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Les plaisirs de la montagne en cinq activités qui sortent des “sentiers damés”

À l’arrivée des grands froids, les chutes d’eau se figent et donnent naissance à des cascades de glace aux formes extraordinaires et lisses. Correctement équipé et bien encadré, vous pouvez les escalader. ©Getty Images

Du ski-joëring au snow-kite, en passant par l’ice-floating, Sabato a sélectionné pour vous cinq activités qui sortent des “sentiers damés”.

1 | Le ski-joëring

Késako?
Le ski-joëring est une glisse tractée par un animal, un cheval en l’occurrence. Ce n’est pas la dernière lubie de derrière les fagots: ses origines remontent tout de même à 2.500 ans avant J.-C. En Scandinavie, les habitants chaussaient des “skis” pour se déplacer, tractés par des chiens ou des rennes, avant de les remplacer par des chevaux, plus puissants et plus rapides.

Avec l’essor des sports d’hiver et des remontées mécaniques, le ski-joëring perd sa vocation utilitaire et devient une activité de loisir. Les premières courses de ski attelé sont organisées dès 1906 à Saint-Moritz, sous l’impulsion des Britanniques, fans de sports équestres. La station suisse est encore aujourd’hui le haut-lieu de cette discipline, version sportive.

Comment?
Avec des skis ne dépassant pas 1,50 mètre pour ne pas gêner l’animal, on peut pratiquer le ski-joëring dans un espace clos et plat, pour un baptême. Avec un moniteur à cheval, ou à ses côtés. On se laisse glisser sans se préoccuper de la conduite du cheval et si on a peur, il suffit de lâcher les rênes. Pour les plus téméraires, cela peut aller jusqu’au parcours avec slaloms, passages étroits et sauts d’obstacles.

Pour qui?
Il ne faut pas nécessairement être un bon cavalier pour faire du ski-joëring, mais il faut être à l’aise sur des skis.

Où?
Saint-Moritz en Suisse bien évidemment. Mais aussi au Ranch El Colorado aux Arcs, en France. Comptez trente euros le baptême de vingt minutes.

À tester aussi au centre équestre du Second Souffle à l’Alpe d’Huez, qui dispose d’un anneau d’initiation de 850 mètres à 2.000 mètres d’altitude et aux Écuries de la Dordogne à La Mont-Dore en Auvergne.

Les débutants peuvent apprendre le ski-joëring sur un terrain plat. Avec un instructeur à ses côtés (ou à cheval), on s’offre une belle promenade. ©Alamy

2 | Ski Patrol

Késako?
C’est la Pat Patrouille version enfant et à la montage. Une initiation Ski Patrol Expérience permet aux kids de découvrir les métiers de la montagne sur un parcours pédagogique et ludique.

Comment?
Sur près de 3.300 mètres carrés, les métiers des pistes sont présentés en termes de secours, sécurisation, damage, production de neige... Au programme: les enfants peuvent participer à des ateliers, dont un circuit en mini motoneiges ou le treuillage avec baudrier dans un hélicoptère. Les pisteurs juniors apprennent aussi à reconnaître jalons et balises en bords de piste, à matérialiser un accident (avec des skis en croix), ou à appréhender ce qu’est un DVA et une recherche en avalanche. À la fois outil de prévention et d’éducation, l’activité des différents ateliers permet également d’ouvrir les yeux des skieurs de demain et peut-être, susciter de futures vocations.

Pour qui?
Les enfants de six à quatorze ans. Des groupes de cinq enfants maximum.

Où?
Aux Ménuires, comptez 43 euros la séance d’une heure et demie. Infos et inscriptions à l’office de tourisme.

©Les Ménuires / Vincent Lottenberg

3 | L’ice-floating

Késako?
What you read is what you get: on flotte sur de l’eau glaciale. Un carré est découpé dans la glace, on enfile une combinaison spéciale et on se laisse flotter sur une eau entre un et cinq degrés. Ici, place à la méditation (oui, oui). L’ice-floating, apparu il y a environ deux siècles au nord de la Finlande, permet de lâcher totalement prise.

Dès que l’on entre dans les eaux du lac de Tignes, on a un rush d’adrénaline, mais tout de suite après, c’est la plénitude.

Comment?
On porte ses vêtements de ski sur lesquels on enfile une combinaison de survie en néoprène orange étanche qui permet de se préserver de l’hypothermie tout en permettant la flottaison. Bienvenue dans le monde des teletubbies! Le rush d’adrénaline – quand on entre dans l’eau cristalline du lac de Tignes alors que la combinaison se colle aux membres inférieurs sous l’effet de la pression – est suivi d’un moment de contemplation, de dépassement de soi et d’introspection quand on se laisse flotter en étoile de mer.

Pour qui?
Tout le monde pardi!

Où?
En Laponie, mais aussi à Val-d’Isère et à Tignes. Comptez cinquante euros l’activité en journée et soixante euros à la tombée de la nuit.

Avec une combinaison de survie, on s’essaye à l’ice-floating. La flottaison en isolation sensorielle permet une reconnexion totale avec la nature et un moment de bien-être unique. ©Val d'Isère Tourisme / Yvan Allègre

4 | Le snow-kite

Késako?
Le snow-kite est le mariage heureux entre le snowboarding et le kitesurf. Si l’on utilise la même aile de kite pour être porté par le vent, la planche de surf est remplacée par un snowboard ou, plus rarement, par des skis.

Comment?
La montagne, ça vous gagne, mais ce n’est pas comparable à la mer. Plusieurs éléments sont à prendre en considération: la voile certes, mais aussi le vent, l’altitude, le relief… Il faut le même équipement (snow, boots, fixes, tenue, gants, masque, bonnet, mais avec en plus un harnais d’escalade et une voile), et c’est le même désir de glisser, la même recherche de sa ligne. L’avantage du snow-kite réside dans le fait que ce sport de glisse procure un sentiment de liberté inégalé, car il permet de s’aventurer en hors-piste ou de remonter les pentes au gré du vent.

Pour qui?
Pour s’initier de manière encadrée, il faut savoir skier. Les sensations sont très différentes du snowboard et du ski, et il faut  accepter d’apprendre de nouvelles techniques, habitudes et sensations.

Où?
Les écoles de snow-kite pullulent. Le col du Lautaret et le col du Petit Saint-Bernard, à la frontière entre la France et l’Italie, sont deux des spots les plus réputés pour le snow-kite, car les conditions y sont excellentes. D’autres stations le proposent également en France, en Norvège ou en Pologne.

©Shutterstock

5 | L’escalade sur cascade de glace

Késako?
L’escalade sur cascade de glace est une pratique confidentielle qui tend à se démocratiser. En haute altitude, on évolue sur une paroi gelée, comme suspendu le long d’un mur de glace. Cette pratique naît à la fin des années 70, en France, initiée par une poignée de guides de haute montagne qui ouvrent les premiers itinéraires.

L’escalade sur cascade de glace ne s’improvise pas, la gestuelle s’apprend.

Comment?
À l’arrivée des grands froids, les chutes d’eau se figent et donnent naissance à des cascades de glace aux formes extraordinaires et lisses. Harnais, crampons aux pieds, piolets à la main et casque sur la tête: l’activité encadrée par des professionnels ne s’improvise pas. La gestuelle s’apprend aussi: il faut chercher l’équilibre, être le plus possible sur ses pieds tout en ancrant ses piolets dans un geste de planté.

Pour qui?
Avec un guide de haute-montagne, c’est accessible à tout le monde, mais il faut être en top forme ou avoir au moins un bon rapport force/poids.

Où?
600 cascades sont répertoriées dans l’Oisans, en France. Aussi à Chamonix, l’Alpe d’Huez et Cogne, dans le Val d’Aoste en Italie.

©Shutterstock

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