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Bienvenue dans un garage abritant plusieurs bijoux estampillés BMW

Bruno Dedecker avec sa BMW 2002 (1974) et la M535i (1986). ©Thomas Vanhaute

Bruno Dedecker est un amoureux des BMW depuis toujours, même s'il apprécie aussi les Land Rover. "J’aime les monstres bodybuildés", explique-t-il.

Quand nous entrons chez Bruno Dedecker (40 ans), nous tombons sur une Peugeot 156, une moto non documentée des années 40 ou 50. "Il m’a fallu des années de négociations pour la faire entrer dans le hall!" Au fond du jardin se trouve une Land Rover série II. "Trouvée chez le ferrailleur du coin", explique Bruno Dedecker, qui a aussi une Defender Pick-Up TD5 (2002) en état de marche. "Nous le prenons chaque été pour partir en vacances."

Bruno Dedecker, directeur de Feronyl, DPM TW

Voiture de tous les jours: BMW X5 Hybrid Hamann (2020).
La première: BMW 316 automatique (1985). "La plus lente à l’époque."
La meilleure: "Ça change tous les jours."
La pire: aucune.
Vendue à regret: BMW 318iS (1991).
Le rêve: BMW 3.0 CSL Batmobile.

"À la fin de mes études, de deux Range Rover j’en ai fait une. Enfant, je voyais très peu mon père, alors je lui ai offert un voyage offroad au Maroc! Les voitures nous ont rapprochés. À partir de la cinquantaine, il roulait en Porsche: il n’a pas eu le temps de collectionner des classiques avant sa retraite."

"Mon père avait des BMW, et j’en suis tombé amoureux", explique le mécanicien et ingénieur. Il nous emmène dans son atelier: "Bienvenue dans mon univers! C’est ici que je passe pratiquement toutes mes soirées."

"Ma première voiture était la BMW 316 avec boîte automatique de mes grands-parents: la plus lente à l’époque. Quand j’étais étudiant, je faisais la navette entre Mouscron et Bruxelles. Je l’ai vendue au bout de six mois: elle était usée. Ensuite, j’ai parcouru plus de 100.000 kilomètres avec une 318 iS, une super drifteuse."

"Travailler sur des voitures est un chouette processus, fait de recherches de pièces détachées et de rencontres de nouveaux amis."
Bruno Dedecker
Directeur général de Feronyl, DPM TW.

Bruno Dedecker possède plusieurs petits bijoux. "La 2002 (1974) a été transformée en version Group 5 en 1982. Cette voiture est restée dans un garage à Liège pendant vingt ans après sa carrière dans les courses."

"Quand elle a été mise en vente, je n’avais pas les moyens. C’est un copain qui l’a achetée, mais il n’en a rien fait. Je la lui ai rachetée en 2015. Plus de quatre ans plus tard, elle était prête. En ce qui concerne le moteur, il s’agit d’un Tii 2002 optimisé."

Ce qui reste de la vieille Land Rover sert de marchepied pour un toboggan. ©Thomas Vanhaute

Il nous fait entendre le son étourdissant. "En dehors de ce nouveau moteur, j’ai tout fait moi-même: un chouette processus de recherches de pièces détachées et de rencontres de nouveaux amis. Les bandes sur la carrosserie ne sont pas des autocollants: elles ont été peintes à la main. L’échappement est une ode à la BMW Batmobile. Un peu de créativité, ce n’est pas interdit!"

©Thomas Vanhaute

"Et le meilleur, c’est que la voiture a été homologuée pour la route et a passé le contrôle technique à blanc. Les services compétents sont venus le faire ici, dans le garage, après plusieurs mois de négociations. Maintenant, je la prends pour aller au Spa Classic et au Club 2002. Elle a été évaluée à 60.000 euros."

Bruno Dedecker travaille déjà sur le projet suivant: il transforme une BMW 320 de 1982 en réplique de la voiture de course BMW Motorsport Group 5 d’antan... 

Son épouse ne l’a autorisé à acheter la M2 Competition neuve que s’il vendait trois autres voitures. ©Thomas Vanhaute

"J’aime les monstres bodybuildés!", s’exclame-t-il. "Le moteur quatre cylindres 2.0 d’origine développait 400 à 500 chevaux. J’utiliserai le moteur six cylindres turbo 3,2 litres assez rare de la 745i: il développera 300 à 350 chevaux. Pas mal pour moins de 1.000 kilos! Je ne vais pas faire de courses; je participerai à des trackdays. En fait, ce que je préfère, c’est travailler sur les voitures."

La BMW M5 ©Thomas Vanhaute

Les connaisseurs reconnaîtront aussi une "originale", la M535i (1986). "Celle-ci non plus, je ne pourrai jamais la vendre. C’est comme si elle faisait partie de la famille. Les puristes la considèrent comme la première M5. Il y a deux ans, elle a été mise en vente en ligne chez Metz, annoncée comme une série 5 ordinaire. Quand j’ai appelé, personne ne l’avait encore vue. Elle avait 170.000 kilomètres au compteur et était dans un état magnifique, avec son historique complet. Regardez, les ampoules de rechange d’origine sont toujours dans la boîte à gants!"

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