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Les imprimés American Style d'Anthony Baratta, des canapés aux silhouettes Max Mara

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Sabato s'entretient avec trois débutants dans la mode dont l'exubérant Anthony Baratta, qui passe de l'aménagement de jets-privés et autres cottages de luxe, à la mode pour Max Mara.

Les intérieurs d’Anthony Baratta, on les aime ou on les déteste. Il est un genre de Martha Stewart de l’intérieur sous spritz. Un salon avec trois types de carreaux écossais différents sur le sol, les murs et les abat-jour? C’est tout juste assez. Un chalet dont les murs sont couverts de couleur pastel et de rayures. Pourquoi pas? Et il se fait plaisir en y ajoutant des fauteuils fleuris et des vases chinois. Et hop!

‘The American Style’, ‘Big, oversized!’, ‘Des couleurs vibrantes’: voilà comment il décrit son esthétique. Un style apprécié des Américains fortunés dont l’american dream est concrétisé dans de luxueux lieux de vacances comme les Hamptons ou Nantucket, tout de cottages classiques et de pergolas romantiques avec vue sur l’océan.

Cela lui a valu la réputation de ‘roi de l’East Coast Chic’, adoubée par plus de cinquante publications dans des magazines comme l’Architectural Digest et Casa Vogue. Curieux? Allez jeter un coup d’œil sur son compte Instagram pour avoir un aperçu de son style depuis les années 80.

They wanted me to be me

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Quand elle a contacté Anthony Baratta pour une collection capsule, l’équipe de Max Mara Weekend (la ligne plus casual de la maison italienne Max Mara) savait parfaitement dans quoi elle se lançait. Et le fait de l’avoir choisi n’avait rien à voir avec le copinage. "Je suis ami depuis plus de trente ans avec Giorgio Guidotti, chargé des relations publiques de la maison de mode, mais cela n’a aucun rapport. L’équipe artistique avait vu mon compte sur les réseaux sociaux et appréciait mon style. C’est ce qui rendait l’expérience intéressante: ils me voulaient et souhaitaient que je donne le meilleur de moi-même. They wanted me to be me."

Voilà comment l’architecte d’intérieur a conçu sa première collection de mode. Il a réalisé les schémas de couleurs et les mood boards, et l’équipe en Italie s’est chargée de la coupe. Résultat? Exactement ce que l’on peut s’attendre du flamboyant décorateur: 12 pièces qui portent ses détails signature. Sa palette de couleurs se retrouve dans les robes en vichy rouge et blanc et liseré bleu zigzag, dans la combinaison de motifs floraux et d’illustrations d’armoires anciennes et dans les motifs de vases chinois qu’il a dessinés lui-même.

"Les gens s’imaginent que je jette tous les éléments en l’air et que je laisse faire le hasard. Pas du tout: en décoration, tout est mesuré et tout est question d’équilibre. C’est la même chose pour cette collection." La différence? "Dans la mode, on peut oser davantage, car on change plus vite de vêtements que de fauteuils."

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La ligne colorée ‘Nantucket’ est une ode à la petite île du Massachusetts: "J’avais une vingtaine d’années quand j’y suis allé. J’ai eu le coup de foudre pour les maisonnettes ornées de roses. Et c’est là que je suis tombé amoureux pour la première fois."

"Imaginons que je sois une femme à Nantucket, me suis-je dit: qu’est-ce que je porterais pour aller dîner après avoir passé l’après-midi sur un terrain de golf?" Des vêtements amples en coton frais, parfaits pour la douce vie sur la côte. Beaucoup plus confortables que ce que l’on voit sur cette île où les villas changent de propriétaire pour plusieurs millions de dollars. "Il faut voir ce qu’elles portent …", ajoute Baratta en hochant la tête.

Euh, ces femmes ne sont-elles pas ses clientes? Il rit: "Absolument. Ce que je conçois pour elles, c’est le rêve dans lequel elles veulent vivre, l’antithèse de leur existence: la dolce vita!"

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