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Après son stage chez Victoria Beckham, Lise Eerens lance sa propre marque

Lise Eerens ©Wouter Maeckelberghe

"Je ne me plaisais pas chez Victoria Beckham. Au bout d'un an, j'ai senti que ça n'irait pas." Aujourd'hui, la Belge Lise Eerens a sa propre marque de laine et cachemire 'Ehrens'.

 Quand Lise Eerens décroche son diplôme à l'Académie de la Mode à Anvers, elle n'a absolument pas l'intention de créer son propre label. Elle fait donc un stage chez JW Anderson avant de devenir assistante designer chez Victoria Beckham. Une aventure londonienne qui la convainc point.

Depuis, la designer est revenue en Belgique et a lancé son propre label de mode, Ehrens Antwerp. "Une ligne complète n'était pas envisageable: il fallait plusieurs ateliers et fabricants de tissus, ce qui me paraissait irréaliste étant donné que j'étais seule." Elle a opte donc pour une collection 'year round', avec un nombre limité de modèles disponibles tout au long de l'année: des écharpes, des capes et des plaids minimalistes en laine et cachemire.

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"Je voudrais créer des pièces classiques et élégantes, dont certaines resteront longtemps dans la collection. Et qui valent leur prix. Je pourrais les faire produire pour dix fois moins cher en Chine et gagner beaucoup plus d'argent, mais ce n'est pas mon objectif. Tout est produit de manière éthique en Écosse, ce qui est très important à mes yeux. Et je ne prends quasi pas de marge sur certaines pièces, afin qu'elles restent abordables."

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D'ailleurs, son atelier travaille également pour Burberry, Louis Vuitton et Loewe. Lise Eerens l'a découvert lors de son stage et le propriétaire était tellement convaincu par son talent qu'il a accepté de travailler pour elle. La jeune designer n'a pas d'investisseur non plus: tout est financé par un héritage. "Mon frère a acheté une maison, j'ai lancé une collection."

Détail amusant: chaque pièce porte un nom, souvent d'amies ou de membres de la famille. "La couverture Elvire, par exemple, porte le nom d'une de mes tantes, une excentrique."

À terme, Eerens veut élargir son label. Ainsi, sa deuxième collection comprend également des coussins et des manteaux en laine et cachemire. Et tout semble un peu plus coloré, avec davantage d'imprimés aussi. "J'espère qu'ils résisteront à l'épreuve du temps. C'est ce que j'admire chez quelqu'un comme Azzedine Alaïa. Ce qu'il a réalisé dans les années 80 est toujours d'actualité."

Elle a choisi d'appeler son label Ehrens et non Eerens pour deux raisons: "C'est plus joli, et cela souligne l'orthographe allemande d'origine de mon nom." Son rêve? Collaborer avec des architectes d'intérieur et faire de la consultance. "Ehrens doit être plus qu'une simple marque."

150 euros l'écharpe, 1.290 euros le plaid. 


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