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Au revoir Paris, bonjour Copenhague, la nouvelle capitale de la mode

Où la Copenhagen Girl fait-elle son shopping? (Image: Stine Goya)

Le règne de la Parisienne en petite robe noire et bouche rouge baiser est sérieusement menacé par la Copehagen Girl qui joue la couleur, l'originalité, la conscience écologique et la joie de vivre. La preuve par ces labels danois.

Ganni – La première Copenhagen Girl °2009

La marque danoise par excellence, ce qui est remarquable pour ce qui a été fondé en 2000 en tant que label de cachemire. Imprimés colorés (de quoi satisfaire tous les goûts en matière de robes, jupes, jumpsuits ou palazzos), streetwear et, surtout, grand nombre de fans influenceuses, la #Gannigirl est devenue le symbole d’une nouvelle génération qui a tout compris, qu’un peu d’extravagance n’effraie pas plus que les partis pris vestimentaires provocateurs – bottes imprimé python, sweaters aux couleurs de l’arc-en-ciel et robes à fleurs - à porter ensemble, bien sûr.

Alors que Ganni est passée inaperçue pendant des années, la marque (qui est déjà disponible dans quelques points de vente indépendants en Belgique) est prête à conquérir le monde. Ganni a ouvert ses premières boutiques design rose bonbon à Londres, New York et Los Angeles l’année dernière. La collection célébrant son dixième anniversaire est en boutique cette saison. www.ganni.com 

Ganni

Cecilie Bahnsen – Maximalisme minimaliste °2015

Dans l’univers de la mode, c’est un présage: quand la flaireuse de tendance qu’est la boutique multimarques londonienne Dover Street Market est la première à acheter votre collection, vous savez ce que vous valez. Aujourd’hui, les féeriques robes glamour de Cecilie Bahnsen sont disponibles dans des hauts lieux de la mode comme les Galeries Lafayette à Paris et Bergdorf Goodman aux États-Unis. Avant ses études au Royal College of Art de Londres, Cecilie Bahnsen avait acquis de l’expérience dans l’atelier de John Galliano.

Lorsqu’elle a fondé son propre label, en 2015, après une expérience chez le créateur britannique Erdem, elle a rapidement attiré l’attention avec ses oniriques robes romantiques, simples d’apparence mais très détaillées, jusqu’à la couture. Cecilie Bahnsen a remporté le prix LVMH pour les Jeunes créateurs de mode en 2017. Aujourd’hui, la reine de l’organza et des plumes est parfois considérée comme la prochaine hype. À surveiller!  www.ceciliebahnsen.com

Cecile Bahnsen

Saks Potts - Disco doudoune °2014

Saks Potts

Quand les températures descendent bien en dessous de zéro, un beau manteau devient une star de la garde-robe -les Copenhagoises Catherine Saks et Barbara Potts en savent quelque chose! Avec Saks Potts, fondée quand elles avaient à peine 21 ans, depuis 2014 elles mettent de la couleur dans ces jours gris, avec des manteaux aux couleurs vives (souvent en vison ou en mouton rasé) ou de grosses doudounes vendues aujourd’hui dans 21 pays -des États-Unis au Koweït(!), en passant par la Corée du Sud.

Le reste de la collection oscille entre disco et glamour nineties, avec des robes à paillettes, des pantalons tie-dye et d’autres eye-catchers (robes, manteaux et collants assortis) ornés de monogrammes. Un faux-pas délicieusement extrême, mais Miuccia Prada n’affirmait-elle pas que ‘la laideur est attirante et excitante’?  www.sakspotts.com 

Rotate – Conte de fées pour millennials °2018

Rotate

Le parcours de Jeanette Madsen et Torah Valdimars se lit comme un conte de fées pour millennials. Tout comme la Britannique Alexa Chung, elles se sont d’abord fait connaître en tant que stylistes et blogueuses de mode. Une notoriété sur laquelle elles ont ensuite réussi à capitaliser en fondant leur propre marque sous la houlette de Birger Christensen, une boutique de luxe de Copenhague ‘since 1869’.

Résultat: une belle collection de robes qui attirent tous les regards. Que ce soit parce qu’elles sont extrêmement courtes ou extrèmement longues ou bien à cause des couleurs électriques, de la finition satinée ou des grands imprimés floraux. www.rotatebirgerchristensen.com 

Stine Goya – Good glamour °2006

Stine Goya

Stine Goya, une des précurseurs de la mode à Copenhague, crée des imprimés artistiques et des volumes ludiques depuis quatorze ans, mais son travail est longtemps resté réservé aux insiders (locaux). Aujourd’hui, elle surfe sur la vibe cool de Copenhague. La Danoise n’a pas son pareil pour raconter des histoires car, en plus d’être mannequin, elle a aussi été journaliste.

Si sa collection d’hiver s’inspire du mythique ‘Black and White Ball’ organisé par Truman Capote et considéré comme un des bals masqués les plus extraordinaires, cette saison, elle a puisé dans la culture des ‘ballrooms’, lieux de naissance du voguing, une danse célébrée par le milieu LGBT dans les années 80.

Imprimés à pois, manches bouffantes, combinaisons de couleurs et matériaux durables (comme le Lyocell, une fibre semblable au coton et fabriquée à partir de pulpe de bois): l’ancienne étudiante de Central Saint Martins de Londres a tout compris de notre époque. Davantage d’informations concernant ces choix sont disponibles sur son site Web, où elle détaille sa politique de transparence et de durabilité. www.stinegoya.com

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