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L'artiste Rinus Van de Velde devient topmodel

Rinus Van de Velde pour la campagne printemps-été de Paul Smith.

L'art ne se vend pas seulement dans les salles de vente. De l'artiste contemporain James Astronaut en jeans pour Diesel à la danseuse et chorégraphe française Marie-Agnès Gillot en blanc sensuel pour Céline, en passant par l'artiste Rinus van de Velde pour Zegna et Paul Smith, ce nouveau genre de top models sont une aubaine pour les labels qui veulent une image arty.

L'année dernière, Rinus van de Velde a été repéré par le radar de la mode grâce à des amis. À la demande du photographe Rinus van de Velde, le Belge a posé pour Vogue. Un reportage de mode qui n'est pas passé inaperçu: repéré par le célèbre duo de photographes néerlandais Inez Van Lamsweerde & Vinoodh, il a apparaît alors dans la campagne printemps du label italien de mode homme Ermenegildo Zegna. Figurent également dans cette compagne, en plus de Van de Velde, l'acteur français Fred Schmidt aux côtés de quelques modèles professionnels. "Il leur a fallu plus de patience pour travailler avec moi", se souvient l'artiste.

©RV

"Si je trouve que les photos sont réussies? Quand je les vois, je n'ai pas l'impression que c'est moi. C'est un peu en dehors de moi. Ces photos sont magnifiques, mais je ne me reconnais pas." Le créateur de mode britannique Paul Smith, après avoir vu ce même shooting de Willy Vanderperre pour Vogue, a aussi choisi Rinus van de Velde pour sa campagne printemps qu'il a photographiée lui-même, comme toujours.

"C'est un homme très spécial", confie l'artiste. "Je ne sais pas exactement quel âge il a, mais l'énergie qu'il dégage est incroyable. Prendre le temps de faire ses photos soi-même quand on est à la tête d'une telle entreprise, c'est génial, non? Pour moi, ce qui est important, c'est qu'il me respecte en tant qu'artiste, qu'il apprécie ce que je fais et pas uniquement en tant que mannequin." Bien que les campagnes printemps paraissent dans des magazines du monde entier, Van de Velde considère ces à-côtés comme accessoires. "Mon travail est ce qu'il y a de plus important. Pourquoi j'ai accepté ces photos? Parce que j'étais curieux de découvrir le monde de la mode."Construire des décors, travailler avec des figurants et réaliser des mises en scène sont aussi des aspects importants de son travail. Il prend ensuite des photos qui serviront de base pour ses dessins au fusain.

Est-ce que ce genre de shooting n'est pas l'enfer pour un artiste qui préfère l'intimité de son atelier? "C'est comme les voyages: je n'aime pas vraiment voyager, mais quand je m'y oblige, je suis heureux de l'avoir fait. La veille du shooting, j'ai dit à mon amie que je ne voulais pas y aller. Mais c'est stupide de ne pas faire quelque chose parce que l'on a peur. Il y a aussi une raison pratique: l'argent. Avec ce que je gagne, je peux payer mon assistant pendant un an." Pourtant, son travail est très prisé. "Mes décors deviennent de plus en plus complexes et de plus en plus grands, donc les coûts augmentent. Je considère ces campagnes comme des subsides pour pratiquer mon art."

Le label de mode italien Ermenegildo Zegna a également fait appel à Rinus Van de Velde pour sa dernière campagne. ©RV

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