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Derek Van Heurck: "Dans ce genre de canapé, on n’a pas les mêmes discussions que dans un salon classique"

Derek Van Heurck, directeur artistique de Bellerose, nous parle de ce qui le fait se lever de sa chaise: le ski nautique, les soirées dans un canapé design et les grands festivals de musique.

Quelle est la chaise de votre vie?

Derek Van Heurck: “Ça peut être un canapé? Je n’aime pas tellement les chaises... Mon dernier coup de foudre est cette combinaison en cuir ‘Terrazza’ de De Sede (1972). Un modèle révolutionnaire, car différents modules permettent de composer soi-même une sculpture-canapé où les soirées n’ont pas la même saveur que dans un salon classique, avec canapés et une table basse.”

Sur quelle chaise aimeriez-vous passer une journée?

DVH: “J’aurais aimé être roadie au festival de musique de Woodstock, en 1969. Voir toutes ces légendes du rock et s’imprégner de l’atmosphère de liberté fait rêver. J’aurais aussi aimé être astronaute lors de la mission Apollo 11, de la même année. Et, plus près de nous, j’aurais aimé être DJ au festival Burning Man.”

Profil

  • Directeur artistique de Bellerose
  • Fils du fondateur de Bellerose, Patrick van Heurck
  • Donne un coup de jeune à toutes les boutiques de la marque

Qu’est-ce qui vous fait vous lever de votre chaise?

DVH: “Chez Bellerose, nous venons de commencer à rénover nos boutiques. En termes de concept architectural, elles seront toutes différentes. Celle de Knokke vient d’être achevée et celle d’Anvers le sera  fin octobre. Toutes deux ont été réalisées en collaboration avec le designer Pierric De Coster. Une aventure très excitante!”

Pouvez-vous rester assis?

DVH: “Quand je me consacre à un projet, je peux facilement passer une journée assis à mon bureau. Mais, une fois le travail terminé, j’ai besoin de bouger. Je ne pratique pas la voile, comme mon père, mais plutôt le kite surf. Le golf, le ski nautique et le hockey sur glace aussi. J’ai besoin du sport pour préserver mon équilibre. Nous avons une petite fille de quatre mois, mais je ressens toujours ce besoin.”

Aimez-vous rester assis à table?

DVH: “Je n’aime pas passer des heures à table. Dans mon appartement bruxellois, je n’ai même pas de table: juste un bar et un grand living rempli de canapés ‘Camaleonda’. Quand des amis rendent visite, chacun choisit sa place et s’y vautre.”

Qui, vivant ou mort, aurait sa place au dîner de vos rêves?

DVH: “Je ne voudrais pas d’un dîner guindé. Je préférerais une soirée dans un café ou installé dans un canapé, avec mon entourage habituel, une dizaine d’amis d’enfance. Je n’associe pas le dîner de mes rêves à la rencontre de célébrités.” 

Qui nommeriez-vous à une chaire?

DVH: “Oscar Niemeyer (1907-2012). Son architecture utopique ‘space age’ dégage un optimisme que nous avons perdu. Ses meubles reflètent également une époque où l’on osait davantage rêver qu’aujourd’hui.”

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