Tim Van Steenbergen | "En faisant des vêtements, nous changeons la vie des gens"

Le samedi du créateur de mode Tim Van Steenbergen: pile de crêpes, cours de natation et lâcher-prise.

"Le samedi est un jour que je consacre à ma famille." Le créateur de mode Tim Van Steenbergen (46 ans) a passé les 20 dernières années à organiser des présentations et des défilés de mode, à concevoir des costumes pour le théâtre et l’opéra et, aujourd’hui, une collection créée en collaboration avec des réfugiés. A-t-il besoin de tous ces projets? "En faisant des vêtements, nous changeons la vie des gens. C’est à la fois créatif et pertinent d’un point de vue social, et c’est ce dont j’ai besoin. Le fait que je sois devenu père a joué: je me suis alors demandé ce que je voulais transmettre."

Et si les architectes avaient toujours eu leur mot à dire?
Publicité
Publicité
Le samedi, le créateur de mode Tim Van Steenbergen va nourrir les poules de la ferme urbaine PAKT en famille.
©Alexander D'Hiet

6h30 – "Je me lève tôt. Dès que notre fils de cinq ans est réveillé, il nous rejoint: il veut jouer et c’est un plaisir de passer du temps avec lui. Heureusement, il se réveille moins tôt maintenant!"

7h15 – "Nous préparons des crêpes. Ensuite, notre samedi peut vraiment commencer. Pendant la semaine, c’est la course: avoir un enfant demande beaucoup d’organisation. Et comme mon mari a un travail exigeant – il est médecin –, nous lâchons prise le week-end."

Publicité
Publicité

9h30 – "Nous allons à la piscine. Mon fils doit savoir nager avant l’été pour que nous puissions partir en vacances l’esprit tranquille. Nous l’encourageons depuis le bord de la piscine, car il n’aime pas beaucoup les cours. Il a une maître-nageuse très sévère!" (rires)

"En achetant chez nous, on n’acquiert pas seulement un vêtement de qualité: on devient aussi un ambassadeur de l’entreprise."
Tim Van Steenbergen
Créateur de mode

11h00 – "Nous allons nourrir les poules de la ferme urbaine et ramasser les œufs. Notre fils adore ça!"

11h30 – "Nous allons au marché. Notre fils reçoit un morceau de fromage chez le fromager, un pistolet à la boulangerie, des raisins secs à l’étal de fruits secs... Les marchands l’ont vu grandir, le bébé est devenu un petit garçon qui ose leur dire qu’ils ont oublié son morceau de fromage."

13h00 – "Nous mangeons ensemble les produits que nous avons achetés au marché. Un simple pistolet et puis on lève le pied. Nous aimons cette lenteur. J’en ai vraiment besoin, car en semaine, je cours dans tous les sens."

Le samedi de l'actrice Bérangère McNeese, que l'on peut voir dans la série Terminal de Jamel Debbouze
Tim Van Steenbergen: "Une semaine sur deux, la boutique REantwerp est ouverte le samedi et j’y vais. Mon fils adore voir les machines."

14h00 – "L’après-midi, nous allons jouer au football dans le parc. Quel contraste avec la vie que j’ai menée pendant des années!"

15h00 – "Une semaine sur deux, la boutique REantwerp est ouverte le samedi et j’y vais. Mon fils adore voir les machines. J’ai toujours trouvé qu’il était important de rencontrer la clientèle. En achetant chez nous, on n’acquiert pas seulement un vêtement de qualité: on devient aussi un ambassadeur de l’entreprise."

18h00 – "Notre fils mange, puis nous regardons ensemble un film jusqu’à ce qu’il aille se coucher, vers 19h30. Pendant ce temps, mon mari et moi prenons l’apéritif à la maison. Plutôt ennuyeux, hein? (rires) Notre fils adore être à la maison. Même quand il est à la plaine de jeux, il demande à rentrer au bout d’une heure."

20h00 – "Aller au restaurant n’est pas possible avec un enfant de son âge. Heureusement, mon mari a suivi des cours de cuisine pendant huit ans et il cuisine merveilleusement bien. Ce soir, nous mangeons les calamars qu’il a achetés au marché. Pendant que je mets notre fils au lit, il débouche une bouteille. Nous ne buvons jamais en semaine, mais le samedi, c’est permis! Nous nous installons tous les deux dans le canapé."

Restaurant Mirin | Une cuisine franco-belge savoureuse dans un cadre intimiste

22h00 – "Nous profitons de notre moment ensemble après la course conte la montre de la semaine. Il est 22 heures et croyez-moi, avec un enfant, il ne se passe plus grand-chose à cette heure."

22h30 – "Une fois au lit, nous lisons chacun de notre côté. Nous échangeons nos livres, c’est sympa. En ce moment, je lis ‘Les Années’ d’Annie Ernaux. Ça se lit un peu comme Proust, c’est une sorte de flux de conscience qui décrit le temps qui passe. Ensuite, nous nous endormons jusqu’au lendemain, quand notre fils reviendra dans notre lit pour se glisser contre nous."

Publicité