sabato

Coup d'œil dans un garage abritant plusieurs ancêtres Renault

Paul Van Heddeghem dans sa Renault Floride de 1961, un modèle extrêmement rare.

Paul Van Heddeghem n’est pas vraiment un fan de Renault. La Dauphine, la Floride et la R4 ont juste croisé sa route par hasard.

Paul Van Heddeghem, électricien à la retraite

Voiture de tous les jours: Mercedes B180 (2011).
La première: Fiat 850 (1966).
La meilleure: Mercedes C220 Diesel Automatique (1996).
La pire: Fiat 850 (1966).
Vendue à regret: Renault R16 (1978). "Aujourd’hui, c’est une très belle classique."
Le rêve: Mercedes-Benz 300 SL Gullwing.

"Je viens d’une famille de techniciens", explique Paul Van Heddeghem (67 ans). "Enfant, je savais reconnaître la marque d’une voiture à l’oreille. Vers dix-huit ans, je me suis lancé dans la mécanique automobile en cours du soir. Je savais déjà comment fonctionnait un moteur, mais je voulais apprendre plus de choses. Et, il y a vingt ans, j’ai acheté la Renault Dauphine (1959), ma première voiture de collection."

Il nous montre la plaque d’immatriculation d’origine. "Elle a pris la route pour la première fois en Ardèche. Elle a été restaurée en France, mais bof, je n’arrive pas à la faire briller."

La dauphine de 1959 est une classique du constructeur français.

Intérieur de la Renault Dauphine.

Sa préférée est la Renault Floride (1961), un modèle de romantisme français, commercialisé aux États-Unis sous le nom de Caravelle. "Un petit bijou", sourit le collectionneur.

"Elle a été conçue par Pietro Frua chez le carrossier Ghia. C’est le même concept que la Dauphine, y compris son moteur de 845 cc à l’arrière, mais celle-ci possède la version inspirée de Gordini: elle monte à 40 chevaux -une petite tondeuse à gazon est plus puissante! 

La Renault Floride (1961), un modèle de romantisme français.

Intérieur de la Renault Floride.

J’ai pu l’acheter il y a trois ans: je ne pense pas qu’elle ait été restaurée, mais elle a toujours été bien entretenue. C’est une voiture fiable et les pièces sont assez faciles à trouver." Il nous montre des manuels d’atelier et des schémas de lubrification. "Je fais tout moi-même."

"Je rêve de la prendre pour une balade dans le sud de la France. Je la trouve trop légère pour les autoroutes: je ne serais pas à l’aise entre les camions, il me faudrait une remorque pour l’emporter. Aujourd’hui, une Floride en bon état vaut entre 10.000 et 15.000 euros."

Une Floride en bon état coûte entre 10.000 et 15.000 euros.

Installation stéréo vintage.

La R4 TL (1987) a pratiquement le même moteur. Je l’ai achetée vers 1995. Quand elle a été refusée au contrôle technique, quelques années plus tard, je l’ai remisée dans un hangar: elle avait 87.000 kilomètres au compteur. Il y a deux ans, un copain m’en a proposé 1.500 euros."

"Je l’ai ressortie, près de vingt ans plus tard, et elle a démarré après trois essais, mais une minute plus tard, le moteur s’est arrêté: le condensateur était cassé, les freins étaient bloqués et les tuyaux oxydés. J’en ai profité pour nettoyer le système de refroidissement et remplacer les bougies. Plus je la regardais, plus je me disais: pourquoi je ne la garderais pas pour les enfants?"

La R4 TL de 1961 a été restaurée par ses soins.

Le label vintage du constructeur orne l’avant de la Floride de 1961.

"Ce n’est pas la voiture la plus résistante à la corrosion, mais, dans l’ensemble, elle était encore OK. Avec un composé et une bonne cire, j’ai réussi à nettoyer la carrosserie et j’ai fait sabler et thermolaquer les roues. Regardez, elles sont comme neuves!"

Aujourd’hui, la R4 est une voiture culte. "C’est la Renault qui a le plus longtemps été construite, de 1961 à 1994. Lors d’un voyage à Madagascar, j’en ai vu beaucoup: elles servent même de taxi! En Belgique, elle coûte 4.000 euros. Je suis membre du club R4. Pour moi, la plus belle, c’est la première R4, avec l’ancienne calandre."

Plan de graissage de la Renault Dauphine.

"J’ai acheté ma maison en fonction du garage", poursuit Van Heddeghem. "La porte de gauche a été ajoutée l’année dernière. Maintenant, j’ai plus d’espace. J’ai encore quelques envies, comme une Volvo P1800 ou une Peugeot 203 ou 404. En fait, je ne suis pas vraiment fan de Renault: elles ont juste croisé ma route par hasard. J’aime aussi les Américaines des années 50 et 60. Je suis allé à Cuba 20 fois, pour ces voitures vintage et pour la salsa. Je suis aussi danseur de salsa. Il n’y a pas que les voitures dans la vie!"

Dans son garage, il y a aussi des vieilles radios. "Je suis un ex-technicien de radio et de télévision. On ne peut plus en faire grand-chose, mais installer une nouvelle radio dans une vieille voiture, ça n’a aucun sens!"

Lire également

Publicité
Publicité