyez qu'il y a encore des préjugés, inconscients ou non. Bref, il y a du pain sur la planche!" En parlant de planche, on vient d'en ajouter une sur notre wishlist...

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